L’unité fraternelle est une bénédiction
L’UNITÉ fraternelle est incontestablement une bénédiction. Par les efforts conjugués d’un grand nombre, on peut atteindre des résultats dont la portée dépasse de beaucoup les capacités d’un individu isolé. En outre, pour des gens qui s’entendent bien, travailler en commun est une source de grande joie.
Sous l’inspiration de Dieu, David parla des bienfaits qui découlent de l’unité fraternelle. Puisque tous les Israélites descendaient d’un seul homme, à savoir Jacob, les paroles de David consignées en Psaume 133 s’appliquent en fait à l’ensemble de la nation. De nos jours, les chrétiens voués font partie d’une famille internationale de frères et sont, à ce titre, tenus de préserver aussi l’unité merveilleuse que le psalmiste décrivit en ces termes: “Voyez! Qu’il est bon et qu’il est agréable pour des frères d’habiter ensemble dans une étroite union! C’est comme la bonne huile sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend jusqu’au col de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion. Car c’est là que Jéhovah a ordonné que soit la bénédiction, oui, la vie jusqu’à des temps indéfinis.” — Ps. 133:1-3.
Lorsque toutes les tribus d’Israël montaient à Jérusalem lors de leurs trois grandes fêtes annuelles, l’occasion leur était donnée de cohabiter dans l’unité. Bien qu’issus de différentes tribus, les Israélites ne formaient qu’une seule et même famille de frères. Le fait de se trouver ensemble exerçait sur eux une influence à la fois agréable et salutaire. Cette cohabitation dans l’unité avait des effets comparables à ceux d’une bonne huile d’onction, d’une substance rafraîchissante qui dégage un arôme persistant et doux. L’huile déversée sur la tête d’Aaron descendait le long de sa barbe jusqu’au col de son vêtement. De même, les vertus salutaires de la cohabitation exerçaient sur les Israélites une influence profonde, pénétrante, et qui gagnait progressivement toute l’assemblée. Ses effets permettaient de dissiper les malentendus et d’écarter les préjugés. C’était comme si la bonne huile s’était infiltrée partout. Le mérite en revenait bien sûr à Jéhovah Dieu, la Source de toute bénédiction.
Pareillement, lorsque des chrétiens sont unis par des liens semblables à ceux que décrit le psalmiste, il n’existe chez eux ni querelle, ni critique, ni aucune tendance à se plaindre à tout propos. Ils se réunissent toujours dans une ambiance qui est bonne, saine et bénéfique. Unis par le lien de l’amour, ils s’intéressent les uns aux autres dans un esprit de dévouement et sont heureux d’être ensemble. Leur unité les encourage, les édifie spirituellement et leur procure par conséquent du plaisir et de la joie. Aucun malentendu, aucun problème ne saurait persister chez eux, car tous, d’un commun accord, s’approchent de Jéhovah Dieu pour rechercher avec humilité sa direction, son aide et le pardon de leurs transgressions.
La cohabitation du peuple d’Israël dans l’unité évoquait également la rosée du mont Hermon. Le sommet de cette montagne, qui culmine à plus de 2 700 mètres, est recouvert de neige presque toute l’année. La cime enneigée de l’Hermon donne lieu à un phénomène de condensation des brouillards nocturnes, d’où la formation d’une abondante rosée qui préserve la végétation durant la longue saison sèche. Des courants d’air froid en provenance de la région de l’Hermon peuvent aussi transporter ces brouillards loin vers le sud, jusqu’au mont Sion où ils se condensent sous forme de rosée. C’est donc fort justement que le psalmiste évoque “la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion”. C’est là l’image d’une influence bienfaisante qui se répand d’en haut sur la végétation, la rafraîchit et contribue à sa préservation.
L’unité entre frères chrétiens est tout aussi merveilleuse. Elle possède elle aussi des propriétés vivifiantes. En effet, c’est en étant témoins de l’amour qui règne entre les véritables serviteurs modernes de Dieu que de nombreuses personnes en viennent à s’interroger sur la source d’une telle unité et, en cherchant une réponse à cette question, ces personnes font leurs premiers pas sur le chemin de la vie.
Avant la fondation de la congrégation chrétienne, c’est Sion ou Jérusalem qui constituait le centre du culte pur. Ainsi, puisque c’était là le lieu choisi par Jéhovah Dieu, c’était également là que le Très-Haut ‘ordonnait que soit la bénédiction’. En outre, c’était lui, la Source de toute bénédiction, qui résidait symboliquement dans le sanctuaire de Jérusalem. On pouvait donc dire que les bénédictions venaient de ce sanctuaire. De ce point de vue, la vie entière de la nation d’Israël se trouvait liée à la ville de Jérusalem ou Sion.
Puisque, désormais, la pure adoration n’est plus rattachée à un site géographique quelconque, l’amour qui unit les serviteurs de Dieu devrait se voir clairement et en tout lieu (Jean 4:21, 23, 24). C’est précisément cet amour qui constitue la marque distinctive des véritables disciples de Jésus Christ. Le Fils de Dieu déclara: “À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour entre vous.” (Jean 13:35). Nous devrions donc faire de vigoureux efforts pour manifester un tel amour, afin que règne entre nous et nos compagnons dans la foi une unité comparable à l’huile d’onction d’odeur suave et à la rosée rafraîchissante de l’Hermon.