-
VégétationAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
-
-
tendre herbe verte, l’herbe des toits, quand tout se dessèche devant le vent d’est”. (II Rois 19:25, 26; És. 37:26, 27.) De même, le psalmiste profondément affligé s’exclama: “Mon cœur a été frappé comme la végétation et il est desséché.” “Moi, je suis desséché comme la végétation.” — Ps. 102:4, 11.
Dans les Écritures, les arbres symbolisent parfois des personnes en vue et haut placées (voir Ézéchiel 31:2-14), tandis que les simples végétaux comme l’arbrisseau épineux, l’herbe ou le jonc représentent les hommes en général (voir Juges 9:8-15; II Rois 14:8-10; Ésaïe 19:15; 40:6, 7). Sachant cela, il est plus facile de comprendre le sens de Révélation 8:7, qui parle de la destruction par le feu du “tiers des arbres” et de “toute la végétation verte”.
-
-
VeilleAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
-
-
VEILLE
Voir NUIT.
-
-
VengeanceAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
-
-
VENGEANCE
(héb. naqam, emporte essentiellement l’idée de “respirer vigoureusement, venger, tirer vengeance”; gr. ékdikéô [ék, de, et dikê, justice], “venger, tirer vengeance”).
Châtiment infligé pour réparer une offense ou une insulte; action de rétribuer. Dans son application, le mot suggère la justice accomplie. Dans la Bible, il désigne généralement la rétribution infligée par Dieu pour servir la justice, mais il peut aussi s’appliquer à une action considérée comme juste par celui qui l’exécute ou par laquelle il estime avoir arrangé les choses d’une manière équitable.
ELLE APPARTIENT À JÉHOVAH
À moins d’avoir été nommé par Jéhovah pour exécuter la vengeance ou d’avoir été désigné comme vengeur par sa Parole, quiconque tente de se venger ou de venger quelqu’un d’autre agit mal. “La vengeance est à moi, et la rétribution”, dit Jéhovah (Deut. 32:35). Le psalmiste s’adresse à Dieu en ces termes: “Ô Dieu aux actes de vengeance, Jéhovah.” (Ps. 94:1). Par conséquent, Dieu condamne celui qui garde rancune ou cherche à tirer vengeance d’une mauvaise action, réelle ou imaginaire, perpétrée contre lui ou contre quelqu’un d’autre. — Lév. 19:18; Rom. 12:19; Héb. 10:30.
Les Écritures montrent que la colère de Jéhovah demeure sur tous les pécheurs et les transgresseurs, et que c’est seulement grâce à la faveur imméritée de Dieu, qui a pourvu au sacrifice rédempteur de Jésus, que l’application entière de la sanction prévue par la justice divine contre le pécheur est atténuée ou retenue (Rom. 5:19-21; II Cor. 5:19; Héb. 2:2, 3; voir RANÇON). Dieu est fidèle à sa justice en pardonnant ainsi le péché, et il se montre tout aussi juste en exécutant le jugement contre les pécheurs qui rejettent la disposition qu’il a prise; de tels hommes ne peuvent échapper à la vengeance divine. — Rom. 3:3-6, 25, 26; voir Psaume 99:8.
La vengeance de Jéhovah accomplit un dessein
La vengeance de Jéhovah apporte le soulagement et des bienfaits quand elle s’exerce en faveur de ceux qui se confient en lui. En outre, elle lui procure des louanges en tant que Juge juste. Le psalmiste déclare: “Le juste se réjouira d’avoir contemplé la vengeance. (...) Et l’homme dira: ‘Vraiment il y a un fruit pour le juste. Vraiment il y a un Dieu qui juge sur la terre.’” (Ps. 58:10, 11). Ainsi, la vengeance de Dieu a principalement pour dessein de sanctifier et de glorifier son nom et sa souveraineté (Ex. 14:18; Ps. 83:13-18; És. 25:1-5; Ézéch. 25:14, 17; 38:23). Son action justifie également ses serviteurs en les identifiant à ses véritables représentants, et elle les délivre de situations fâcheuses. — Ex. 14:31; 15:11-16; Ézéch. 37:16, 21-23; Ps. 135:14; 148:14; Prov. 21:18.
Un temps fixé pour la vengeance divine
Les Écritures révèlent que Dieu a fixé un temps où il exécutera sur une grande échelle sa vengeance sur ses ennemis. Le prophète Ésaïe a été chargé de proclamer “le jour de vengeance de la part de notre Dieu”. La vengeance divine s’est exprimée contre l’antique Babylone, l’oppresseur du peuple de Dieu, quand les armées médo-perses ont été utilisées pour briser cette puissance en 539 avant notre ère (És. 61:1, 2; 13:1, 6, 9, 17). Jésus Christ, quand il était sur la terre, cita partiellement la prophétie d’Ésaïe (És. 61:1, 2) et se l’appliqua (Luc 4:16-21). Bien que le récit ne précise pas s’il a cité la partie qui parle du “jour de vengeance”, Jésus a bel et bien proclamé ce “jour” qui vint pour Jérusalem en l’an 70. Il annonça l’encerclement de la ville par les armées (romaines), disant à ses disciples de fuir de Jérusalem lorsqu’ils seraient témoins de cet événement, “car ce sont là des jours de rétribution selon la justice [littéralement, “jours de vengeance”], pour que toutes les choses qui sont écrites soient accomplies”. — Luc 21:20-22, Kingdom Interlinear Translation; voir GL; Os; TOB.
Avant sa mort et sa résurrection, Jésus dit encore: “Quant à ce jour-là et à cette heure-là [ceux de l’exécution du jugement sur le présent système de choses], personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais seulement le Père.” (Mat. 24:36). Il montrait ainsi que la vengeance serait à coup sûr exécutée au temps fixé par Dieu. Pour illustrer que Dieu intervient immanquablement au temps qu’il a fixé en faveur de son nom et de ses serviteurs, Jésus parla d’un juge qui, en raison de l’insistance avec laquelle une veuve demandait justice, finit par décider: “Je vais faire qu’elle obtienne justice [littéralement “je vais la venger”].” Jésus appliqua l’illustration à Dieu en disant: “Est-ce que Dieu donc ne fera pas justice à ses élus [littéralement, “ne vengera pas” ses élus] qui crient vers lui jour et nuit, même s’il use de longanimité à leur égard?” — Luc 18:2-8, Kingdom Interlinear Translation.
De surcroît, dans sa vision consignée en Révélation, l’apôtre Jean vit les âmes de ceux qui avaient été égorgés à cause de la parole de Dieu et à cause de leur œuvre de témoignage; ils criaient: “Jusqu’à quand, Souverain Seigneur saint et vrai, te retiens-tu de juger et de venger notre sang sur ceux qui habitent sur la terre?” La réponse qui leur est faite révèle qu’il y a un temps fixé pour l’exécution de la vengeance, à savoir lorsque aura été “complété le nombre de leurs compagnons d’esclavage et de leurs frères qui étaient sur le point d’être tués, comme eux aussi avaient été tués”. — Rév. 6:9-11.
Les Écritures révèlent que l’exécution de la vengeance commence sur Babylone la Grande et se poursuit sur “la bête sauvage et les rois de la terre et leurs armées”. (Rév. 19:1, 2, 19-21.) Le Seigneur Jésus Christ est le principal exécuteur de la vengeance de Dieu. — II Thess. 1:6-9.
AU SEIN DE LA CONGRÉGATION CHRÉTIENNE
Les apôtres furent établis, sous l’autorité du Christ, pour veiller sur la congrégation chrétienne, pour la protéger de l’impureté et la garder dans la faveur de Jéhovah. Conformément à l’autorité que Dieu lui avait conférée, l’apôtre Paul écrivit ce qui suit à la congrégation de Corinthe, dans laquelle de “faux apôtres” avaient semé la division et le trouble: “Nous nous tenons prêts à punir [littéralement “à venger”] toute désobéissance.” — II Cor. 10:6, Kingdom Interlinear Translation; 11:13; 13:10.
D’autres anciens de la congrégation, quoique non investis de pouvoirs apostoliques spéciaux, étaient établis comme juges; ils étaient chargés d’exclure de la congrégation les méchants, qui subiraient la destruction lors de l’exécution de la vengeance de Dieu sur les impies (I Cor. 5:1-5, 13). Les Écritures indiquent que Jéhovah juge d’abord son peuple et ensuite ceux du dehors (I Pierre 4:17). Par conséquent, le chrétien qui se met à pratiquer l’injustice, comme la fornication, est en danger, “car c’est Jéhovah qui réclame la punition [littéralement, qui est le “vengeur”] pour tout cela”. — I Thess. 4:3-6, Kingdom Interlinear Translation.
Les hommes établis sur la congrégation étaient autorisés à exécuter la “vengeance”, en ce sens qu’ils pouvaient prendre des mesures pour faire régner la justice et rétablir la congrégation dans la droiture devant Dieu, en corrigeant le mal qui avait été commis. C’est ce que firent les anciens responsables de la congrégation de Corinthe après que Paul les eut corrigés, si bien qu’il leur écrivit ce qui suit dans sa seconde lettre: “Quel empressement il a produit en vous, (...) oui, la réparation du tort [littéralement “la vengeance”]!” Après la première lettre de Paul, ces hommes avaient manifesté un repentir conforme à la volonté de Dieu et avaient chassé le méchant en question, faisant tout leur possible pour redresser les choses devant Jéhovah (II Cor. 7:8-12, Kingdom Interlinear Translation). Toutefois, ils n’étaient pas autorisés à faire subir au malfaiteur le châtiment complet requis par la justice, à savoir la pleine vengeance, en le mettant à mort, comme en avaient le droit les juges sous la loi mosaïque (Lév. 20:10; Héb. 10:28). Ces anciens ont tout simplement chassé de tels méchants hors de la congrégation, ‘les livrant à Satan pour la destruction de la chair’. (I Cor. 5:5.) Si ces méchants ne se repentaient pas, ils finiraient par recevoir la juste rétribution de leurs mauvaises actions dans la mort éternelle. — Héb. 10:29, 30.
Des dirigeants
Les autorités gouvernementales, dont la tâche consiste à faire appliquer la justice, ont parfois à exécuter la vengeance sur les malfaiteurs, y compris sur tout chrétien qui transgresserait les lois du pays qui sont conformes à la justice divine et qui sont du ressort de ces gouvernements auxquels Dieu accorde l’autorité. En pareil cas, les autorités exécutent indirectement la vengeance divine, comme l’a écrit l’apôtre Paul: “Car les chefs sont un objet de crainte, non pas pour la bonne action, mais pour la mauvaise. (...) Elle [l’autorité] est, en effet, ministre de Dieu, vengeresse pour manifester le courroux envers celui qui pratique le mal.” — Rom. 13:3, 4; I Pierre 2:13, 14; voir Genèse 9:6.
-
-
Vengeur du sangAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
-
-
VENGEUR DU SANG
Le mot hébreu goʼél (qui a été appliqué au vengeur du sang) est le participe de gaʼal, qui signifie “reprendre, réclamer, racheter”. Selon la loi hébraïque, le terme s’appliquait à l’origine au plus proche parent mâle, qui se trouvait dans l’obligation de venger le sang de celui qui avait été tué (Nomb. 35:19). Avec le temps, le sens de goʼél s’est élargi, désignant aussi “un parent ayant le droit de rachat”. — Lév. 25:48, 49.
La vengeance du sang est fondée sur le mandat divin relatif au caractère sacré du sang et de la vie humaine, tel qu’il fut donné à Noé par Jéhovah en ces termes: “Votre sang de vos âmes, je le redemanderai. (...) Je redemanderai l’âme de l’homme de la main de l’homme, de la main de chaque homme qui est son frère. Quiconque verse le sang de l’homme, par l’homme son propre sang sera versé, car à l’image de Dieu il a fait l’homme.” (Gen. 9:5, 6). L’homicide volontaire devait être mis à mort par le “vengeur du sang”, et aucune rançon ne pouvait être acceptée pour un tel meurtrier (Nomb. 35:19-21, 31). Quand Joab et Abischaï tuèrent Abner sous prétexte de venger le sang de leur frère Asahel, cela déplut à David. En effet, Abner avait tué Asahel au cours d’une bataille, alors qu’il était en état de légitime défense et seulement après avoir dûment averti Asahel. Il n’y avait donc pas lieu de réclamer la vengeance du sang. — II Sam. 2:22, 23; 3:27-30.
Jéhovah veillera à ce que le sang innocent de tous ses serviteurs fidèles soit vengé en temps voulu. — Deut. 32:43; Rév. 6:9-11.
Les lois justes de Jéhovah établissaient une nette distinction entre l’homicide commis volontairement et celui qui était accidentel. Dans le deuxième cas, des villes de refuge étaient prévues avec amour pour la protection des meurtriers involontaires contre le vengeur du sang (Nomb. 35:6-29; Deut. 19:2-13; Josué 20:2-9). On institua aussi des cours de justice chargées de trancher les affaires de dette de sang. — Deut. 17:8, 9; II Chron. 19:10.
-
-
VeninAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
-
-
VENIN
Liquide toxique que sécrètent certains serpents et d’autres animaux (Nomb. 21:4-9; Deut. 8:15; Actes 28:3-6). Le mot hébreu pour le venin des reptiles, ḥémah (Deut. 32:24), sert aussi à désigner la “fureur” ou des sentiments semblables (Deut. 29:28; Ézéch. 19:12). Ce terme vient d’une racine qui signifie “être chaud”, peut-être par allusion à l’inflammation ou à la sensation de brûlure qui accompagne la morsure d’un serpent venimeux. Un autre mot hébreu (roʼsh ou rôsh) s’applique au “poison” ou au “venin” des cobras, à l’eau “empoisonnée”, aux raisins de “poison” et à la plante vénéneuse. — Deut. 32:32, 33; Job 20:16; Jér. 8:14; 9:15; 23:15; Lament. 3:19; voir PLANTE VÉNÉNEUSE.
Bien que le venin de certains animaux ne semble leur servir qu’à se protéger ou à tuer, ce commentaire de Munro Fox (dans “Animal Poisoners”) est intéressant: “Dans certains cas, nous savons que le venin joue un rôle dans le fonctionnement de l’organisme de l’animal qui le fabrique. Dans de nombreux cas, c’est la raison d’être du venin, en dehors de tout rôle de protection. Par exemple, le venin des serpents contribue à la digestion de leur nourriture.”
-