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  • Généalogie de Jésus Christ
    Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
    • retrouve en partie dans les chapitres 1 à 3 du premier livre des Chroniques, tout au moins depuis Adam jusqu’aux fils d’Élioénaï, en passant par Jéconias (Jéhoïakin) et Zorobabel, membres de la lignée royale issue de Salomon. Les livres de la Genèse et de Ruth fournissent à eux deux la généalogie d’Adam à David.

      Ces trois dernières listes sont en parfait accord depuis Adam jusqu’à Arpacschad (Arphaxad), avec quelques petites variantes pour certains noms, comme dans le cas de Kénan, qui est appelé “Caïnan” en Luc 3:37. Ensuite, les listes de Genèse et de Ruth s’accordent avec celle des Chroniques jusqu’à David, tandis que Luc ajoute un autre “Caïnan” entre Arpacschad et Schalah (Luc 3:35, 36). De Salomon à Zorobabel, le récit des Chroniques et celui de Matthieu concordent dans l’ensemble, bien que Matthieu omette certains noms.

      LES DIFFICULTÉS DE LA GÉNÉALOGIE SELON MATTHIEU

      Matthieu divise la généalogie d’Abraham à Jésus en trois parties de quatorze génération chacune (Mat. 1:17). Il s’agissait peut-être d’un procédé mnémonique. Toutefois, lorsque l’on compte les noms, on en trouve quarante et un, et non quarante-deux. On a donc pensé que ces noms pouvaient être classés comme suit:

      Quatorze noms se succèdent d’Abraham à David. Ensuite, on considère que David est le premier des quatorze noms qui suivent et qui se terminent par Josias. Enfin, on peut faire commencer la troisième série de quatorze noms par Jéconias (Jéhoïakin), pour aboutir à Jésus. À ce sujet, il est intéressant de remarquer que Matthieu répète le nom de David, le mentionnant d’abord comme le dernier de la première série des quatorze noms qui suivent. Ensuite, il répète pareillement l’expression “la déportation à Babylone”, qu’il associe à Josias et à ses fils. — Mat. 1:17.

      Matthieu a pu copier intégralement sa liste sur le registre public dont il s’est servi, à moins qu’il n’ait volontairement omis certains chaînons par souci d’aider la mémoire de ses lecteurs. Toujours est-​il que, pour expliquer l’omission des trois rois de la lignée de David entre Joram et Ozias (Azariah), on a avancé l’explication suivante: Joram a épousé Athalie, une femme méchante de la maison d’Achab et fille de Jézabel, faisant ainsi entrer une lignée maudite dans la dynastie des rois de Juda (I Rois 21:20-26; II Rois 8:25-27). Matthieu nommerait donc Joram, le premier à faire partie de cette sinistre alliance, puis il omettrait les noms des trois rois suivants (jusqu’à la quatrième génération), savoir Achaziah, Joas et Amasiah, qui n’étaient que les fruits de l’alliance en question. — Comparez Matthieu 1:8 avec I Chroniques 3:10-12.

      Matthieu présente Zorobabel comme le fils de Shéaltiel (Mat. 1:12), ce qui correspond avec d’autres passages de la Bible (Esdras 3:2; Néh. 12:1; Aggée 1:14; Luc 3:27). Pourtant, selon I Chroniques 3:19, Zorobabel était, selon la chair, le fils de Pédaïah, mais, du point de vue légal, celui de Schéaltiel, à la suite d’un mariage par lévirat. Il se peut aussi qu’après la mort de Pédaïah, son père Zorobabel ait été élevé par Schéaltiel comme son fils, et qu’il ait de ce fait été légalement reconnu pour tel.

      UN PROBLÈME DANS LA GÉNÉALOGIE SELON LUC

      Luc insère un second “Caïnan” entre Arphaxad (Arpacschad) et Schélah (Luc 3:35, 36; comparez avec Genèse 10:24; 11:12; I Chroniques 1:18, 24). La plupart des biblistes pensent qu’il s’agit d’une erreur de copiste. En effet, on ne trouve pas de “Caïnan” à cet endroit dans les listes généalogiques, ni selon les textes hébreux ou samaritains, ni selon les Targums, ni dans d’autres versions, excepté la Septante. D’ailleurs, ce nom ne semble même pas figurer dans la plus ancienne copie de cette dernière traduction. Josèphe, qui suit généralement la leçon de la Septante, présente directement Salé (Schélah) comme le fils d’Arphaxad (Arpacschad) (Histoire ancienne des Juifs, liv. I, chap. VI, par. 12). Irénée, Africanus, Eusèbe et Jérôme, écrivains des premiers siècles de notre ère, rejetèrent le second “Caïnan” qui figurait dans les copies de l’Évangile selon Luc, le considérant comme interpolation.

      COMPARAISON DES GÉNÉALOGIES SELON MATTHIEU ET LUC

      L’immense majorité des différences entre la généalogie de Jésus selon Luc et celle qui a été dressée par Matthieu se résolvent d’elles-​mêmes, sachant que Luc a établi sa généalogie en passant par Nathan, fils de David, et par Salomon, comme le fit Matthieu (Luc 3:31; Mat. 1:6, 7). Selon toute vraisemblance, Luc énumère les ascendants de Marie, montrant ainsi que Jésus descendait réellement et naturellement de David. En revanche, Matthieu, lui, prouve que Jésus pouvait légalement prétendre au trône de David, puisqu’il descendait de Salomon par Joseph, qui était du point de vue légal, le père de Jésus. Matthieu et Luc spécifient tous deux que Joseph n’était pas vraiment le père de Jésus, mais seulement son père adoptif, qui lui transmettait un droit légal. Matthieu rompt le style de toute sa généalogie lorsqu’il arrive à Jésus. Il écrit: “Jacob devint père de Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, qui est appelé le Christ.” (Mat. 1:16). Comme nous le remarquons, il ne dit pas que Joseph ‘devint père de Jésus’, mais qu’il était “l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus”. Luc, quant à lui, est encore plus explicite. En effet, après avoir montré que Jésus était le Fils de Dieu né de Marie (Luc 1:32-35), il déclare: “Jésus (...) étant, comme on le pensait, fils de Joseph, fils de Héli.” — Luc 3:23.

      Puisque Jésus n’était pas réellement fils de Joseph, mais Fils de Dieu, Luc rédigea sa généalogie afin de démontrer que le Christ était bel et bien, de par sa naissance humaine, un véritable fils de David, par l’intermédiaire de Marie qui, elle, était vraiment sa mère. Fait intéressant, le Talmud (Haghigha, 77, 4) présente Marie comme une fille de Héli.

      En fait, les deux généalogies (selon Matthieu et Luc) montrent que Jésus descendait de David, à la fois par Salomon et par Nathan (Mat. 1:6; Luc 3:31). En confrontant les listes de Matthieu et de Luc, nous remarquons qu’après s’être séparées, l’une passant par Salomon, l’autre par Nathan, elles se rejoignent en deux personnes, savoir Schéaltiel, fils de Jéconias, a peut-être épousé la fille de Néri, devenant le gendre de ce dernier, et étant appelé “fils de Néri”. Il est également possible que Néri n’ait pas eu de fils, de sorte que Shéaltiel aurait aussi été appelé son fils pour cette raison. Zorobabel, qui était probablement fils de Pédaïah en réalité, fut par la suite considéré, du point de vue légal, comme fils de Shéaltiel, ainsi que cela a été expliqué plus haut. — Comparez avec Matthieu 1:12; Luc 3:27; I Chroniques 3:17-19.

      Ensuite, les récits indiquent que Zorobabel eut deux fils, Rhésa et Abiud, et les lignées se séparent de nouveau à ce point (peut-être ne s’agissait-​il pas vraiment de fils, mais de descendants, ou l’un d’entre eux, au moins, pouvait être un gendre) (Luc 3:27; Mat. 1:13). Ici, les généalogies selon Matthieu et Luc diffèrent de la liste consignée en I Chroniques, chapitre 3, peut-être parce que Matthieu aurait omis délibérément un certain nombre de noms. D’ailleurs, il se peut aussi que Luc en ait fait autant. Toutefois, nous devons nous rappeler que ces divergences dans les listes généalogiques de Matthieu et de Luc existaient probablement déjà dans les registres généalogiques qui étaient alors utilisés et pleinement acceptés par les Juifs, et qu’il ne s’agissait sans doute pas de modifications apportées par Matthieu et par Luc.

      Nous pouvons donc parvenir à la conclusion suivante: Les deux listes de Matthieu et de Luc rassemblent ces deux vérités: 1) Jésus était vraiment le Fils de Dieu, l’héritier naturel du Royaume, en vertu de sa naissance miraculeuse par l’entremise de la vierge Marie, laquelle était issue de la famille de David, et 2) il en était aussi l’héritier légal dans la lignée masculine de David et de Salomon par Joseph, son père adoptif (Luc 1:32, 35; Rom. 1:1-4). Si les Juifs hostiles avaient accusé Jésus d’être un enfant illégitime, le fait que Joseph, conscient de la situation épousa Marie et lui accorda la protection de son beau nom et de son ascendance royale aurait suffi à réduire les calomniateurs au silence.

  • Génération
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    • GÉNÉRATION

      (héb. dôr, époque, âge; les hommes vivant à une période donnée; aram. dâr [Dan. 4:3, 34]; gr. généa, ce qui est engendré, famille; les différents chaînons d’une généalogie; l’ensemble des hommes qui sont contemporains les uns des autres).

      La définition du mot français “génération” s’accorde avec celle de ces termes hébreu et grec. C’est en considérant le contexte biblique dans lequel ces mots s’inscrivent qu’on peut en déterminer la signification particulière.

      DIVERS SENS

      En Genèse 6:9, le terme “générations” est employé au sens de “contemporains”. En effet, à propos de Noé nous lisons: “Il se montrait sans défaut parmi ses contemporains [littéralement ‘générations’].” (NW, éd. de 1953, note en bas de page). En Job 42:16, le mot “génération” désigne le temps qui sépare la naissance des parents de celle des enfants.

      Les générations d’hommes issues du pécheur Adam ont été bien éphémères, lorsqu’on les compare à la terre, qui, elle, subsiste à jamais (Eccl. 1:4; Ps. 104:5). En revanche, les expressions “des générations sans nombre” ou “mille générations” s’appliquent à ce qui demeure pour des temps indéfinis (I Chron. 16:15; És. 51:8). Les Juifs reçurent l’ordre de célébrer la Pâque “dans toutes [leurs] générations”; il devaient donc continuer d’observer cette fête jusqu’à un temps qui n’était pas encore défini à cette époque-​là (Ex. 12:14). S’adressant à Moïse, Dieu déclara que son propre nom Jéhovah, était un Mémorial pour “des temps indéfinis”, “de génération en génération”, c’est-à-dire pour toujours (Ex. 3:15). De son côté, l’apôtre Paul montra que la gloire doit revenir à Dieu “pour toutes les générations”, ajoutant: “à tout jamais.” — Éph. 3:21.

      Le mot génération peut désigner une classe de gens caractérisés par des qualités ou par d’autres traits. Ainsi, la Bible parle de “la génération du juste” (Ps. 14:5; 24:6; 112:2), mais aussi d’une “génération de perversité”. (Deut. 32:5, 20.) Lorsqu’il était sur terre, Jésus Christ parla ainsi de la nation juive au sein de laquelle il vivait. L’apôtre Paul, quant à lui, applique ce genre d’expression au monde ennemi de Dieu en général, tel qu’il était à son époque. — Mat. 12:39; 16:4; 17:17; Marc 8:38; Phil. 2:14, 15.

      Un autre terme hébreu, tôldhôth, est parfois rendu par “générations”, “parenté” ou “postérité” (Nomb. 3:1; Ruth 4:18), mais aussi par “descendants”, “familles” ou “généalogies” (I Chron. 5:7; 7:2, 4, 9) ainsi que par “histoire”, “genèse” ou “livret de famille”. — Gen. 2:4; 5:1; 6:9; comparez Da; Dh; Jé; Os; TOB et d’autres traductions.

      DURÉE

      Lorsque le mot “génération” s’applique aux gens qui vivent à une époque donnée, on ne peut déterminer exactement la période de temps qu’il représente. Pour définir le sens de l’expression “cette génération”, il nous faut avoir recours au contexte. Jésus conclut les accusations qu’il avait portées contre les chefs religieux juifs en ces termes: “En vérité je vous le dis: tout cela viendra sur cette génération.” L’Histoire rapporte que, conformément à cette prédiction, la génération contemporaine de Jésus vécut la destruction de Jérusalem trente-sept ans après (en l’an 70) (Mat. 23:36). Plus tard dans la même journée, Jésus tint des propos pratiquement identiques, disant: “En vérité je vous le dis: Non, cette génération ne passera pas que toutes ces choses n’arrivent.” (Mat. 24:34). Cependant, cette fois-​là, Jésus ne parlait pas seulement des choses qui s’abattraient sur l’Israël selon la chair. Il répondait plutôt aux apôtres, qui lui avaient demandé quel “signe” devrait marquer sa “présence” et “la conclusion du système de choses”. — Mat. 24:3.

      En notre vingtième siècle, la génération qui vit depuis 1914 a vu de nombreux événements terrifiants et plus graves que jamais se produire simultanément. Elle a connu des guerres internationales, de grands tremblements de terre, de terribles pestes, des famines généralisées, la persécution des chrétiens et d’autres conditions conformes au tableau que Jésus avait brossé en Matthieu, chapitre 24, en Marc, chapitre 13, et en Luc, chapitre 21.

  • Générosité
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    • GÉNÉROSITÉ

      Empressement noble et chaleureux à bénir autrui en donnant libéralement, de bon cœur. C’est là une idée que les rédacteurs bibliques ont souvent exprimée dans leurs écrits. Il s’agit en fait d’un sens plus profond que celui qu’on attache généralement aux mots français ‘généreux’ et ‘libéral’. Jéhovah est l’exemple même de la générosité, Celui qui pourvoit à tous les besoins de ses créatures obéissantes “selon sa volonté”. (I Jean 5:14; Phil. 4:19.) Tout beau don et tout présent parfait vient de lui, ce qui est également vrai

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