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    • souffrir lorsque le pays était attaqué par le nord, comme dans le cas de l’invasion du Syrien Ben-Hadad (I Rois 15:20; II Chron. 16:4). C’est certainement cette situation que reflètent les déclarations prophétiques de Jérémie, en Jérémie 4:15 et 8:16. Après la division du royaume, Jéroboam érigea des veaux d’or à Dan et à Béthel, afin de dissuader ses sujets d’aller au temple de Jérusalem. — I Rois 12:28-30; II Rois 10:29.

  • Daniel
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    • DANIEL

      (Dieu est [mon] juge).

      Éminent prophète de Jéhovah, issu de la tribu de Juda et rédacteur du livre qui porte son nom. On sait très peu de choses sur son enfance. Il nous dit avoir été emmené à Babylone, vraisemblablement jeune prince adolescent, avec d’autres Israélites de naissance royale ou noble. — Dan. 1:3-6.

      SOUS LA DOMINATION BABYLONIENNE

      Alors que de nombreux exilés résidaient sur les bords du fleuve Kébar, en dehors de la ville de Babylone, Daniel et ses trois compagnons furent choisis pour être spécialement instruits dans les sciences babyloniennes pendant trois ans, afin qu’ils puissent ensuite servir le roi. Selon la coutume, on leur attribua des noms babyloniens, et Daniel fut appelé Belteschazzar, ce qui signifie “Protège sa vie”. Ne voulant pas se contaminer avec la nourriture qui leur était assignée et qui pouvait contenir des mets interdits par la Loi mosaïque ou rendus impurs par des rites païens, Daniel demanda que son régime et celui de ses trois compagnons se limite à des légumes et à de l’eau. On leur enseigna toute la sagesse babylonienne, mais ce fut Jéhovah Dieu qui lui donna “connaissance et perspicacité en toute écriture et sagesse; Daniel avait de l’intelligence en toutes sortes de visions et de rêves”. (Dan. 1:17.) Quand le roi les interrogea trois ans plus tard, il les trouva “dix fois supérieurs à tous les prêtres-magiciens et incantateurs qui étaient dans tout son royaume”. — Dan. 1:20.

      Les rêves de Nébucadnezzar

      Dans la deuxième année de son règne (probablement à dater de la prise de Jérusalem en 607 avant notre ère), Nébucadnezzar eut un rêve qui ‘agita son esprit’. Alors que tous les sages avaient été incapables de le lui révéler, Daniel se présenta devant le roi et lui donna non seulement la version du rêve, grâce à une révélation divine, mais encore son interprétation, sauvant ainsi sa vie et celle des autres sages. Nébucadnezzar décida alors de constituer Daniel “chef sur tout le district juridictionnel de Babylone et préfet en chef sur tous les sages”. (Dan. 2:48.) Ses trois compagnons reçurent des postes importants en dehors de la cour, tandis que Daniel servit à la cour même du roi.

      On ignore pour quelle raison Daniel ne se retrouva pas avec ses trois compagnons, Schadrach, Méschach et Abednégo, dans l’épreuve de leur intégrité, quand ils reçurent l’ordre d’adorer l’image d’or dressée dans la plaine de Dura (Dan. chap. 3). La voie que Daniel avait suivie auparavant ainsi que sa fidélité à Dieu par la suite, même sous la menace de mort, comme le montre le chapitre 6, garantissent que s’il était présent, et quelles que fussent les circonstances, il ne fit pas de compromis et ne se prosterna pas devant l’image. D’ailleurs, la Parole de Jéhovah déclare que Daniel était approuvé de Dieu pour son entier dévouement et elle associe son nom à ceux de Noé et de Job. — Ézéch. 14:14, 20; Mat. 24:15; Héb. 11:32, 33.

      Quelque temps plus tard, Daniel interpréta un autre rêve de Nébucadnezzar: celui de l’arbre immense qui fut abattu, mais qui put repousser par la suite; il expliqua qu’il représentait le grand monarque babylonien lui-​même (dans la signification la plus simple de la prophétie) (Dan. 4:20-22). Nébucadnezzar allait être atteint de folie pendant une période de sept ans, mais il retrouverait ensuite la raison et son royaume. Plus tard, le roi attesta que cela lui était vraiment arrivé de par la volonté de Dieu et jugea bon de proclamer la nouvelle dans tout le royaume. — Dan. 4:1, 2.

      Ses visions

      Daniel reçut deux visions (chaps 7 et 8) durant la première et la troisième année de Belschazzar. Dans ces visions, différents animaux représentaient une série de puissances mondiales qui devaient se succéder jusqu’au moment où elles seraient brisées avec force, tandis que la domination céleste serait donnée à “quelqu’un comme un fils d’homme”. (Dan. 7:11-14.) Il semble qu’après la mort de Nébucadnezzar, on cessa pratiquement, voire complètement, de faire appel aux conseils de Daniel, et cela pendant de nombreuses années, de sorte que la reine (probablement la reine-mère Nitocris) dut parler de Daniel à Belschazzar lorsque aucun des sages ne fut capable d’interpréter l’écriture inquiétante qui était apparue sur le mur du palais pendant l’orgie blasphématoire organisée par Belschazzar. Comme promis, Daniel eut l’honneur d’être nommé troisième personnage dans le royaume, Nabonide étant le premier et son fils Belschazzar le deuxième. Cette même nuit, la ville tomba aux mains des Mèdes et des Perses, et Belschazzar fut tué. — Dan. 5:1, 10-31.

      SOUS LA DOMINATION MÉDO-PERSE

      Durant le court règne de Darius le Mède, Daniel fut l’un des trois hauts fonctionnaires établis sur les 120 satrapes chargés de gouverner le royaume. Comme il excellait dans son service administratif, grâce à la faveur divine, Daniel fut sur le point d’être élevé au-dessus de tout le royaume. Alors, l’envie et la jalousie incitèrent les autres fonctionnaires à comploter sa mort. Il fallait que l’ordonnance qu’ils engagèrent le roi à établir touchât au culte que Daniel rendait à Dieu, puisqu’ils ne pouvaient lui trouver aucun tort autrement. Le roi appliqua à contrecœur la loi qui, selon la coutume, ne pouvait être abrogée, et il fit jeter Daniel dans la fosse aux lions. Eu égard à la ferme intégrité et à la foi de Daniel, Jéhovah envoya son ange pour le délivrer de la gueule des lions. Alors Darius punit les conspirateurs en les faisant dévorer par ces mêmes lions. — Dan. chap. 6.

      Dans la première année de Darius, Daniel discerna, d’après les écrits de Jérémie, que les 70 ans de désolation de Jérusalem touchaient à leur terme (Jér. 25:11, 12). Humblement, il reconnut les péchés de son peuple et pria Jéhovah de faire briller sa face sur le sanctuaire désolé de Jérusalem (Dan. 9:1, 2, 17). Il eut le privilège de recevoir une révélation prophétique de Gabriel, celle des 70 semaines, qui indiquait avec précision l’année de la venue du Messie. Vers la fin de sa longue carrière, durant la troisième année de Cyrus (vers 536 av. n. è.), alors qu’il était très âgé, Daniel reçut une vision de la part d’un ange qui, pour effectuer sa mission, avait dû lutter contre le prince de Perse. L’ange révéla ce qui devait arriver au peuple de Daniel “dans la période finale des jours, car c’est une vision encore pour les jours à venir”. (Dan. 10:14.) Commençant avec les rois de Perse, il décrivit l’histoire à l’avance. Cette prophétie annonçait que la scène du monde serait dominée par deux principales puissances politiques ennemies appelées “le roi du nord” et “le roi du sud”, et que cette situation subsisterait jusqu’à ce que Michel se lève, événement qui serait suivi d’un terrible temps de détresse. — Dan. chaps 11, 12.

      Daniel eut la joie de voir les Juifs retourner à Jérusalem sous la conduite de Zorobabel en 537 avant notre ère, mais il n’est pas dit qu’il les accompagna. Il n’a peut-être pas vécu assez longtemps après cette date. L’ange lui déclara: “Et quant à toi, va vers la fin: et tu te reposeras, mais tu te lèveras pour ton lot à la fin des jours.” Ces paroles laissent supposer que sa vie touchait à sa fin, mais elles lui donnaient aussi l’assurance d’une résurrection. — Dan. 12:13.

  • Daniel (Livre de)
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    • DANIEL (LIVRE DE)

      LIEU ET DATE DE RÉDACTION

      Le cadre du livre est Babylone, à l’exception d’une des visions qui se situe à Suse, près de la rivière Ulaï. Toutefois, on ne peut pas dire avec certitude si Daniel se trouvait à Suse effectivement ou en vision seulement. Le livre embrasse une période qui va de 618 à 536 environ avant notre ère, date à laquelle sa composition fut achevée. — Dan. 8:1, 2.

      RÉDACTEUR

      Le livre lui-​même atteste que Daniel en est le rédacteur (Dan. 7:1). C’est également ce qui ressort des chapitres 7 à 12 qui sont écrits à la première personne.

      Le fait que les chapitres 1 à 6 sont écrits à la troisième personne ne met pas en doute l’identité du rédacteur. Daniel écrit du point de vue d’un observateur qui rapporte des faits vécus par lui-​même et par d’autres personnes. Ce procédé est utilisé couramment par un autre rédacteur biblique, Jérémie (voir Jérémie 20:1-6; 21:1-3 et les chapitres 26 et 36 Jr 26, 36), qui a aussi écrit certaines portions de son livre à la première personne. — Jér. chaps 1, 13, 15, 18.

      SA PLACE DANS LE CANON

      Dans les Bibles françaises, le livre de Daniel est placé avec les grands prophètes, aussitôt après Ézéchiel. C’est l’ordre suivi par la Septante et par la Vulgate latine. Dans le canon hébreu, il est classé parmi les “Écrits” ou “Hagiographes”.

      SON AUTHENTICITÉ

      Certains critiques mettent en doute l’authenticité du livre de Daniel, bien que des biblistes compétents aient réfuté d’une manière probante leurs théories, lesquelles ne sont basées que sur des suppositions. Ceux qui contestent l’authenticité du livre adoptent la même position qu’un philosophe païen du troisième siècle, Porphyre, un ennemi du christianisme, qui prétendait que le livre de Daniel avait été forgé par un Juif palestinien de l’époque d’Antiochus Épiphane. Selon Porphyre, ce faussaire aurait pris des événements du passé qu’il aurait présentés sous la forme de prophéties. Toutefois, après Porphyre, l’authenticité du livre de Daniel n’a plus été sérieusement mise en doute jusqu’au début du dix-huitième siècle. Les détracteurs du livre de Daniel contestent certains événements historiques ou des détails sur la vie à Babylone au sixième siècle avant notre ère, alors qu’ils ne savent que très peu de choses sur ces questions. Ils ont néanmoins la prétention de pouvoir juger de l’exactitude des déclarations de Daniel. Au fut et à mesure que de nouvelles découvertes archéologiques enrichissent nos connaissances sur cette période, il s’avère que le livre de Daniel est véridique et que ses détracteurs ont tort. Toutefois, le fait que Jésus Christ lui-​même acceptait la prophétie de Daniel est une preuve encore plus convaincante de son authenticité. — Mat. 24:15; Dan. 11:31.

      SON HISTORICITÉ

      On a découvert trois manuscrits contenant chacun une portion du livre de Daniel ainsi que de nombreux fragments de ce livre dans les grottes de la mer Morte. Ces manuscrits remontent au premier et au deuxième siècle avant notre ère. À cette époque, le livre de Daniel était considéré comme une partie intégrante des Écritures et il était si bien connu des Juifs qu’on en avait déjà fait de nombreuses copies. À l’appui de l’affirmation selon laquelle il était accepté comme livre canonique à cette période, citons le rédacteur du premier livre des Maccabées (2:59, 60), ouvrage apocryphe, mais historique, qui rapporte que Daniel fut délivré de la fosse aux lions et les trois Hébreux de la fournaise ardente.

      Nous possédons également le témoignage de l’historien juif Josèphe qui déclare que l’on montra les prophéties de Daniel à Alexandre le Grand quand il vint à Jérusalem. Cet événement est antérieur à l’année 323 avant notre ère et précède donc de plus de 150 ans l’époque des Maccabées. Josèphe en fait le récit suivant: “Ce souverain pontife [le grand prêtre] lui fit voir ensuite le livre de Daniel dans lequel il avait été écrit qu’un prince grec détruirait l’empire des Perses, et lui dit qu’il ne doutait point que ce ne fût de lui que cette prophétie se devait entendre.” (Histoire ancienne des Juifs, liv. XI, chap. VIII, par. 4). L’Histoire rapporte également qu’Alexandre accorda de grandes faveurs aux Juifs, en raison pense-​t-​on, de ce que Daniel avait écrit à son sujet dans ses prophéties.

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