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    • inutile. Par rapport à la sottise, qu’il a aussi étudiée, l’avantage de la sagesse correspond à ‘celui de la lumière sur les ténèbres’. En effet, les yeux des sages sont “dans sa tête”, au service de ses facultés intellectuelles qui, à leur tour, nourrissent son cœur, tandis que le stupide ne réfléchit pas assez à ce qu’il voit pour comprendre (Eccl. 2:12-14; voir Proverbes 17:24; Matthieu 6:22, 23). La sagesse protège plus efficacement que l’argent (Eccl. 7:11, 12). Toutefois, Salomon a souligné que sa valeur était toute relative, et qu’elle dépendait entièrement de sa conformité à la sagesse et au dessein de Dieu (Eccl. 2:24; 3:11-15, 17; 8:12, 13; 9:1). Il est possible de tomber dans un excès de sagesse, de se lancer dans une recherche qui dépasse les limites de l’imperfection, au point de s’autodétruire (Eccl. 7:16; voir 12:12). En revanche, à celui qui sert Dieu docilement et qui sait se contenter de la nourriture, de la boisson et des bonnes choses qui résultent de son travail, Dieu donnera ‘la sagesse, la connaissance et l’allégresse’ dont il a besoin. — Eccl. 2:24-26; 12:13.

      “La sagesse du monde” et la sagesse du saint secret de Dieu

      Au Ier siècle, les Grecs étaient réputés pour leur culture, leur connaissance, leurs écoles et leurs groupes philosophiques. C’est sans doute pour cette raison que Paul met l’expression ‘Grecs et Barbares’ en parallèle avec les mots ‘sages et insensés’. (Rom. 1:14.) Toutefois, comme il l’a attesté aux chrétiens de Corinthe (en Grèce), le christianisme ne dépend pas de la “sagesse [sophian] du monde”, c’est-à-dire du monde des hommes éloigné de Dieu (voir MONDE [Le monde éloigné de Dieu]), et il ne se caractérise pas particulièrement par cette forme de sagesse. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait rien d’utile ou de bénéfique dans les multiples facettes de la sagesse du monde. Paul a lui-​même fait usage de l’habileté qu’il avait acquise comme fabricant de tentes. Il lui est aussi arrivé de citer des auteurs profanes pour illustrer certains aspects de la vérité (Actes 18:2, 3; 17:28, 29; Tite 1:12). Toutefois, dans leur ensemble, les façons de voir, l’optique, les méthodes, les critères et les objectifs du monde et de sa philosophie ne s’accordaient pas avec la vérité et s’opposaient dès lors au “saint secret” de la sagesse de Dieu.

      C’est ainsi que dans sa sagesse le monde a rejeté comme sottise le Christ envoyé par Dieu. Ses chefs avaient beau être des administrateurs capables et perspicaces, ils étaient allés jusqu’à ‘attacher sur un poteau le Seigneur glorieux’. (I Cor. 1:18; 2:7, 8.) Cependant, Dieu prouvait désormais la sottise de la sagesse du monde et faisait honte aux sages en utilisant ce qu’ils considéraient comme “une chose sotte de Dieu” et des personnes qu’ils jugeaient ‘sottes, faibles et viles’ pour réaliser son dessein infaillible (I Cor. 1:19-28). Paul a rappelé aux chrétiens de Corinthe que “la sagesse de ce système de choses, (...) celle des chefs de ce système de choses”, serait réduite à néant. Cette sagesse n’avait donc pas sa place dans le message spirituel qu’il répandait (I Cor. 2:6, 13). Il a également mis les chrétiens de Colosses en garde contre le piège de “la philosophie [philosophias, littéralement “amour de la sagesse”]” et contre les “vaines tromperies” de “la tradition des hommes”. — Col. 2:8; voir les versets 20 à 23 2:20-23.

      Dès lors, peu importe la sagesse qu’on a pu acquérir dans le présent monde, qu’il s’agisse de compétences professionnelles, d’habileté dans les domaines commercial et administratif, d’instruction scientifique ou philosophique, la règle suivante s’applique: “Si quelqu’un parmi vous pense être sage dans ce système de choses, qu’il devienne sot pour devenir sage.” (I Cor. 3:18). La seule chose dont on puisse être fier, c’est ‘d’être perspicace et de connaître Jéhovah, Celui qui exerce la bonté de cœur, l’équité et la justice sur la terre’, car c’est à cela que Dieu prend plaisir. — Jér. 9:23, 24; I Cor. 1:31; 3:19-23.

      Une guerre spirituelle

      L’apôtre Paul comptait sur la sagesse divine pour mener une guerre spirituelle contre ceux qui menaçaient de corrompre les congrégations chrétiennes, et notamment celle de Corinthe (I Cor. 5:6, 7, 13; II Cor. 10:3-6; voir 6:7). Il souscrivait à cette parole de l’Ecclésiaste: “La sagesse vaut mieux que des instruments de combat, et un seul pécheur peut détruire beaucoup de bien.” (Eccl. 9:18; 7:19). Quand il parle de “renverser des forteresses” (II Cor. 10:4), il reprend l’idée qui se dégage de Proverbes 21:22 selon la Septante grecque. Il savait que les hommes ont tendance à prêter surtout attention à ceux qui en imposent par leur talent, par leur personnalité ou par leur éloquence. Il n’ignorait pas que les paroles prononcées “dans le calme” par un homme “nécessiteux mais sage” sont souvent laissées de côté au profit de discours qui paraissent plus puissants (voir Ecclésiaste 9:13-17). Du reste, Jésus lui-​même qui n’avait pas sur la terre la richesse et la gloire de Salomon, mais qui possédait une sagesse infiniment supérieure à la sienne, avait été méprisé par les chefs et par le peuple. — Voir Matthieu 12:42; 13:54-58; És. 52:13-15; 53:1-3.

      L’ACQUISITION DE LA VRAIE SAGESSE

      Un proverbe déclare: “Achète la vérité elle-​même et ne la vends pas — la sagesse, et la discipline, et l’intelligence.” (Prov. 23:23). Jéhovah, la Source de la vraie sagesse, la donne avec générosité à tous ceux qui la recherchent sincèrement, qui la demandent avec foi et qui éprouvent une crainte pieuse et saine de sa personne (Prov. 2:1-7; Jacq. 1:5-8). Toutefois, celui qui poursuit la sagesse doit consacrer du temps à l’étude de la Parole de Dieu afin de se familiariser avec ses commandements, ses lois, ses avertissements et ses conseils, réfléchir sur ses actes et ses manières d’agir, puis en tenir compte dans sa vie (Deut. 4:5, 6; Ps. 19:7; 107:43; 119:98-101; Prov. 10:8; voir II Timothée 3:15-17). Il rachètera sagement le temps favorable. En période de méchanceté, il ne se montrera pas déraisonnable, mais il continuera “à comprendre quelle est la volonté de Jéhovah”. (Éph. 5:15-20; Col. 4:5, 6.) Il lui faudra aussi cultiver une foi inébranlable pour être convaincu que la puissance de Dieu est invincible, que sa volonté s’accomplira inéluctablement et qu’il ne manquera pas de tenir ses promesses en récompensant ses fidèles (Héb. 11:1, 6; I Cor. 15:13, 14, 19). C’est là le seul moyen de prendre de bonnes décisions sans être influencé par la crainte, l’avidité, le désir de la chair et d’autres sentiments néfastes. — Prov. 2:6-16; 3:21-26; 8:34-36; 13:14; 24:13, 14; És. 33:2, 6.

      Le rôle du cœur et celui de l’esprit

      L’intelligence compte évidemment pour beaucoup dans l’acquisition de la sagesse. Toutefois, le cœur, auquel se rattachent surtout nos motivations et nos sentiments, joue un rôle plus important encore (Ps. 49:3, 4; Prov. 14:33). Le serviteur de Dieu veut avoir “la sagesse pure” au ‘secret de lui-​même’, afin de diriger sa vie avec des motivations sages (voir Psaume 51:6, 10; 90:12). “Le cœur du sage est à sa droite [prêt à l’aider et à le protéger dans des moments critiques (voir Psaume 16:8; 109:31)], mais le cœur du stupide à sa gauche [il ne lui donne pas la bonne motivation dont il aurait besoin].” (Eccl. 10:2, 3; voir Proverbes 17:16; Romains 1:21, 22). L’homme vraiment sage a formé et discipliné son cœur pour qu’il lui donne de bonnes motivations (Prov. 23:15, 16, 19; 28:26). En quelque sorte, il a écrit les commandements et la loi de la justice ‘sur la tablette de son cœur’. — Prov. 7:1-3; 2:2, 10.

      L’expérience et les bonnes compagnies

      L’expérience est un facteur de sagesse non négligeable. Jésus lui-​même “progressait en sagesse” à mesure que passaient ses années d’enfance (Luc 2:52). Moïse a choisi comme chefs des hommes “sages, et avisés, et expérimentés”. (Deut. 1:13-15.) Bien qu’on puisse acquérir une certaine sagesse en assistant à un châtiment ou en le subissant soi-​même (Prov. 21:11), on l’obtiendra plus sûrement et plus vite en profitant de l’expérience de ceux qui sont déjà sages et en préférant leur compagnie à celle des “inexpérimentés”. (Prov. 9:1-6; 13:20; 22:17, 18; voir II Chroniques 9:7.) Les personnes âgées sont plus susceptibles de manifester une telle sagesse, surtout si elles possèdent l’esprit de Dieu (Job 32:7-9). Cela s’est vérifié lorsque Roboam a accédé au trône (I Rois 12:5-16). Cependant, “mieux vaut un enfant [ou un homme relativement jeune] nécessiteux mais sage qu’un roi vieux mais stupide, qui n’en sait pas assez pour être encore averti”. — Eccl. 4:13-15.

      C’est aux portes de la ville (aux abords desquelles se trouvaient souvent des places publiques) que les anciens prodiguaient leurs conseils et rendaient leurs décisions judiciaires avec sagesse (voir Proverbes 1:20, 21; 8:1-3). Les stupides ne se faisaient généralement pas entendre à cet endroit (que ce soit pour solliciter la sagesse ou pour la dispenser). Ils préféraient passer leur temps à bavarder ailleurs (Prov. 24:7). Bien que la fréquentation des sages entraîne des réprimandes et parfois même des blâmes, elle est de loin préférable aux chants et aux rires des stupides (Eccl. 7:5, 6). Celui qui s’isole dans son point de vue étroit et borné sur l’existence et dans ses désirs égoïstes finit pas s’engager dans une voie contraire à toute sagesse pratique. — Prov. 18:1.

      Le comportement et les paroles du sage

      En Proverbes 11:2 il est écrit que “la sagesse est avec les modestes”. De son côté, Jacques parle de la “douceur qui appartient à la sagesse”. (Jacq. 3:13.) La jalousie, les querelles, la vantardise et l’obstination sont autant de preuves que quelqu’un n’a pas la vraie sagesse et qu’il se laisse plutôt guider par une sagesse “terrestre, animale, démoniaque”. La vraie sagesse, en effet, est “pacifique, raisonnable, disposée à obéir”. (Jacq. 3:13-18.) “Dans la bouche du sot il y a la baguette de l’arrogance, mais les lèvres des sages les garderont.” Ces derniers ont la sagesse de se garder des paroles présomptueuses, blessantes ou irréfléchies (Prov. 14:3; 17:27, 28; Eccl. 10:12-14). De la langue et des lèvres des sages sortent des propos mûrement réfléchis, bénéfiques, apaisants et agréables (Prov. 12:18; 16:21; Eccl. 12:9-11; Col. 3:15, 16). Au lieu de susciter des disputes, ils essaient de rétablir le calme et de ‘gagner des âmes’ par une persuasion empreinte de sagesse. — Prov. 11:30; 15:1-7; 16:21-23; 29:8.

      La sagesse dans le cadre familial

      La sagesse édifie une maisonnée, pas seulement le bâtiment, mais la famille et sa vie commune (Prov. 24:3, 4; voir Proverbes 3:19, 20; Psaume 104:5-24). Les parents sages ne retiennent pas la baguette et la réprimande, mais par la discipline et des conseils ils protègent leurs enfants de la délinquance (Prov. 29:15). L’épouse sage contribue grandement au succès et au bonheur de la famille (Prov. 14:1; 31:26). Les enfants qui se soumettent sagement à la discipline de leurs parents procurent joie et honneur à leur famille, en défendant sa réputation contre les accusations et les calomnies, et en manifestant devant tous la sagesse de l’éducation que leur a donnée leur père. — Prov. 10:1; 13:1; 15:20; 23:24, 25; 27:11.

  • Saint des Saints
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    • SAINT DES SAINTS

      Voir TRÈS-SAINT.

  • Sainteté
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    • SAINTETÉ

      Caractère, qualité d’une personne ou d’une chose sainte. Les mots “saint” et “sainteté” traduisent des termes hébreux qui dérivent peut-être d’une racine signifiant “être brillant”, “être nouveau ou neuf, sans tache ou propre”, d’abord au sens physique. Mais la Bible les emploie surtout au sens spirituel ou moral, ce qui fait de l’adjectif “saint” un synonyme de “pur” ou de “sacré”. En outre, les mots hébreux pour “sainteté” s’appliquent à ce qui est sanctifié, c’est-à-dire mis à part pour Dieu, qui est saint. Ils désignent donc la condition de ce qui est mis à part pour le service de Dieu. Dans les Écritures grecques chrétiennes, les mots traduits par “saint” et “sainteté” évoquent aussi l’idée de mise à part pour Dieu. Par ailleurs, ils sont également utilisés pour décrire la sainteté de Dieu, ainsi que la pureté ou la perfection de la conduite de ses créatures.

      JÉHOVAH

      La sainteté appartient à Jéhovah (Ex. 39:30; Zach. 14:20). Jésus Christ l’a appelé “Père saint”. (Jean 17:11.) Les créatures célestes lui attribuent la sainteté, la pureté absolue par ces mots: “Saint, saint, saint est Jéhovah des armées.” (És. 6:3; Rév. 4:8; voir Hébreux 12:14). Il est le Très-Saint, car sa sainteté est incomparable (Prov. 30:3; dans ce passage, le vocable hébreu traduit par “Très-Saint” est au pluriel d’excellence ou de majesté). La devise “La sainteté appartient à Jéhovah”, qui était gravée sur la plaque placée sur le turban du grand prêtre, aidait les Israélites à se souvenir que Jéhovah est la source de toute sainteté. Cette plaque brillante en or pur était appelée “le saint signe de la mise à part” (ou de la “consécration”, VB). Elle rappelait que le grand prêtre était mis à part pour un service éminemment saint (Ex. 28:36; 29:6). Dans le chant de victoire qu’ils ont entonné avec Moïse après le passage de

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