BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • g80 8/11 p. 20-22
  • J’adorais mes ancêtres

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • J’adorais mes ancêtres
  • Réveillez-vous ! 1980
  • Intertitres
  • Document similaire
  • Le Jour des morts
  • Je m’affranchis de la crainte de la mort
  • Je change de personnalité
  • Aider les vivants procure des bienfaits
  • Comment les chrétiens considèrent-ils le culte des ancêtres?
    Réveillez-vous ! 1989
  • Honorez vos parents
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1970
  • Faut-il craindre les morts ?
    Réveillez-vous ! 1996
  • Culte des ancêtres
    Comment raisonner à partir des Écritures
Plus…
Réveillez-vous ! 1980
g80 8/11 p. 20-22

J’adorais mes ancêtres

AUSSI loin que remontent mes souvenirs d’enfant, ils se rapportent à la cérémonie que nous observions tous les matins en l’honneur de nos ancêtres, à Okinawa. J’avais quatre ans lorsque ma mère me confia à ma tante. Nous habitions chez ma grand-mère, qui pratiquait le culte des ancêtres. Elle croyait que l’esprit des morts continue de vivre après leur disparition et que les survivants sont tenus d’honorer leurs ancêtres en disposant des fleurs et de la nourriture sur leur tombe et en leur adressant chaque jour des prières dans le cadre du foyer.

Tous les matins, donc, avant l’aube, sans avoir encore déjeuné, je nettoyais l’autel familial, enlevais les fleurs flétries et les remplaçais par d’autres fleurs fraîchement coupées. Puis grand-mère s’agenouillait devant l’autel et, le regard fixe, les yeux grand ouverts, elle priait nos ancêtres pendant un temps fort long. Comme elle priait à voix basse, je ne comprenais rien de ce qu’elle disait.

Grand-mère m’apprit que les dieux n’existent pas, mais que nos ancêtres défunts sont supérieurs aux humains. Conformément à cette croyance, on traitait avec beaucoup d’égards les restes du défunt après sa mort. On disposait provisoirement le corps dans une tombe, jusqu’à ce que les chairs entrent en décomposition. Puis on ôtait les os, on les nettoyait et on les disposait dans un récipient spécial sur lequel on portait le nom du défunt, la date de sa naissance et celle de sa mort, et l’on transférait le tout dans la tombe familiale, appelée haka. Il s’agissait d’une cavité en béton ou en un autre matériau, conçue pour abriter les restes de nos ancêtres et de nos parents défunts. Toute cette pratique reposait évidemment sur la croyance que l’homme possède l’immortalité et que sa vie ne s’arrête pas après la mort.

Le Jour des morts

Une fois par an, toute ma famille se réunissait pour honorer la mémoire de nos ancêtres morts. En cette occasion, on servait un repas spécial à base de riz mochi, de tofu (caillebotte aux haricots) et de goémon. À Okinawa, c’était un repas fin et très coûteux.

En certaines occasions, ma famille louait les services d’une prêtresse, en général une femme âgée, pour organiser la cérémonie que nous tenions en l’honneur des morts. Nous étions tous obligés de nous agenouiller pendant qu’elle prononçait des prières, soit près d’une demi-heure. Nous ne comprenions rien de ce qu’elle disait, tant elle parlait bas, et, pour les enfants, tenus de rester à genoux, ces prières donnaient l’impression de durer une heure ou plus.

À l’âge de onze ans, je suis retournée à Hawaii, où j’ai retrouvé mes parents. Là, j’ai pris contact avec diverses religions de la chrétienté. Après mon mariage, je me suis fait baptiser dans la religion baptiste. Mais mon mari pratiquait le culte des ancêtres, et nous avions un autel familial chez nous. Tous les jours, je disposais des fleurs sur l’autel, brûlais de l’encens et adressais des prières à mes ancêtres, exactement comme ma grand-mère. Pour moi, cela n’avait rien de surprenant, puisque les baptistes croient eux aussi que l’homme possède une âme qui survit dans un monde spirituel après la mort.

Nous pensions honorer nos ancêtres en leur adressant des prières et en les tenant informés de divers aspects de la vie. Je croyais qu’ils pouvaient tout aussi bien me prêter secours que me faire du mal, et mon plus vif désir était donc de ne pas leur déplaire, même sur des riens. C’est ainsi qu’un jour où je voulais offrir un cadeau à mon professeur, je l’ai tout d’abord mis sur l’autel, par respect pour mes ancêtres.

Je m’affranchis de la crainte de la mort

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Témoins de Jéhovah se présentèrent à ma porte. En lisant leurs périodiques, j’appris qu’en Allemagne nazie, Hitler avait interné les Témoins dans des camps de concentration et en avait mis certains à mort parce qu’ils avaient refusé de prendre part à la guerre. Cela m’intéressait. Je notais la différence entre les Témoins de Jéhovah et les religions de la chrétienté. Il ne me fallut pas longtemps pour décider d’étudier la Bible avec les Témoins.

Ce que j’appris dans la Parole de Dieu eut un profond effet sur moi. Jamais je n’ai oublié ce qui est écrit en Ecclésiaste 9:5: “Quant aux morts, ils ne se rendent compte de rien du tout.” Un autre texte biblique qui m’avait frappé était celui d’Ézéchiel 18:4 où il est écrit: “Voici, toutes les âmes — elles m’appartiennent. (...) L’âme qui pèche — elle, elle mourra.”

Ces textes bibliques, ainsi que bien d’autres, me permirent de comprendre que l’âme humaine n’est pas immortelle et que les morts ne survivent pas dans un monde spirituel, mais qu’ils sont inconscients, incapables de tout bien comme de tout mal. Quel soulagement cet enseignement m’apportait! Désormais, je n’aurais plus peur d’être torturée éternellement après ma mort. Je n’étais plus esclave de la croyance que je nourrissais auparavant sur la réincarnation. À présent, je comprenais la vanité du culte que j’avais rendu à mes ancêtres, puisqu’ils étaient morts et donc incapables de me causer le moindre bien ou le moindre tort.

À mesure que je progressais dans l’étude de la Bible, j’appris également une espérance réconfortante, celle de la résurrection des morts. “L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux commémoratifs entendront sa voix [celle de Jésus] et sortiront.” (Jean 5:28, 29). Des milliards d’humains actuellement morts verront se présenter à eux la perspective de vivre éternellement sur notre planète redevenue un paradis. Je comprenais qu’alors, la volonté de Dieu serait enfin ‘faite sur la terre comme elle l’est au ciel’. (Mat. 6:10.) Ce sont ces vérités bibliques au sujet des morts qui m’ont rendue libre. Toute mon optique de la vie a changé.

Aussitôt je conçus le désir ardent de partager avec mes amis ces vérités que je venais d’apprendre. J’ai commencé par tourner mes efforts vers mes proches encore en vie, puisque je n’adorais plus les morts. Et tout d’abord, j’ai parlé à ma mère, pour lui expliquer ce qu’était en réalité l’état des morts. Avec le temps, elle a fini par accepter sincèrement ce qu’enseignait la Bible. J’ai pris également contact avec mon père et j’ai commencé à étudier la Bible avec lui. Avant de mourir, lui aussi avait accepté que les morts “ne se rendent compte de rien du tout” et il avait renoncé au culte des ancêtres.

Toutes les occasions étaient bonnes pour partager ces merveilleuses vérités bibliques avec mes amis, mes parents et mes voisins. Ces vérités m’avaient procuré un tel réconfort, une telle joie, que je désirais faire connaître aux autres la promesse renfermée dans la Bible que sur cette terre, sous l’administration du Royaume de Dieu, le Créateur “essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus”. — Rév. 21:4.

Je change de personnalité

Quand je repense à l’époque où j’adorais mes ancêtres, je me rends compte que toute ma vie tournait autour du culte des morts. Je me souciais relativement peu d’exprimer concrètement mon affection à l’égard des miens encore en vie. Devenir disciple de Jésus Christ m’a aidée à adopter une nouvelle personnalité et à témoigner davantage d’affection à mes parents vivants ainsi qu’à mon prochain en général.

Par exemple, la première fois que j’ai appris que mes parents m’avaient abandonnée à ma tante à l’âge de quatre ans, je l’ai mal pris et je me suis mise à haïr ma mère. Mais, devenue Témoin de Jéhovah, j’ai saisi que je ne pouvais plus nourrir une telle haine envers ma mère. Comme Jésus l’a enseigné, nous devons pardonner à autrui si nous désirons que Dieu nous pardonne. Et Jéhovah en personne a montré l’exemple en nous pardonnant librement (Mat. 6:12; Col. 3:13). Je suis donc allé trouver ma mère pour lui expliquer que je ne la haïssais plus dans mon cœur et que je voulais lui exprimer mon pardon. Elle me pria de l’excuser, et, depuis lors, nous avons entretenu jusqu’à sa mort d’excellentes relations de mère à fille.

J’ai également pu témoigner davantage d’affection dans mes relations avec mon prochain. Quand j’étais victime de sévices, au lieu de nourrir de la haine et de l’animosité, j’ai pu accorder le vrai pardon. La miséricorde et le pardon étaient pour moi des qualités toutes nouvelles, mais c’est grâce à elles que j’ai pu sauver mon ménage. En effet, à l’époque où je me suis mise à étudier la Bible, j’envisageais de divorcer. Mais la Bible m’a permis d’apprendre à pardonner les imperfections de mon mari, et nous sommes restés ensemble 33 ans, jusqu’à sa mort.

Aider les vivants procure des bienfaits

Quand j’observe aujourd’hui la solitude dont sont victimes les parents et les grands-parents âgés et que je vois combien on les néglige à l’automne de leur vie, je suis reconnaissante d’avoir appris à montrer une affection sincère et du respect pour mes parents pendant qu’ils étaient encore en vie. Le bonheur que cela m’a procuré confirme la justesse de cette déclaration de Jésus: “Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.” — Actes 20:35.

Aujourd’hui, à l’âge de 65 ans, je ne pratique plus le culte des ancêtres, mais je suis profondément reconnaissante envers Jéhovah de pouvoir me consacrer à son culte, Lui qui est le véritable Dieu vivant (Jér. 10:10). — D’une de nos lectrices.

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager