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PerdrixAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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que “la femelle du chukor [perdrix] pond deux couvées d’œufs, une pour elle-même et l’autre pour le mâle”. Le fait que le mâle couve ces œufs peut fournir une explication au texte contenu en Jérémie 17:11, mais on ne peut pas l’affirmer catégoriquement. Dans la Bible publiée par la Jewish Publication Society ce passage est traduit comme suit: “Telle la perdrix qui couve des petits qu’elle n’a pas pondu, tel est celui qui s’enrichit, mais non de droit, au milieu de ses jours il les quittera.” Dans son commentaire sur ce verset, le Soncino Books of the Bible cite l’explication que propose le naturaliste Tristram. Selon celui-ci, la perdrix femelle commence à couver, mais, à cause de ses nombreux ennemis, humains et autres, qui recherchent son nid pour lui voler ses œufs, elle perd vite tout espoir d’avoir une nichée.
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PèreAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÈRE
(héb. ʼav; gr. pater).
Le mot hébreu ʼav est un terme qui évoque les premiers sons très simples que prononce un petit enfant. En hébreu et en grec bibliques, le mot “père” peut revêtir plusieurs significations. Il peut désigner: celui qui engendre, qui donne naissance à un individu (Prov. 23:22; Zach. 13:3; Luc 1:67), le chef d’une maisonnée ou d’une lignée familiale (Gen. 24:40; Ex. 6:14), un ancêtre (Gen. 28:13; Jean 8:53), le fondateur d’une nation (Mat. 3:9), le fondateur d’une classe de personnes ou d’une profession (Gen. 4:20, 21, NW, éd. 1984, note en bas de page), un protecteur (Job 29:16; Ps. 68:5), la source d’une chose (Éph. 1:17); enfin, le mot “père” peut être une marque de respect. — II Rois 5:13; Actes 7:2.
En tant que Créateur, Jéhovah Dieu est appelé Père (És. 64:8; voir Actes 17:28, 29). Il est aussi le Père des chrétiens engendrés de l’esprit, le terme araméen ʼAbbaʼ exprimant le respect et sous-entendant des relations filiales très étroites (Rom. 8:15; voir ABBA). Tous ceux qui manifestent la foi et qui ont l’espoir de vivre éternellement peuvent s’adresser à Dieu comme à leur Père (Mat. 6:9). Jésus Christ, le Messie, fut prophétiquement appelé Père, car il est le principal Instrument de vie utilisé par Dieu (És. 9:6). De même, quiconque a des imitateurs ou des disciples qui reflètent ses traits de personnalité est considéré comme leur père (Mat. 5:44, 45; Rom. 4:11, 12). C’est en ce sens que le Diable est qualifié de père. — Jean 8:44; voir Genèse 3:15.
Jésus interdit d’appliquer à des humains le mot “père” en tant que titre formaliste ou religieux (Mat. 23:9). Étant donné que Paul avait apporté la bonne nouvelle à certains chrétiens et les avait nourris spirituellement, il était pour eux comme un père; mais le mot “père” ne lui est jamais appliqué dans les Écritures comme un titre religieux (I Cor. 4:14, 15). Il est intéressant de noter que Paul se compare à la fois à un père et à une mère pour les chrétiens de Thessalonique (I Thess. 2:7, 11). En Luc 16:24, 30, quand il est parlé de “père Abraham”, il faut y voir essentiellement une allusion à sa position d’ascendant charnel.
POSITION, AUTORITÉ ET RESPONSABILITÉS DU PÈRE
Dans la Bible, le père est le chef de la maisonnée, le gardien, le protecteur, celui qui prend les décisions finales, le juge de toute la famille (Gen. 3:16; 31:32; I Cor. 11:3). Du temps des patriarches et des Israélites, avant l’institution de la prêtrise lévitique, le père dirigeait le culte et tenait pour sa famille le rôle de prêtre (Gen. 12:8; Job 1:5; Ex. 19:22). Le père exerçait l’autorité sur sa maisonnée jusqu’à sa mort. Quand un fils se mariait et fondait sa propre maisonnée, il en devenait alors le chef, mais il manifestait toujours à son père le respect qui lui était dû. Quand une fille se mariait, elle était placée sous l’autorité de son mari (Nomb. 30:3-8). Dans les temps bibliques, le père arrangeait généralement le mariage de ses enfants. S’il avait de graves difficultés financières, il pouvait vendre sa fille comme esclave, sous certaines conditions assurant sa protection. — Ex. 21:7.
LE PÈRE S’INTÉRESSE AUX MEMBRES DE SA FAMILLE
En tant que représentant de Dieu, le père a la responsabilité de veiller à ce que les principes de Dieu soient enseignés à sa maisonnée (Gen. 18:19; Éph. 6:4; Deut. 6:6, 7). L’enseignement et la discipline comprennent aussi certaines instructions et certains ordres personnels de la part du père, et la mère coopère à leur mise en pratique (Prov. 1:8; 6:20). Le père qui craint Dieu a un profond amour pour ses enfants; il les exhorte et les réconforte avec une grande tendresse (I Thess. 2:11; Osée 11:3). Il les discipline, les corrige et les reprend afin qu’ils marchent dans le droit chemin (Héb. 12:9; Prov. 3:12). Ses fils sont pour lui un sujet de joie, surtout lorsqu’ils font preuve de sagesse (Prov. 10:1). Par contre, il est profondément affligé et contrarié quand ses enfants se montrent stupides (Prov. 17:21, 25). Le père doit faire preuve de compassion et de miséricorde (Mal. 3:17; Ps. 103:13). Il doit tenir compte des besoins et des requêtes de ses enfants (Mat. 7:9-11). Les nombreux exemples de l’amour et de l’attention que Dieu a manifestés envers son peuple constituent un modèle pour les pères humains.
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Pérégrination dans le désertAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÉRÉGRINATION DANS LE DÉSERT
{Article non traduit.}
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Pérès, IAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÉRÈS, I
Voir PARSIN.
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Pérès, IIAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÉRÈS, II
(“rupture”).
Un des fils jumeaux que Juda eut de Tamar, sa belle-fille. Au moment de la naissance, Zérah, frère de Pérès, commença à sortir le premier, mais il se retira de sorte que Pérès naquit avant lui. Cet incident occasionna une rupture périnéale à Tamar (Gen. 38:24-30). Pérès garda la priorité sur son frère. D’ailleurs, son nom figure toujours en premier dans les listes généalogiques, et sa maison devint plus connue que celle de Zérah (Ruth 4:12). Avec ses deux fils, Hesron et Hamul, Pérès comptait parmi les descendants de Jacob qui entrèrent en Égypte. C’est dans ce pays que les trois hommes devinrent chefs de familles distinctes dans la tribu de Juda (Gen. 46:8, 12). Hormis ces faits, la Bible ne fournit pas de renseignements personnels sur Pérès.
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PéreschAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÉRESCH
{Article non traduit.}
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Pérès-UzzahAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PÉRÈS-UZZAH
{Article non traduit.}
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PerfectionAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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PERFECTION
L’idée de perfection est exprimée par des termes hébreux dérivés des mots kalal (achever, parfaire [voir Exode 28:31]), shalam (être complet, sain, achevé [voir I Rois 8:61; II Chroniques 8:16]) et tamam (être complet, entièrement développé, intact, sans défaut [voir Ésaïe 18:5; Ézéchiel 15:5; II Samuel 22:26]). Dans les Écritures grecques chrétiennes, les mots téléïos (adjectif), téléïôtês (nom) et téléïoô (verbe) sont utilisés dans le même sens et signifient notamment amener à l’état complet ou à la pleine mesure (Luc 8:14; II Cor. 12:9; Jacq. 1:4), avoir terminé sa croissance, être adulte, mûr (I Cor. 14:20; Héb. 5:14), avoir atteint le résultat, le but ou l’objectif convenable ou fixé. — Jean 19:28; Phil. 3:12.
Le sens fondamental de ces mots correspond donc au terme français “parfait” qui vient du préfixe latin per (“à travers”, “durant”, “tout à fait” ou “complètement”) et du verbe facere (“faire”). L’adjectif “parfait” a donc pour sens premier ce qui est “fait à fond”, ce qui est “fini” ou “achevé”. En plus de cela, il englobe en général d’autres concepts: ce qui est exempt de défaut ou de tare, ce qui répond aux critères suprêmes en matière d’excellence, ce qui satisfait à toutes les exigences, ce à quoi ne manque aucun détail essentiel.
UNE BONNE INTELLIGENCE DU MOT “PERFECTION” EST IMPORTANTE
Pour bien comprendre la Bible, il ne faut pas commettre l’erreur courante de penser que tout ce qui est appelé “parfait” l’est au sens absolu, c’est-à-dire à un degré infini, sans limite. La perfection dans ce sens absolu ne s’applique qu’au Créateur, Jéhovah Dieu. C’est pourquoi Jésus a pu dire en parlant de son Père: “Nul n’est bon, sauf un seul, Dieu.” (Marc 10:18). Jéhovah est incomparable dans son excellence; il est digne de louange, au-dessus de tout par ses merveilleuses qualités et son pouvoir, de sorte que “son nom seul est d’une hauteur inaccessible”. (Ps. 148:1-13; Job 36:3, 4, 26; 37:16, 23, 24; Ps. 145:2-10, 21.) Moïse a exalté la perfection de Dieu en ces termes: “Car je proclamerai le nom de Jéhovah. Attribuez la grandeur à notre Dieu! Le Rocher, parfaite est son action, car toutes ses voies sont justice. Dieu de fidélité, chez qui il n’y a pas d’injustice; il est juste et droit.” (Deut. 32:3, 4). Toutes les voies de Dieu, ses paroles et ses lois sont parfaites, pures, sans défaut ni imperfection (Ps. 18:30; 19:7; Jacq. 1:17, 25). Il n’y a jamais aucune objection justifiée, aucune critique fondée, ni aucun reproche juste contre Dieu ou contre ses actions; en revanche, la louange lui est toujours due. — Job 36:22-24.
Une perfection relative
La perfection concernant toutes les autres choses ou personnes est donc relative et non absolue (voir Psaume 119:96). Une chose est donc “parfaite” par rapport au but ou à l’objectif qu’a fixé celui qui a conçu ou produit cette chose, par rapport à l’usage que doit en faire son destinataire ou son utilisateur. Le sens même du mot perfection, aussi bien dans les langues originales qu’en français, sous-entend que quelqu’un doit déterminer quand “l’achèvement” a été atteint, quels sont les critères d’excellence, quelles exigences doivent être satisfaites et quels détails sont essentiels. En définitive, c’est Dieu, le Créateur, qui est le Juge final en matière de perfection, c’est lui qui définit les critères à respecter selon ses desseins et ses intérêts qui sont justes. — Rom. 12:2; voir JÉHOVAH (Un Dieu qui a des principes).
Prenons par exemple la planète Terre, l’une des créations de Dieu. Après six “jours” de travail de création, Dieu a déclaré que le résultat était “très bon”. (Gen. 1:31.) Sa création répondait à ses critères d’excellence; elle était donc parfaite. Pourtant, il a ensuite confié à l’homme la responsabilité de ‘la soumettre’, ce qui signifiait qu’il devait la cultiver pour que toute la planète, et pas seulement l’Éden, devienne le jardin de Dieu. — Gen. 1:28; 2:8.
La tente ou tabernacle qui a été construit dans le désert, sur l’ordre de Dieu et selon ses instructions, a servi de type ou de modèle prophétique sur une petite échelle pour une “tente plus grande et plus parfaite”, à savoir le lieu de résidence céleste de Jéhovah, là où Jésus Christ est entré en tant que Grand Prêtre (Héb. 9:11-14, 23, 24). La tente terrestre était parfaite en tant qu’elle satisfaisait aux exigences divines et remplissait bien le rôle pour lequel elle avait été prévue. Mais lorsque le dessein de Dieu envers elle fut accompli, cette tente cessa d’être utilisée et son existence arriva à son terme. Ce qu’elle représentait possédait une perfection à un degré bien plus élevé, puisqu’il s’agissait d’un sanctuaire céleste et éternel.
La ville de Jérusalem avec sa colline de Sion était appelée “la perfection de la beauté”. (Lament. 2:15; Ps. 50:2.) Cela ne veut pas dire que dans les moindres détails cette ville avait une beauté suprême, mais qu’elle était belle du fait de la splendeur que Jéhovah lui avait conférée en faisant d’elle la capitale de ses rois oints et le site de son temple (Ézéch. 16:14). Tyr, riche ville commerciale, est comparée à un navire dont les constructeurs, ceux qui travaillaient pour les intérêts matériels de la ville, avaient ‘parachevé [ou rendu parfaite] la beauté’ en la remplissant des produits de luxe de nombreux pays. — Ézéch. 27:3-25.
Ainsi, dans tous les cas, il faut examiner le contexte pour déterminer dans quel sens ou à quel degré le terme perfection est utilisé.
LA PERFECTION DE LA LOI MOSAÏQUE
La Loi qui fut donnée à Israël par l’intermédiaire de Moïse prévoyait entre autres choses qu’une prêtrise serait établie et que divers sacrifices d’animaux seraient offerts. Tout cela venait de Dieu et était donc parfait. Pourtant, ni la Loi, ni la prêtrise, ni les sacrifices n’ont procuré la perfection à ceux qui étaient sous la Loi, comme le montre l’apôtre divinement inspiré (Héb. 7:11, 19; 10:1). Au lieu de libérer du péché et de la mort, la Loi a en fait rendu plus manifeste le péché (Rom. 3:20; 7:7-13). Néanmoins, toutes ces dispositions divines servaient le dessein que Dieu leur avait fixé; la Loi a joué le rôle de “tuteur” pour mener les hommes vers le Christ, et elle a été une parfaite “ombre des bonnes choses à venir”. (Gal. 3:19-25; Héb. 10:1.) Ainsi, quand il parle d’“une incapacité du côté de la Loi, en ce qu’elle était faible à cause de la chair” (Rom. 8:3), Paul fait manifestement allusion au fait que le grand prêtre juif selon la chair (qui était nommé par la Loi pour assumer la responsabilité des sacrifices et qui entrait dans le Très-Saint le jour des Propitiations avec le sang sacrificiel) était incapable de “sauver d’une manière complète” ceux qu’il servait, comme l’explique Hébreux 7:11, 18-28. Bien que les sacrifices offerts par l’entremise des prêtres aaroniques aient permis aux Israélites d’apparaître approuvés devant Dieu, ces sacrifices ne les affranchissaient pas complètement ou parfaitement de la conscience du péché. L’apôtre parle de cela quand il dit que les sacrifices propitiatoires ne pouvaient pas “rendre parfaits ceux qui s’approchent”, pour ce qui est de leur conscience (Héb. 10:1-4; voir Hébreux 9:9). Le grand prêtre était incapable de fournir le prix
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