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  • g75 8/11 p. 19-21
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  • De l’aide pour les bègues
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Réveillez-vous ! 1975
g75 8/11 p. 19-21

De l’aide pour les bègues

FAITES-​VOUS partie de ces gens qui se sentent malheureux parce qu’ils bégaient ? Selon les statistiques, sept personnes sur mille souffrent de ce trouble de l’élocution, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en Asie. On estime donc qu’en tout 25 millions de gens connaissent ce handicap, les enfants beaucoup plus que les adultes et les hommes quatre à six fois plus que les femmes.

Rassurez-​vous, le bégaiement n’a rien à voir avec l’intelligence. Certaines des plus grandes intelligences de l’Histoire en étaient affligées. D’après la Bible, Moïse, un prophète de Jéhovah Dieu, avait des difficultés de langage et, bien qu’on n’en connaisse pas la nature exacte, l’attitude même du prophète laisse supposer qu’il s’agissait de bégaiement. — Ex. 6:12.

La nature du problème

Si vous êtes bègue, vous ne parvenez pas à parler couramment ; vous essayez, mais sans y réussir, répétant plusieurs fois les syllabes avant d’arriver à exprimer ce que vous voulez dire. Vos efforts révèlent l’hésitation, le doute et la crainte. Les recherches ont établi qu’il y a rarement une différence physique entre les organes vocaux des bègues et ceux des autres personnes. En fait, il n’y a même aucune différence quand il s’agit d’exécuter des mouvements rapides avec la langue, les mâchoires, les lèvres et les muscles respiratoires. Affectivement non plus, les bègues ne diffèrent guère des autres gens.

Quant aux détails du problème, en règle générale, pour les bègues, les mots les plus difficiles à prononcer sont les mots longs, ceux qui commencent par une consonne, les trois premiers mots d’une phrase, les mots qui ont un sens propre comme les substantifs, les verbes, les adjectifs et les adverbes plutôt que les articles, les prépositions et les conjonctions. Les phrases sensées sont aussi plus difficiles à prononcer que les sornettes. De plus, les bègues ont plus de facilités à parler à certaines personnes qu’à d’autres ; il s’agit manifestement de personnes aimables, sympathiques ou plus intimes. Tout ce qui précède souligne le rôle important de l’esprit ou des émotions dans le bégaiement.

Les recherches ont également montré qu’un bègue a généralement peu de difficultés quand il s’agit de crier, de siffler, de chantera ou de parler en chœur même s’il n’y a qu’une seule personne qui parle ou lit en même temps que lui. Autre caractéristique intéressante, si l’on donne des écouteurs à un bègue et qu’on lui fasse entendre des bruits très forts pendant qu’il parle, il n’aura aucune difficulté d’élocution.

Il se pourrait que le bégaiement soit quelque peu héréditaire, car il est plus courant chez les enfants de bègues que chez les autres. Mais selon des spécialistes, ces enfants auraient hérité de certaines attitudes mentales plutôt que de défauts physiques.

La cause

Bien qu’on n’ait décelé aucune différence frappante entre l’appareil vocal des gens normaux et celui des bègues, il est possible que le larynx de ces derniers soit plus sensible ou plus facilement crispé. Il y aurait donc une légère prédisposition héréditaire au bégaiement.

Il apparaît également qu’en règle générale les enfants commencent à dire leurs premiers mots normalement, puis vers l’âge de trois ans certains se mettent à hésiter ou à répéter les mots, puis bientôt ils bégaient. Des recherches ont montré que le milieu familial et l’attitude de la mère peuvent être des facteurs déterminants. Cette dernière est parfois trop exigeante, trop impatiente ou elle se préoccupe trop de l’impression que donne son enfant. Le bégaiement n’a pas nécessairement pour cause un “traumatisme”, c’est-à-dire un accident, une grande frayeur ou une grave maladie.

Certains en ont donc conclu qu’un enfant “apprend” à bégayer à cause du milieu familial qui lui inspire le doute et la crainte. Doutant de lui-​même, il s’attend à bégayer, et il essaie de ne pas bégayer parce qu’il a peur de bégayer. Une émotion négative paralyse son élocution. Il est bien connu que celui qui s’inquiète trop de son cœur risque d’en souffrir réellement, et que si l’on pense sans cesse à son estomac on finit par avoir une indigestion. De même le doute et la crainte concernant l’élocution peuvent déterminer le bégaiement.

Diverses méthodes de traitement

En 1951, un chercheur à l’Université de l’Illinois avait inventé un appareil qui faisait bégayer les gens normaux. Quand une personne parlait, l’appareil lui faisait entendre sa propre voix après un court moment. En 1972, à Roanoke, aux États-Unis, un spécialiste de la parole mit au point, à partir de cet appareil, une méthode pour traiter les bègues, obtenant chez eux l’effet contraire. Sa méthode donna de bons résultats.

Un autre spécialiste qui a aidé de nombreux bègues affirme qu’on est bègue à cause de ce qu’on fait et non à cause de ce qu’on est. Autrement dit, le bègue serre trop les lèvres, retient sa respiration ou contracte les muscles de sa gorge, etc. Selon ce spécialiste, les bègues peuvent et doivent s’aider eux-​mêmes.

Les bègues et les parents d’enfants bègues feraient bien de se documenter sur le sujet ; il y a diverses méthodes de traitement suivant les cas. Les chercheurs ont découvert que très peu de parents prennent la peine de lire des livres traitant de ce trouble. Bègues ou parents de bègues, recherchez donc de l’aide. “Pour être aidé, il faut accepter l’aide ; pour être enseigné, il faut accepter l’enseignement”, dit Wendell Johnson dans son livre Le bégaiement et ses remèdes (angl.).

Parmi les conseils utiles donnés par cet ancien bègue, il y a cinq choses à ne pas faire : Ne pensez pas que vous allez bégayer ; en pensant au trouble, vous le provoquez. Ne considérez pas votre bégaiement comme une façon de parler suffisamment efficace puisque vous arrivez quand même à vous exprimer. Ne pensez pas que vous êtes la victime du bégaiement, alors qu’en fait vous en êtes la cause. Ne vous résignez pas à l’existence limitée d’un bègue, vous contentant de parler moins et acceptant que votre handicap influence le choix de votre emploi et vos activités sociales. C’est la solution de facilité. Ne pensez pas qu’il n’y a rien à faire, mais n’allez pas à l’autre extrême en refusant d’admettre que vous avez un problème, ce que font certains.

Une autre autorité en la matière, le Dr J. Brady, recommande une méthode en trois points. D’abord, il faut modifier ses habitudes de langage. Pour cela le médecin demande au bègue de lire lentement et de façon détendue ; chaque fois que ce dernier revient à ses anciennes habitudes, on l’arrête et on lui demande de reprendre sa lecture à un endroit facile. Deuxièmement, comme la plupart des bègues ont tendance à vouloir parler rapidement, le Dr Brady conseille d’employer un métronome et de commencer à lire à la vitesse d’un mot par seconde ou de soixante par minute. À mesure que le sujet acquiert plus de facilité de parole à cette allure, le rythme est accéléré jusqu’à devenir normal. Troisièmement, ce médecin recourt à ce qu’il appelle “une désensibilisation systématique”. On demande au patient d’imaginer diverses situations en commençant par la moins pénible, pour arriver, à mesure qu’il surmonte son handicap, à celle qui lui cause le plus de difficultés, par exemple, une conversation téléphonique.

Une autre méthode assez semblable, récemment mise en lumière par les journaux médicaux, est employée par le Dr M. Schwartz, directeur du Laboratoire de recherches sur le langage à l’université Temple. Selon ce médecin, il existe une prédisposition héréditaire du larynx à se crisper ainsi qu’une anxiété excessive chez le bègue (ou chez ses parents s’il s’agit d’un enfant), ou bien celui-ci a fait une expérience traumatisante. Le problème se manifeste souvent à l’âge de trois ans quand l’enfant s’efforce d’apprendre des mots plus longs. Inconsciemment il crispe son larynx, et une fois qu’il éprouve des difficultés à parler, il crée lui-​même un blocage mental.

Un bègue avait dépensé 10 000 dollars (50 000 francs français) pour résoudre son problème ; il avait consulté neuf spécialistes du langage et un hypnotiseur, et avait même recouru à la psychothérapie. Il se trouvait simplement appauvri, mais il était toujours un “bègue bien adapté”. Après avoir entendu l’explication précitée, il dit : “Pour la première fois j’ai compris pourquoi je bégayais. Cela a été une bénédiction pour moi ; c’est comme si on avait enlevé un poids énorme de mes épaules.”

Insistant sur le facteur psychosomatique, le Dr Schwartz déclara : “Quand un bègue vient ici et que je lui dis d’enlever son soulier droit et sa chaussette, puis de plonger son pied dans un seau d’eau pendant qu’il me parle, il ne bégaie pas. Il est distrait et, de ce fait, son larynx est décontracté.”

Le Dr Schwartz et ses collègues expliquent d’abord aux bègues leur tendance inconsciente à crisper le larynx. Ils leur enseignent ensuite à pratiquer une respiration profonde, abdominale, qui produit une voix plus douce et plus nette. Puis les patients apprennent à réunir les lèvres avec douceur au lieu de les pincer fortement (ce qu’ils font inconsciemment parce qu’ils s’attendent à bégayer) et à parler d’une voix douce et calme. Cette façon de parler, cette “nouvelle voix” pourrait-​on dire, empêche le bégaiement en modifiant la position du larynx, l’organe de la phonation.

Cependant, une fois que le bègue a appris à parler de cette manière, la bataille n’est pas gagnée. Il doit à présent apprendre à appliquer cette méthode dans diverses situations, car à certains moments il aura tendance à retrouver sa voix bégayante, par exemple en parlant aux membres de sa famille, à ses collègues, ou quand il téléphone. Il lui faut donc beaucoup de patience et d’efforts, et ceux qui suivent ce traitement dans un centre de rééducation y passent plusieurs heures par jour, cinq jours par semaine. La méthode de Schwartz est l’une de celles qui comptent le plus de réussites.

En vérité, aujourd’hui, plus que jamais auparavant, il y a de l’espoir pour les bègues, si réellement ils veulent être aidés.

[Note]

a Au sujet d’un des chanteurs de “country music” les plus populaires d’Amérique et qui est bègue, on a dit ce qui suit : “Le bégaiement n’est jamais un problème pour lui pendant qu’il chante.” D’après ce chanteur, le plus grand ennemi des bègues est la crainte.

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