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  • g79 22/7 p. 15-17
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  • La fièvre du disco gagne le monde entier
  • Réveillez-vous ! 1979
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  • Un impact formidable
  • Qu’est-​ce que le disco?
  • Une musique et un cadre particuliers
  • Les premiers symptômes de la fièvre
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Réveillez-vous ! 1979
g79 22/7 p. 15-17

La fièvre du disco gagne le monde entier

LORS d’une réunion internationale qui s’est tenue en décembre dernier à Brooklyn (New York), on demanda aux participants quels étaient les divertissements les plus en faveur dans leurs quelque vingt pays respectifs. Entre autres questions, on leur demanda s’il y avait des “discos” (discothèques) chez eux et si elles étaient très populaires.

Aussitôt, de nombreuses mains se levèrent dans la salle. “Les discothèques ont beaucoup de succès dans mon pays”, déclara un participant portugais. D’autres étudiants, venus du Mexique, des Philippines, de la Jamaïque et d’autres régions donnèrent des réponses identiques. Cette vogue des discothèques et du disco est apparue de façon aussi soudaine que spectaculaire.

L’entrée fracassante du disco dans les divertissements remonte au milieu des années 70. Depuis lors, il a submergé le monde comme un véritable raz-de-marée.

Un impact formidable

Dans certaines régions, on a transformé en discothèques tous les locaux qui s’y prêtaient peu ou prou, tant étaient nombreux ceux qui voulaient profiter de cette nouvelle manne.

Rien qu’aux États-Unis, on a évalué à environ 5 milliards de dollars les bénéfices réalisés grâce au disco au cours d’un exercice récent, ce qui place le disco aussitôt après le sport professionnel dans la hiérarchie des divertissements. Dans ce même pays, il paraît que le nombre des discothèques est passé l’année dernière de 10 000 à 18 000, autrement dit qu’il s’en est ouvert plus d’une vingtaine par jour en moyenne. De 40 à 45 millions d’Américains se sont rendus au moins une fois dans une discothèque et 17 à 19 millions d’entre eux les fréquentent régulièrement.

Même pour l’Américain qui n’est pas un habitué des discothèques, le phénomène “disco” a eu plusieurs incidences sur sa vie. Si, par exemple, il aime le patin à roulettes, les pistes habituellement réservées à cette activité sont de plus en plus converties en discothèques. La revue Discothekin estimait l’été dernier que sur les 6 000 pistes de patins ou planches à roulettes que compte le pays, 1 000 seraient converties en patinoires-discothèques avant la fin de 1978, ce qui permettrait au disco de toucher 3 millions de personnes de plus chaque semaine.

Regardez-​vous la télévision? Alors, vous avez dû noter le tempo lancinant du disco dans le fond sonore qui accompagne certaines annonces publicitaires et certains génériques. Ce tempo a envahi les stations de radio et il se retrouve dans la musique d’ambiance diffusée dans les grands magasins ainsi que sur certains stades. Peut-être, en faisant vos courses, traversez-​vous des rayons entiers de vêtements conçus spécialement pour danser le disco.

Dans le commerce, certains secteurs pourtant totalement étrangers au disco veulent eux aussi avoir leur “part du gâteau”. “C’est ainsi, explique la revue Discoworld, qu’une chaîne de pharmacies a pris le nom de ‘Disco Drugs’. Ces drugstores sud-californiens n’ont strictement rien à voir avec le disco, la dénomination ne servant qu’à appâter à leur insu les clients.” La même revue signale également que des sachets de chips “disco” ont fait leur apparition sur les étagères des épiceries new-yorkaises.

Qu’est-​ce que le disco?

Le terme “disco” est l’abrégé du mot discothèque, qui désigne une collection de disques ou un organisme de prêt de disques. Le vocable “disco” n’a fait son apparition que récemment, pour désigner un établissement où l’on danse au son d’une musique enregistrée sur disques.

Mais le mot “disco” a pris un sens plus large. La revue Discoworld, apparue en 1976, en pleine fièvre du disco, nous dit que cette vogue est en réalité un retour à la mode du juke-box, à ceci près que les juke-boxes actuels sont beaucoup plus puissants, beaucoup plus gros et imposants qu’auparavant.

Ainsi, le disco n’est pas simplement un établissement où l’on va danser, mais il désigne aussi un certain style de musique.

Quelle est la différence entre une discothèque moderne et les lieux traditionnellement dévolus à la danse? En quoi le disco se distingue-​t-​il des autres musiques?

Une musique et un cadre particuliers

Le signe caractéristique du disco, c’est son puissant tempo rythmé à environ 120 battements par minute sur une base de quatre temps. On lui adjoint quelques paroles sommaires, par exemple des “je t’aime” répétés à l’infini. En principe, les haut-parleurs de graves sont disposés près du sol, pour que les danseurs ressentent dans tout leur corps le rythme puissant et lancinant de la musique. On peut donc danser sur du disco tout en étant complètement sourd, car, même si on n’entend pas la mélodie, le corps perçoit les vibrations rythmiques de l’air.

Dans une discothèque “à la mode” on joue en principe du disco. Mais cette musique n’est pas sa seule particularité. Il y a aussi des éclairs de lumière colorée qui se succèdent à un rythme effréné et des effets lumineux qui jouent sur les miroirs des murs ainsi que sur le plafond scintillant. L’impression qui s’en dégage s’apparente à une expérience psychédélique.

Néanmoins, le disco repose avant tout sur une sonorisation puissante et ultramoderne, qui peut coûter des dizaines de milliers de francs. Quant aux enregistrements, ils sont également un pur produit de la technologie moderne. Ils font appel à un mixage de plusieurs partitions interprétées séparément par différents groupes d’instruments. Le montage s’effectue ensuite par surimpression. C’est justement la qualité de l’enregistrement réalisé au montage qui attire au disco tant d’amateurs. Comme le remarque la revue Discoworld, “le disco joué en direct ne saurait se comparer aux productions trafiquées électroniquement dans les studios d’enregistrement”.

Le succès d’une “disco” dépend également de son animateur. Celui-ci doit savoir choisir judicieusement les morceaux, les enchaîner au moment opportun, sans “casser” le rythme. Parlant de l’un de ces animateurs, la revue Spinner disait que “par une sélection savante des disques et des éclairages, il entraîne les danseurs à une cadence de plus en plus rapide, jusqu’à un rythme effréné, puis il les charme avec une berceuse, sans que leur intérêt ait eu le temps de se relâcher”.

Les premiers symptômes de la fièvre

Le disco est né à New York, de la combinaison des musiques noires et latines. Ses premiers succès remontent à l’été 1974, époque où fut lancé le “hustle”, une danse dont les figures s’exécutent par couples. Le hustle n’est pas sans rappeler le swing et les autres danses des années “folles”. C’est de lui qu’est né le disco. Enfin, en 1975, le chanteur Van McCoy écrivit un “tube”, “The Hustle”, et dès lors la fièvre du disco ne fit que grimper.

Son ascension prit une allure vertigineuse lors de la sortie du film La fièvre du samedi soir, fin 1977. Un an plus tard, ce film atteignait les 130 millions de dollars de recette, l’un des plus gros chiffres de toute l’histoire du cinéma. L’album édité à partir de la bande sonore s’est vendu à 15 millions d’exemplaires, record qui surpasse même celui de la célèbre Mélodie du bonheur. Et il ne semble pas que la fièvre du disco soit en passe de baisser.

Qu’est-​ce qui attire les gens?

Aujourd’hui, les amateurs de danse sont plus nombreux qu’autrefois, même dans un passé récent. Quelle en est la raison et qu’est-​ce qui les attire dans les discothèques?

La question semble assez bien résumée par cette remarque parue dans la revue Harper’s, sous la plume de S. Helgesen: “Croyez-​moi, les boîtes disco sont les IBM de l’avenir. C’est inévitable. Les gens ont besoin de se défouler des frustrations de leur existence terne, et il n’y a pas d’autre endroit pour cela.”

Il est vrai que nombre de personnes ne tirent que peu de satisfactions de leur travail, de leurs études ou de leur vie en général. Aussi cherchent-​elles à s’évader, à se défouler dans une “disco”. Pour reprendre les termes du directeur d’un de ces établissements, “cela leur permet de se détendre une ou deux heures par semaine. Elles n’ont plus qu’à se laisser aller à la danse, sans penser à quoi que ce soit. Elles peuvent ainsi échapper à leur vie pendant quelques instants”.

Le besoin de se délasser et de rompre de temps à autre le rythme des activités quotidiennes est compréhensible, mais une “disco” est-​elle bien l’endroit qui convient pour se divertir sainement? C’est ce qui inquiétait les participants venus de 20 pays différents pour assister à la réunion évoquée au début de cet article. Il s’agissait de surveillants de filiales des Témoins de Jéhovah venus à Brooklyn pour un cours de cinq semaines. Quelle raison avaient-​ils d’être inquiets à l’idée que des chrétiens fréquentent les établissements “disco”?

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