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    • de vingt ans. Dans l’intention d’apaiser tout éventuel reste de haine chez son frère, Jacob envoya au-devant de lui des présents coûteux, des centaines de chèvres et de moutons, ainsi que de nombreux chameaux, bovins et ânes (Gen. 32:3-21). Jacob n’avait pratiquement rien quand il avait quitté Canaan. Mais à son retour, grâce à la bénédiction de Jéhovah, c’était un homme riche.

      Durant la nuit où sa famille traversa le Jabboc pour aller à la rencontre d’Ésaü, vers le sud, Jacob vécut une aventure fort peu commune: il lutta avec un ange. En raison de sa persévérance, son nom fut changé en celui d’Israël, qui signifie “Dieu lutte” ou “qui lutte (qui persévère) avec Dieu”. (Gen. 32:22-28.) Par la suite, les deux noms du patriarche sont fréquemment associés dans les parallélismes de la poésie hébraïque (Ps. 14:7; 22:23; 78:5, 21, 71; 105:10, 23). Au cours de cette lutte, l’ange toucha Jacob à la cavité de la jointure de la cuisse, de sorte que celui-ci boita pendant le restant de ses jours; cet acte avait peut-être pour objet de lui enseigner l’humilité, car cette infirmité lui rappellerait sans cesse qu’il ne devait s’enorgueillir à l’excès ni de sa prospérité, qui venait de Dieu, ni de sa lutte avec l’ange. En souvenir de cet épisode mémorable, Jacob appela ce lieu du nom de Peniel ou Penuel. — Gen. 32:25, 30-32.

      Au terme d’une entrevue amicale, Jacob et Ésaü, ces frères jumeaux maintenant âgés d’environ quatre-vingt-dix-neuf ans, poursuivirent chacun son chemin. On peut supposer qu’ils ne se rencontrèrent plus jusqu’au jour où ils ensevelirent ensemble leur père Isaac, quelque vingt-trois ans plus tard. Ésaü partit pour Séir, au sud, emmenant avec lui ses présents, tandis que Jacob se dirigea vers le nord et retraversa le Jabboc. — Gen. 33:1-17; 35:29.

      RÉSIDENT ÉTRANGER EN CANAAN PENDANT TRENTE-TROIS ANS

      Après avoir pris congé d’Ésaü, Jacob élut domicile à Succoth. C’était la première fois qu’il s’installait quelque part depuis son retour de Paddan-Aram. Le récit ne précise pas combien de temps il y resta. Toutefois, il demeura peut-être plusieurs années en ce lieu, car il s’y construisit une maison d’habitation permanente ainsi que des huttes, c’est-à-dire un genre d’étables couvertes pour son troupeau. — Gen. 33:17.

      Plus tard, Jacob repartit vers l’ouest, traversa le Jourdain et s’arrêta près de Sichem, où il acheta un lopin de terre aux fils de Hamor pour “cent pièces de monnaie [héb. qesitâh]”. (Gen. 33:18-20; Josué 24:32.) C’est dans la ville de Sichem que Dinah, fille de Jacob, se mit à fréquenter des Cananéennes, ce qui donna à Sichem, fils de Hamor, le chef, l’occasion de la violer. Les répercussions de ce drame échappèrent au contrôle de Jacob: ses fils abattirent tous les mâles de Sichem, emmenèrent captifs les femmes et les enfants et pillèrent toutes les richesses de la ville, faisant de leur père une “puanteur” pour les habitants du pays. — Gen. 34:1-31.

      Sur ces entrefaites, Dieu ordonna à Jacob de quitter Sichem pour descendre à Béthel. Jacob s’exécuta, mais avant de partir il veilla à ce que sa famille se purifie, change de vêtements et se débarrasse de tous ses faux dieux (y compris, selon toute vraisemblance, des téraphim de Laban), ainsi que des boucles d’oreilles que l’on regardait peut-être comme des fétiches. Jacob enfouit tout cela près de Sichem. — Gen. 35:1-4.

      Jacob attachait une importance toute particulière à Béthel, la “maison de Dieu”. En effet, sans doute une trentaine d’années plus tôt, c’est là que Dieu l’avait constitué héritier de l’alliance abrahamique. Cette fois, après que Jacob y eut construit un autel à Jéhovah, le grand Dieu de ses ancêtres, celui-ci formula de nouveau les termes de cette alliance et confirma le changement du nom de Jacob en celui d’Israël. Après quoi Jacob dressa une colonne sur laquelle il versa une libation et de l’huile pour se rappeler ces événements marquants. Pendant son séjour à Béthel, Déborah, la nourrice de sa mère, mourut et fut ensevelie. — Gen. 35:5-15.

      Nous ne savons pas non plus combien de temps Jacob séjourna à Béthel. En tout état de cause, il finit par repartir vers le sud. Alors que la famille était encore à quelque distance de Bethléhem (Éphrath), Rachel fut prise des douleurs de l’enfantement et mourut en donnant le jour à Benjamin, son deuxième fils, au terme d’un accouchement particulièrement pénible. Jacob ensevelit sa femme bien-aimée au même endroit et dressa une colonne pour marquer l’emplacement de sa tombe. — Gen. 35:16-20.

      Israël ou Jacob avait maintenant, au complet, ses douze fils qui allaient donner naissance aux douze tribus d’Israël. Il poursuivit sa route vers le sud et dressa ensuite sa tente “à une certaine distance au delà de la tour d’Éder”. Cette description biblique situe le lieu de campement quelque part entre Bethléhem et Hébron. C’est pendant son séjour à cet endroit que Ruben, fils aîné de Jacob, eut des rapports sexuels avec Bilhah, concubine de son père et mère de Dan et de Nephtali. Ruben a pu croire que Jacob était désormais trop vieux pour réagir. Mais Jéhovah condamna son acte incestueux, qui lui valut de perdre le droit de premier-né. — Gen. 35:21-26; 49:3, 4; Deut. 27:20; I Chron. 5:1.

      Peut-être avant que Joseph, son fils, soit vendu comme esclave en Égypte, Jacob partit pour Hébron, où vivait encore Isaac, son père, maintenant très âgé, mais l’on ne peut être catégorique sur la date de ce déplacement. — Gen. 35:27.

      Un beau jour, Jacob envoya Joseph (qui avait alors dix-sept ans) prendre des nouvelles de ses frères, qui faisaient paître son bétail. Quand Joseph les eut enfin trouvés à Dothan, à une centaine de kilomètres au nord d’Hébron, ceux-ci se saisirent de lui et le vendirent à une caravane de marchands qui se rendait en Égypte. Cet événement eut lieu en 1750 avant notre ère. Puis ils firent croire à leur père que Joseph avait été tué par une bête sauvage. Pendant bien des jours, Jacob le pleura. Il refusait d’être consolé et gémissait: “Je descendrai en deuil vers mon fils au Schéol!” (Gen. 37:2, 3, 12-36). La mort d’Isaac, son père, en 1738, ne fit qu’ajouter à sa douleur. — Gen. 35:28, 29.

      DÉPART POUR L’ÉGYPTE

      Une dizaine d’années plus tard, une famine généralisée força Jacob à envoyer dix de ses fils en Égypte pour y acheter des céréales. Benjamin, en revanche, resta auprès de lui. Joseph, qui était devenu entre-temps gestionnaire des vivres de Pharaon, reconnut ses frères et leur demanda de ramener en Égypte Benjamin, leur plus jeune frère (Gen. 41:57; 42:1-20). Quand il eut vent de cette exigence, Jacob refusa tout d’abord de le laisser partir, craignant qu’il n’arrive malheur au fils de sa vieillesse, qu’il aimait tendrement. À l’époque, Benjamin avait au moins vingt-deux ans (Gen. 42:29-38). Jacob ne consentit à ce départ que lorsque la nourriture achetée en Égypte fut épuisée. — Gen. 43:1-14; Actes 7:12.

      Quand Joseph et ses frères furent réconciliés, Jacob fut invité à venir s’installer avec toute sa famille, son bétail et ses biens dans le pays de Goschen, région fertile de l’Égypte située dans le delta du Nil, car la grande famine devait encore sévir pendant cinq ans. Pharaon leur fournit même des chariots et des provisions de bouche pour le déplacement (Gen. 45:9-24). Sur la route de l’Égypte, Jéhovah assura à Jacob qu’il approuvait et bénirait ce voyage (Gen. 46:1-4). Toutes les âmes qui appartenaient à la famille de Jacob, y compris Manassé, Éphraïm et d’autres qui ont pu naître en Égypte avant la mort de Jacob, étaient au nombre de soixante-dix (Gen. 46:5-27; Ex. 1:5; Deut. 10:22). Ce chiffre ne comprend pas Léa, qui était morte en Terre promise (Gen. 49:31), ni les filles anonymes de Jacob, ni les femmes de ses fils. — Gen. 46:26; voir Genèse 37:35.

      Finalement, en 1711, après dix-sept ans de résidence en Égypte, Jacob mourut à l’âge de 147 ans (Gen. 47:27, 28). Conformément à son souhait d’être enseveli en Canaan, Joseph fit d’abord embaumer son corps par les médecins d’Égypte afin de le préparer pour le voyage. Puis un grand cortège funèbre, en rapport avec le rang de Joseph, s’ébranla et quitta l’Égypte. Lorsqu’il arriva dans la région du Jourdain, sept jours furent consacrés aux rites de deuil, après quoi les fils de Jacob ensevelirent leur père dans la caverne de Macpélah, où Abraham et Isaac avaient été enterrés. — Gen. 49:29-33; 50:1-14.

      Les prophètes employèrent fréquemment le nom “Jacob” dans un sens figuré, pour désigner la nation issue de ce patriarche (És. 9:8; 27:9; Jér. 10:25; Ézéch. 39:25; Amos 6:8; Michée 1:5; Rom. 11:26). De son côté, Jésus l’utilisa figurément lorsqu’il parla de ceux qui siégeraient “dans le royaume des cieux”. — Mat. 8:11.

  • Jacob (Fontaine de)
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    • JACOB (FONTAINE DE)

      Le “puits” ou la source auprès duquel Jésus Christ, en se reposant, conversa avec une Samaritaine (Jean 4:5-30). On pense qu’il s’agit de Bîr Yaʽqûb, lieu situé à environ deux kilomètres et demi au sud-est de Naplouse (Sichem). La fontaine de Jacob consiste en un puits profond, dont l’eau ne monte jamais jusqu’à l’embouchure. Des mesures prises au siècle dernier indiquent que ce puits a environ 25 mètres de profondeur. Sa largeur est d’à peu près 2,50 mètres, mais il se rétrécit vers le haut. Étant donné qu’il est généralement à sec depuis la fin du mois de mai jusqu’à l’automne, certains en ont déduit que son eau venait de la pluie et de l’infiltration. Toutefois, d’autres sont d’avis qu’elle provient aussi d’une source, de sorte qu’on peut à juste raison l’appeler “fontaine” ou source.

      La Bible ne déclare pas expressément que ce puits a été creusé par Jacob. En revanche, elle montre que Jacob avait bel et bien une propriété dans les environs (Gen. 33:18-20; Josué 24:32; Jean 4:5). En outre, la Samaritaine dit à Jésus “Jacob (...) nous a donné le puits et (...) y a bu lui-​même, ainsi que ses fils et ses bovins.” (Jean 4:12). Par conséquent, Jacob le creusa probablement lui-​même ou le fit creuser, peut-être pour approvisionner en eau sa grande famille et ses troupeaux, afin d’éviter tout différend avec ses voisins, qui avaient sans doute les autres sources d’eau de la région en leur possession, à moins qu’il n’ait eu besoin d’une source meilleure et plus durable lorsque les autres puits de la région se tarissaient.

      [Illustration, page 742]

      Une femme puise de l’eau au Bîr Yaʽqûb, que l’on croit être la fontaine de Jacob. (Ce puits est représenté ici tel qu’il était avant qu’on l’embellit pour en faire un lieu de pèlerinage.)

  • Jacques
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    • JACQUES

      (l’une des variantes du nom Jacob. qui signifie “qui tient le talon”, “qui supplante”).

      1. Fils de Zébédée, frère de Jean et l’un des douze apôtres de Jésus Christ (Mat. 10:2). Il semble que sa mère fut Salomé, comme on peut le noter en comparant les deux récits relatifs au même événement. L’un fait mention de “la mère des fils de Zébédée” et l’autre l’appelle “Salomé”. (Mat. 27:55, 56; Marc 15:40, 41; voir SALOMÉ No 1.) Une autre comparaison établie avec Jean 19:25 paraît désigner Salomé comme la sœur charnelle de Marie, mère de Jésus. Dans ce cas-​là, Jacques aurait été le cousin germain de Jésus.

      Jacques et son frère exerçaient avec leur père leur métier de pêcheur en l’an 30, lorsque Jésus les invita, eux et leurs associés Pierre et André, à devenir ses disciples et des “pêcheurs d’hommes”. Répondant à l’appel de Jésus, Jacques et Jean abandonnèrent leur entreprise de pêche, entreprise importante puisqu’elle employait des hommes à gages et leur avait permis de s’associer avec Pierre et André. — Mat. 4:18-22; Marc 1:19, 20; Luc 5:7-10.

      L’année suivante, en 31, quand Jésus choisit douze de ses disciples pour en faire des apôtres, Jacques était du nombre. — Marc 3:13-19; Luc 6:12-16.

      Souvent il est dit de Pierre, de Jacques et de Jean qu’ils fréquentaient intimement le Christ. Par exemple, eux seuls contemplèrent la transfiguration du Christ dans la montagne (Mat. 17:1, 2); eux seul

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