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ConnaissanceAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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cette fin, la connaissance obtenue par la ‘fréquentation de beaucoup de livres est fatigante pour la chair’. — Eccl. 12:12.
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ConscienceAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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CONSCIENCE
(gr. suneidêsis; sun = avec; oïda = je sais: connaissance de soi-même; témoignage porté sur ses actes par sa conscience).
L’apôtre Paul parle ainsi de l’action de sa conscience: “Ma conscience atteste avec moi dans l’esprit saint.” — Rom. 9:1.
Dieu a fait de la conscience une partie inhérente de l’homme. C’est le sens ou le sentiment intérieur du bien et du mal, lequel accuse ou excuse l’individu. Ainsi, la conscience juge. Mais elle peut aussi être formée par les pensées et les actions de la personne, par les convictions et les règles que l’étude ou l’expérience ont implantées dans son esprit. Sur cette base, la conscience compare l’action accomplie ou envisagée à ces règles, puis avertit l’individu s’il y a conflit, à moins qu’elle soit endurcie, c’est-à-dire devenue insensible, parce que ses mises en garde ont été trop souvent ignorées. La conscience peut être un dispositif de sécurité morale en ce qu’elle procure du plaisir ou inflige une douleur à l’individu selon qu’il se conduit bien ou mal.
Dès le commencement, l’homme fut doté d’une conscience, comme le montre la réaction d’Adam et Ève aussitôt après leur transgression de la loi de Dieu. Par la suite, ils allèrent même se cacher (Gen. 3:7). En Romains 2:14, 15, nous lisons: “En effet, quand les gens des nations qui n’ont pas de loi pratiquent naturellement les choses de la loi, ces gens, bien que n’ayant pas de loi, sont pour eux-mêmes une loi. Ce sont eux précisément qui montrent que la substance de la loi est écrite dans leur cœur, tandis que leur conscience rend en même temps témoignage et qu’ils sont, entre leurs propres pensées, accusés ou aussi excusés.” Ainsi, même les non-chrétiens n’ont pas perdu cette conscience, car tous les hommes descendent d’Adam et Ève par l’intermédiaire de Noé chez qui la conscience était présente. De nombreuses lois des nations sont en accord avec la conscience chrétienne, même si ces nations et leurs législateurs n’ont pas du tout été influencés par le christianisme. Ils ont promulgué ces lois en fonction de leur propre conscience. Tous les humains ont donc une conscience, et c’est à elle que les chrétiens se recommandent par leur conduite et leur prédication. — II Cor. 4:2.
Notre conscience doit être éclairée, sans quoi elle peut nous tromper. Elle est un guide peu sûr si elle n’est pas formée par des principes justes, selon la vérité. Sa formation peut être mal influencée par l’environnement, les coutumes, le culte et les habitudes de l’endroit. Dans ce cas, elle jugera telle chose bonne ou mauvaise en fonction de leurs valeurs ou de critères inexacts. On en a un exemple dans les paroles de Jésus rapportées en Jean 16:2 et selon lesquelles des hommes tueraient des serviteurs de Dieu en s’imaginant le servir. Saul (qui devint plus tard l’apôtre Paul) s’opposa avec des intentions meurtrières aux disciples du Christ, tout en croyant servir Dieu avec zèle (Actes 9:1; Gal. 1:13-16). Les Juifs, qui avaient été gravement trompés, combattirent contre Dieu parce que leur connaissance de sa Parole était défectueuse (Rom. 10:2, 3; Osée 4:1-3; Actes 5:39, 40). Seule une conscience convenablement instruite par la Parole de Dieu peut correctement apprécier les choses de la vie et les rendre vraiment droites (II Tim. 3:16; Héb. 4:12). Il nous faut pour cela un modèle excellent et permanent, celui de Dieu.
UNE BONNE CONSCIENCE
On doit s’approcher de Jéhovah avec une conscience pure (Héb. 10:22) et s’efforcer constamment de garder une conscience honnête en toutes choses (Héb. 13:18). Quand Paul dit: “Je m’applique sans cesse à avoir une conscience qui me dit que je n’offense ni Dieu ni les hommes” (Actes 24:14, 16), il entend par là qu’il dirige et redresse constamment sa vie pour qu’elle soit en conformité avec la Parole de Dieu et l’enseignement de Christ, car, en fin de compte, c’est Dieu et non sa conscience à lui qui le juge (I Cor. 4:4). Celui qui obéit à sa conscience instruite par la Bible sera peut-être persécuté, mais Pierre le réconforte en ces termes: “Si quelqu’un, par conscience à l’égard de Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement, c’est une chose agréable.” (I Pierre 2:19). Le chrétien doit ‘garder une bonne conscience’ face à l’opposition. — I Pierre 3:16.
La Loi avec ses sacrifices d’animaux ne pouvait rendre un homme parfait, quant à sa conscience, au point qu’il pût se juger exempt de toute culpabilité. En revanche, grâce à la rançon du Christ, ceux qui exercent la foi peuvent avoir leur conscience purifiée (Héb. 9:9, 14). Pierre dit que ceux qui obtiennent le salut doivent avoir cette conscience, pure, juste et bonne, non pas grâce à l’enlèvement de la malpropreté de la chair par leur propres efforts, mais en la demandant à Dieu. — I Pierre 3:21.
DES ÉGARDS POUR LA CONSCIENCE DES AUTRES
Puisque la conscience doit être entièrement et exactement instruite dans la Parole de Dieu pour être capable de bien apprécier les choses, une conscience non éduquée peut être faible. Cela signifie qu’elle risque d’être facilement blessée ou que la personne peut être choquée par les paroles ou les actions de quelqu’un d’autre, même si elles ne sont nullement mauvaises. Paul donna des exemples en rapport avec le manger, le boire et l’observance de certains jours en particulier (Rom. 14:1-23; I Cor. 8:1-13). Le chrétien qui possède la connaissance et qui a une conscience bien instruite est tenu d’avoir des égards pour ceux qui ont une conscience faible, en n’usant pas entièrement de sa liberté et en n’insistant pas sur tous ses “droits” pour ne faire que ce qui lui plaît (Rom. 15:1). En effet, les Écritures disent qu’en blessant la conscience faible d’un compagnon chrétien, on ‘pèche contre Christ’. (I Cor. 8:12.) Paul laisse également entendre que s’il ne désire rien faire qui risque d’offenser son frère faible et d’inciter celui-ci à le juger, lui, Paul, le chrétien qui est faible doit, de son côté, avoir des égards pour son frère; il s’efforcera donc d’atteindre la maturité en acquérant une plus grande connaissance et une meilleure formation, afin que sa conscience ne se blesse pas aussi facilement et qu’il ne parle pas en mal des autres. — I Cor. 10:29, 30; Rom. 14:10.
UNE MAUVAISE CONSCIENCE
La conscience d’un homme peut être trompée au point de ne plus être assez pure et sensible pour l’avertir et lui donner des conseils sûrs (Tite 1:15). La conduite de cet homme n’est plus alors influencée par une bonne conscience, mais par la crainte d’être découvert et puni (Rom. 13:5). Quand Paul parle d’une conscience marquée comme au fer rouge, il entend par là qu’elle est comme la chair morte d’une cicatrice, chair qui, étant dépourvue de terminaisons sensitives, ne ressent plus rien (I Tim. 4:2). Ceux qui ont une telle conscience ne peuvent avoir le sens du bien et du mal. Ils n’apprécient pas la liberté que Dieu leur accorde, mais, se rebellant, ils deviennent esclaves d’une mauvaise conscience. Il est facile de souiller sa conscience. Le but du chrétien sera donc celui qui est défini ainsi en Actes 23:1: “Frères, c’est avec une conscience parfaitement nette que je me suis conduit devant Dieu jusqu’à ce jour.”
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ContributionAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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CONTRIBUTION
Don et argent, assistance ou autre secours que l’on offre à une ou plusieurs personnes. Une contribution ne consiste pas nécessairement en un don matériel. Paul remercia Dieu pour la contribution des chrétiens de Philippes au progrès de la bonne nouvelle. Non seulement ils y participèrent personnellement, mais ils aidèrent matériellement Paul et probablement d’autres chrétiens, soutenant fidèlement par ce moyen aussi la prédication de la bonne nouvelle. — Phil. 1:3-5; 4:16-18.
Les Israélites eurent le privilège d’apporter leur contribution à la construction et à l’équipement des édifices destinés au vrai culte. Ils firent don de matériaux pour la construction du tabernacle et de son mobilier (Ex. 25:1-9; 35:4-9), “une offrande volontaire à Jéhovah” à laquelle il fallut mettre un terme parce que ces présents s’avérèrent “suffisants pour tout le travail à faire, et plus que suffisants”. (Ex. 35:20-29; 36:3-7.) La contribution du roi David en vue de la construction du temple comprenait sa “propriété spéciale” d’or et d’argent. De leur côté, les princes et les chefs du peuple offrirent volontiers de l’or, de l’argent ainsi que du cuivre, du fer et des pierres. — I Chron. 29:1-9.
Bien que personne ne puisse enrichir Jéhovah, le propriétaire de toutes choses (I Chron. 29:14-17), ses adorateurs ont la possibilité de lui témoigner leur amour par leurs contributions. Ceux qui font des dons, non pour être vus ni avec des mobiles égoïstes, mais dans un bon état d’esprit et pour faire progresser le vrai culte, se procurent le bonheur ainsi que la bénédiction de Jéhovah (Actes 20:35; Mat. 6:1-4; Prov. 3:9, 10). On peut être sûr de partager ce bonheur si l’on met régulièrement de côté une partie de ses biens matériels dans le but de soutenir le vrai culte et d’aider ceux qui le méritent. — I Cor. 16:1, 2.
Jéhovah est le meilleur exemple de générosité qui soit, car non seulement il a donné aux humains “la vie et le souffle et toutes choses” (Actes 17:25), mais il a offert son Fils unique en faveur de l’humanité (Jean 3:16) et il enrichit les chrétiens pour toutes sortes de générosités (II Cor. 9:10-15). En vérité, “tout beau don et tout présent parfait vient d’en haut, car il descend du Père des lumières célestes”. — Jacq. 1:17; voir DON, PRÉSENT.
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Contribution sainteAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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CONTRIBUTION SAINTE
Portion du territoire de la Terre promise selon la division qui fut indiquée à Ézéchiel dans une vision. Chacune des douze tribus, parmi lesquelles ne figurait pas celle de Lévi (Joseph étant représenté par Éphraïm et Manassé, il y avait néanmoins toujours douze tribus), reçut comme attribution une bande de territoire qui s’étendait d’est en ouest sur toute la largeur du pays. La “contribution sainte” était située au sud de la portion qui revenait à Juda, la septième depuis le nord (Ézéch. 48:1-8). La limite septentrionale de cette bande de terre se confondait donc avec la frontière sud du territoire de Juda; au sud elle touchait à la portion de Benjamin, la cinquième à partir de l’extrémité sud du pays (48:23-28). La contribution sainte avait, du nord au sud, une largeur de 25 000 coudées (13 kilomètres). Elle devait être donnée par le peuple pour le gouvernement. Au milieu de la contribution sainte se trouvait le sanctuaire de Jéhovah. — 48:8.
Le sanctuaire était situé au milieu de la contribution sainte, un territoire carré de 25 000 coudées de côté. À l’est et à l’ouest de ce carré, il restait deux portions de (25 000 coudées de largeur) qui étaient pour le chef (Ézéch. 48:20-22). La contribution sainte était elle-même divisée en trois bandes de terre: le long de sa limite nord, une bande de 10 000 coudées (5,2 kilomètres) de large pour les Lévites; elle ne pouvait être ni échangée ni vendue (48:13, 14). Au sud de cette portion attribuée aux Lévites, il y avait une autre bande de 10 000 coudées de large, une contribution à Jéhovah pour les prêtres, “une contribution prélevée sur la contribution”. C’est dans cette portion que se trouvait le sanctuaire de Jéhovah (48:9-12). Il restait au sud une troisième et dernière bande de 5 000 coudées (2,6 kilomètres) de large au milieu de laquelle était située la ville appelée “Jéhovah lui-même est là”. Cette ville formait elle-même un carré de 4 500 coudées (2,2 kilomètres) de côté; elle comptait douze portes et était entourée sur ses quatre côtés d’un lieu de pâturage de 250 coudées (150 mètres) de large. Le reste de la contribution sainte (le territoire carré de 25 000 coudées de côté), cet, dans la troisième bande de terre, les 10 000 coudées (sur 5 000 coudées de large) à l’est et à l’ouest de la ville, ce reste donc constituait un territoire jugé profane qui devait être cultivé par les tribus d’Israël, afin de procurer la nourriture à la ville. — 48:15-19, 30-35.
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Convoitise, cupiditéAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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CONVOITISE, CUPIDITÉ
Voir AVIDITÉ.
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CopisteAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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COPISTE
Voir SCRIBE.
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