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  • Je me réjouis dans “le beau combat” de la foi

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  • Je me réjouis dans “le beau combat” de la foi
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1975
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1975
w75 1/9 p. 525-527

Je me réjouis dans “le beau combat” de la foi

raconté par Väinö Pallari

J’AI grandi en Finlande, dont 92 pour cent des habitants sont luthériens. En 1930, quand je suis devenu témoin chrétien de Jéhovah, mon emploi d’instituteur fut menacé.

En effet, on disait que les Étudiants de la Bible (ainsi appelait-​on les témoins de Jéhovah à cette époque-​là) étaient communistes et qu’on allait les envoyer en Russie. La direction de l’école menaçait de m’y envoyer si je ne quittais pas mon poste volontairement.

Mais j’ai refusé. La direction a voulu me faire promettre que je n’irais plus de maison en maison prêcher “une nouvelle doctrine” que les gens de la région ne supportaient pas. Évidemment, je ne pouvais faire une telle promesse. En réalité, mon but était de prêcher un jour la bonne nouvelle du Royaume à temps complet.

Ensuite, on a essayé d’influencer les parents de mes élèves et incité les enfants à faire grève. Mais aucun d’eux n’a manqué la classe.

Finalement, déçue de n’avoir pas réussi à me faire partir, la direction de l’école a tout simplement supprimé mon poste. Mais en raison de la procédure employée, j’avais droit à une allocation mensuelle importante. Je n’ai donc émis aucune objection, car cela me permettait de commencer mon activité de prédication à plein temps, mon objectif. L’occasion que j’attendais m’était offerte. Je l’ai donc saisie, me réjouissant de pouvoir enfin consacrer toutes mes forces au “beau combat” de la foi dont parle l’apôtre Paul. — II Tim. 4:7.

C’est à cette époque-​là que j’ai reçu une lettre de la Société Watch Tower qui me demandait mon aide pour l’organisation de la prédication de maison en maison. Ce fut une époque heureuse. Je prêchais tous les jours avec mes frères chrétiens et le soir nous nous réunissions ensemble. Mais ce n’était pas trop fatigant.

LES ANNÉES DE GUERRE

En 1939, les menaces de guerre commencèrent à se profiler à l’horizon. Les Finlandais étaient très anxieux. Comme les témoins de Jéhovah restaient neutres dans les affaires politiques, ils n’étaient pas bien vus et ne purent plus prêcher librement. La première action en justice contre les témoins eut lieu avant même le commencement de la guerre. Un jour, alors que je diffusais la brochure Gouvernement et Paix à Turku, je fus entouré par plusieurs policiers et accusé de “colportage illégal”. Je fus donc traduit en justice.

Pendant la guerre, nous avions continuellement des procès, et notre œuvre de prédication était officiellement interdite. On nous prenait pour des communistes, ce qui, à l’époque, était la pire des choses. La Société Watch Tower étant interdite, elle ne pouvait organiser des réunions. Toutefois, nous avions quand même des réunions, mais au nom d’un chrétien en particulier. En effet, la loi sur la liberté du culte était toujours en vigueur malgré la guerre.

Ayant toujours eu une mauvaise santé, j’ai été exempté du service militaire. J’ai donc pu continuer mon activité de prédication à plein temps, ce dont j’étais profondément reconnaissant à Jéhovah.

Être surveillant de circonscription en temps de guerre n’allait pas sans moments difficiles. Comme La Tour de Garde et Consolation (maintenant Réveillez-vous !) étaient interdits, nous transmettions la nourriture spirituelle sous la forme de textes polycopiés que nous transportions dans des valises. Cela était dangereux, car la police militaire examinait souvent les bagages des voyageurs pour voir s’ils ne transportaient pas du beurre (toute alimentation était rationnée) ou d’autres “bagages interdits”.

Un jour que je transportais des périodiques La Tour de Garde polycopiés, un homme de la police militaire me demanda de quoi il s’agissait. Je lui ai répondu que c’étaient des imprimés bibliques que nous donnions à lire aux gens. Heureusement, il était pressé. Il n’a donc pas pris le temps d’examiner la chose de plus près. S’il l’avait fait il m’aurait sûrement arrêté.

Les bombardements des villes étaient d’autres mauvais moments. Nous devions souvent interrompre une réunion pour aller dans les abris. Quand nous en ressortions, nous voyions des incendies tout autour de nous, mais les maisons des témoins ont été rarement touchées.

L’épisode le plus tragique de ma vie s’est produit au beau milieu de la guerre. Il était tard et j’avais pris le tramway pour rentrer chez moi. Deux soldats légèrement ivres montèrent dans le même tramway. Ils furent très irrités de me voir habillé en civil. Ils me prirent à parti en me disant que j’aurais dû être en uniforme. Étant descendus à la même station que moi, ils m’ordonnèrent de m’arrêter.

L’un d’eux me demanda alors pourquoi j’avais fait toute une histoire dans le tramway, ce qui était évidemment faux. Sortant un couteau, l’autre me dit : “Que dirais-​tu si nous te transpercions ?” J’ai essayé de leur faire comprendre qu’ils s’attireraient des ennuis. Mais ils m’ont répondu qu’après tout ce qu’ils avaient souffert au front peu leur importait ce qui pourrait leur arriver. Soudain, celui qui tenait le couteau, le leva prêt à me frapper. Mon cœur se mit à battre violemment. Je saisis son bras, tout en sachant que je ne pourrais lui résister.

Conscient d’être dans une situation désespérée, je priai Dieu silencieusement, comme je n’avais cessé de le faire durant tout cet incident. Comme par miracle, le soldat relâcha son étreinte et me laissa partir. J’ai continué mon chemin en pleurant de joie et en remerciant Jéhovah de m’avoir sauvé la vie. Cette promesse biblique me revint à l’esprit : “Le Dieu des temps antiques est une cachette, et au-dessous sont les bras de durée indéfinie.” — Deut. 33:27.

JE ME RÉJOUIS DANS “LE BEAU COMBAT” AU BÉTHEL

En 1942, j’ai été invité à venir servir au Béthel, le bureau de la Société Watch Tower, où depuis j’ai reçu de nombreux privilèges de service. Pendant la guerre, j’avais la responsabilité d’acheter la nourriture nécessaire à la famille du Béthel, ce qui était difficile, car on manquait de tout. Il nous est souvent arrivé d’obtenir les choses indispensables d’une manière quasi miraculeuse. C’était un peu comme si la manne tombait du ciel pour nous venir en aide en cette période de guerre.

J’ai eu aussi le privilège de régler des questions juridiques. Par exemple, beaucoup de témoins qui n’avaient pas de parents proches comme héritiers voulaient faire don de leurs biens à la Société au moment de leur mort. Mais en Finlande, une loi exige qu’après la mort du testateur le légataire contacte tous les parents du défunt. Mon travail consistait donc à entrer en relations avec tous les parents des frères décédés qui avaient fait don de leurs biens à la Société. Ce n’était pas une mince affaire.

Nous avons été en guerre continuelle avec la radiodiffusion finnoise. Alors que pratiquement toutes les organisations religieuses étaient autorisées à utiliser la radio, cela nous a été interdit. De plus, on a parfois attaqué notre œuvre de prédication.

Un commentateur prépara un programme radiophonique dans lequel il s’attaquait aux témoins de Jéhovah, utilisant même des paroles grossières. Le texte fut enregistré et on nous permit de l’écouter avant qu’il soit présenté sur les ondes. Un autre témoin et moi nous nous sommes dépensés pendant toute une semaine pour finalement amener le producteur à éliminer les insultes les plus graves. Mais l’émission était néanmoins très mauvaise. À la suite de cette tension nerveuse, j’ai eu une attaque. J’ai presque perdu la vue et la faculté de parler. J’étais incapable de lire et de compter.

Après un séjour de quelques semaines à l’hôpital, j’étais à peu près rétabli. Mais je suis devenu très frileux. Le médecin m’ordonna de “prendre ma retraite” et m’interdit tout effort. J’ai donc dû ralentir mes activités pour pouvoir continuer mon service, mais je peux vous assurer que je n’ai rien perdu de ce qu’on appelle en Finlande la sisu, c’est-à-dire ma force morale.

Cependant, il m’est arrivé parfois de travailler plus que je n’aurais dû, mais cela me faisait plaisir. Récemment, j’ai eu une nouvelle attaque, plus forte que la première. J’ai de nouveau perdu temporairement la faculté de parler, mais les choses semblent s’être arrangées. Une fois de plus, j’ai dû ralentir mes activités, mais je désire toujours faire de mon mieux pour mener “le beau combat” de la foi.

Quand je revois les quarante-quatre années que j’ai passées à servir Dieu à plein temps, je peux dire que je n’aurais pas pu mieux employer ma vie. Ce service, que l’on aime de plus en plus avec le temps, est incomparable, car il procure plus de bénédictions que n’importe quelle autre activité. Le travail au Béthel ou dans le service du champ exige que l’on se dépense beaucoup, mais il procure une joie profonde.

[Illustration, page 527]

Les bureaux de la Société Watch Tower en Finlande

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