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Assemblée générale annuelle — 2 octobre 1999La Tour de Garde 1999 | 15 juillet
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Assemblée générale annuelle — 2 octobre 1999
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE des membres de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania se tiendra le 2 octobre 1999, dans la Salle d’assemblées des Témoins de Jéhovah, 2932, Kennedy Boulevard, à Jersey City, dans l’État du New Jersey (États-Unis). Une réunion préliminaire des membres uniquement aura lieu à 9 h 15, suivie de l’assemblée générale annuelle à 10 heures.
Nous serions reconnaissants aux membres de l’association qui ont changé d’adresse au cours de l’année écoulée d’en informer dès à présent le Bureau du Secrétaire afin que les convocations et les pouvoirs puissent leur parvenir au cours du mois de juillet.
Les pouvoirs, qui seront envoyés aux membres de la Société avec leur convocation, doivent être retournés au Bureau du Secrétaire pour le 1er août au plus tard. Chaque membre doit remplir son pouvoir et le renvoyer rapidement en précisant s’il assistera ou non à l’assemblée. Les renseignements donnés devront être définitifs, car ils serviront à déterminer le nombre de membres qui seront présents.
Il est prévu que le programme complet, y compris les formalités administratives et les rapports qui seront ensuite présentés, s’achève à 13 heures ou peu après. Il n’y aura pas de session l’après-midi. Étant donné le nombre limité de places, les entrées se feront sur invitation uniquement. Il n’est pas prévu que le programme de cette assemblée annuelle soit retransmis par liaison téléphonique.
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Questions des lecteursLa Tour de Garde 1999 | 15 juillet
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Questions des lecteurs
En 2 Thessaloniciens 3:14, il est question de ‘ noter ’ quelqu’un ; s’agit-il d’une mesure formelle de la congrégation ou d’une attitude qu’un chrétien adopte à titre individuel pour éviter les indisciplinés ?
Les paroles de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens indiquent que les anciens de la congrégation ont un rôle précis à jouer quand il s’agit de ‘ noter ’ quelqu’un. Toutefois, à titre individuel, les chrétiens tiennent compte de cette mesure pour des raisons d’ordre spirituel. C’est ce qui ressort de l’examen du conseil de Paul replacé dans son contexte.
Paul avait participé à la formation de la congrégation de Thessalonique en aidant des hommes et des femmes à devenir croyants (Actes 17:1-4). Par la suite, il leur a écrit de Corinthe pour les féliciter et les encourager. Il leur a également donné des conseils dont ils avaient besoin. Il les a engagés à ‘ vivre tranquilles, à s’occuper de leurs propres affaires et à travailler de leurs mains ’. Certains ne se comportaient pas de la sorte, et c’est pourquoi Paul a ajouté : “ Nous vous exhortons, frères : avertissez les désordonnés, parlez de façon consolante aux âmes déprimées, soutenez les faibles. ” Manifestement donc, il se trouvait dans la congrégation des “ désordonnésa ” qu’il était nécessaire de conseiller. — 1 Thessaloniciens 1:2-10 ; 4:11 ; 5:14.
Quelques mois plus tard, Paul a envoyé aux Thessaloniciens une seconde lettre qui contenait des remarques supplémentaires concernant la future présence de Jésus. Paul leur a aussi donné d’autres conseils sur la conduite à tenir à l’égard de ceux qui ‘ ne travaillaient pas mais se mêlaient de ce qui ne les regarde pas ’. Leur comportement était en contradiction avec l’exemple de Paul, un homme très travailleur, et avec l’ordre clair qu’il avait formulé sur la nécessité de travailler pour subvenir à ses besoins (2 Thessaloniciens 3:7-12). Paul a demandé que certaines mesures soient prises. Ces mesures faisaient suite aux démarches déjà entreprises par les anciens, qui avaient averti, ou conseillé, les désordonnés. Paul a écrit :
“ Or nous vous ordonnons, frères, [...] de vous éloigner de tout frère qui marche de manière désordonnée et non selon la tradition que vous avez reçue de nous. Quant à vous, frères, ne renoncez pas à faire le bien. Mais si quelqu’un n’obéit pas à notre parole qui vous est parvenue grâce à cette lettre, notez cet homme, cessez de le fréquenter, pour qu’il en prenne honte. Et pourtant, ne le considérez pas comme un ennemi, mais continuez à l’avertir comme un frère. ” — 2 Thessaloniciens 3:6, 13-15.
Les mesures qu’il convenait d’ajouter étaient donc les suivantes : s’éloigner des désordonnés, les noter, cesser de les fréquenter mais continuer à les avertir comme des frères. Dans quelles circonstances les membres de la congrégation pourraient-ils être amenés à adopter cette attitude ? Pour le préciser, commençons par définir trois situations auxquelles Paul ne faisait pas allusion en l’occurrence.
1) Nous savons que les chrétiens sont imparfaits et ont des manquements. Cependant, l’amour caractérise le vrai christianisme, et il nous commande de faire preuve de compréhension et de pardonner aux autres leurs erreurs. Par exemple, un chrétien pourrait céder exceptionnellement à une explosion de colère, comme celle qui survint entre Paul et Barnabas (Actes 15:36-40). Ou bien, en raison de la fatigue, quelqu’un pourrait avoir des paroles dures et acerbes. Dans de tels cas, en manifestant l’amour et en mettant en pratique les conseils de la Bible, nous pouvons passer sur le faux pas, continuer à vivre, à nous retrouver ou à collaborer avec notre compagnon dans la foi (Matthieu 5:23-25 ; 6:14 ; 7:1-5 ; 1 Pierre 4:8). Manifestement ce n’est pas de ce genre de manquements que parlait Paul en 2 Thessaloniciens.
2) Paul n’évoquait pas non plus une situation dans laquelle un chrétien choisit de lui-même de fréquenter moins étroitement quelqu’un dont les manières d’agir ou l’état d’esprit laissent à désirer, par exemple un frère qui semble s’intéresser excessivement aux divertissements ou aux choses matérielles. Des parents pourraient décider que leur enfant fréquentera moins des jeunes qui ne respectent pas l’autorité de leurs parents, qui jouent de manière brutale ou dangereuse, ou qui ne prennent pas le christianisme au sérieux. Il s’agit là de décisions strictement personnelles qui s’appuient sur Proverbes 13:20 : “ Qui marche avec les sages deviendra sage, mais qui a des relations avec les stupides s’en trouvera mal. ” — Voir aussi 1 Corinthiens 15:33.
3) Dans un tout autre registre de gravité, Paul écrivit aux Corinthiens à propos de celui qui pratiquerait un péché grave et ne manifesterait pas de repentir. Un tel pécheur non repentant devait être exclu de la congrégation. L’homme “ méchant ” devait en quelque sorte être livré à Satan. Ensuite, les chrétiens fidèles ne devaient plus le fréquenter, ne plus se mêler à lui ; l’apôtre Jean demanda aux chrétiens de ne pas même le saluer (1 Corinthiens 5:1-13, note ; 2 Jean 9-11). Mais ce cas de figure ne correspond pas non plus au conseil de 2 Thessaloniciens 3:14.
Le problème des “ désordonnés ” dont il est question en 2 Thessaloniciens est différent des trois situations que nous venons d’évoquer. Paul a écrit que ces désordonnés étaient toujours des “ frères ” qu’il fallait avertir et traiter comme tels. Le problème afférent à ces frères “ désordonnés ” n’était pas une simple question de point de vue personnel sur un autre chrétien, mais n’était pas non plus suffisamment grave pour que les anciens de la congrégation aient à intervenir par une mesure d’exclusion, comme le fit Paul pour le cas d’immoralité sexuelle à Corinthe. À la différence de l’homme qui fut exclu à Corinthe, les “ désordonnés ” n’étaient pas coupables de péché grave.
Les “ désordonnés ” de Thessalonique étaient coupables de déviations importantes par rapport au christianisme. Ils ne voulaient pas travailler, soit parce qu’ils pensaient que le retour de Christ était imminent, soit parce qu’ils étaient paresseux. De plus, ils provoquaient des troubles importants en ‘ se mêlant de ce qui ne les regardait pas ’. Sans doute les anciens de la congrégation les avaient-ils déjà conseillés à plusieurs reprises, conformément à la première lettre de Paul et à d’autres recommandations divines (Proverbes 6:6-11 ; 10:4, 5 ; 12:11, 24 ; 24:30-34). Pourtant, ils persistaient dans un comportement qui avait une mauvaise influence sur la congrégation et risquait de gagner d’autres chrétiens. Aussi Paul, en sa qualité d’ancien de la congrégation chrétienne, sans nommer les personnes, attirait-il ouvertement l’attention sur leur conduite désordonnée et dévoilait-il leur égarement.
Il informait également la congrégation qu’il serait bien que ses membres, à titre individuel, ‘ notent ’ les désordonnés. Cela supposait que chaque chrétien devait prendre note des individus dont les actions correspondaient au comportement contre lequel la congrégation était publiquement mise en garde. Paul conseillait de ‘ s’éloigner de tout frère qui marche de manière désordonnée ’. Cela ne pouvait manifestement pas signifier éviter totalement l’individu en question, car on devait ‘ continuer à l’avertir comme un frère ’. Les membres de la congrégation continueraient d’avoir avec lui des contacts fraternels lors des réunions et peut-être dans le ministère. Ils pouvaient espérer qu’il serait sensible à l’avertissement et renoncerait à ses manières d’agir troublantes.
En quel sens allaient-ils ‘ s’éloigner ’ de ce frère ? De toute évidence dans le domaine des activités entre amis (comparer avec Galates 2:12). En cessant de s’associer avec lui pour des activités amicales ou des divertissements, ils pouvaient lui montrer que les chrétiens attachés aux principes n’appréciaient pas ses manières d’agir. Et quand bien même l’individu en question n’en prendrait pas honte ou ne changerait pas, du moins les autres risqueraient-ils moins d’adopter ses manières d’agir. Mais en même temps, ces chrétiens devaient personnellement concentrer leur attention sur des choses constructives. Paul leur a donné ce conseil : “ Quant à vous, frères, ne renoncez pas à faire le bien. ” — 2 Thessaloniciens 3:13.
Manifestement donc, ce conseil apostolique ne nous permet pas de mépriser ou de juger nos frères qui font une erreur ou un faux pas de moindre importance. Il a plutôt pour but d’aider celui qui adopte un comportement perturbateur dérogeant nettement au christianisme.
Paul n’a pas établi des règles détaillées comme s’il voulait établir une procédure complexe. Mais il est clair que les anciens doivent commencer par conseiller l’individu désordonné et s’efforcer de l’aider. Si, malgré cela, celui-ci s’entête dans une attitude qui sème le trouble et qui risque de se répandre, ils jugeront peut-être nécessaire de mettre en garde la congrégation. Ils pourront alors prévoir un discours expliquant pourquoi il faut rejeter ce genre de comportement désordonné. Ils ne nommeront personne, mais leur discours de mise en garde contribuera à protéger la congrégation, car les auditeurs réceptifs feront spécialement attention à limiter les activités amicales avec toute personne qui manifeste ouvertement une telle attitude désordonnée.
Il est à espérer que l’individu désordonné finira par prendre honte de son comportement et ressentira le désir de changer. Les anciens et les autres membres de la congrégation remarquant ce changement, ils pourront décider individuellement de mettre fin aux limites qu’ils s’étaient imposées à son égard en ce qui concerne les activités entre amis.
Pour résumer : si quelqu’un se conduit de manière désordonnée, les anciens de la congrégation prennent l’initiative de proposer leur aide et leurs conseils. Si l’individu concerné ne prend pas conscience du caractère fautif de son comportement mais persiste à exercer une influence néfaste, les anciens peuvent avertir la congrégation par un discours qui explique clairement le point de vue biblique, qu’il soit question de la fréquentation d’un non-croyant en vue du mariage ou de tout autre comportement qui ne convient pas (1 Corinthiens 7:39 ; 2 Corinthiens 6:14). Les membres de la congrégation ainsi mis en garde peuvent alors à titre individuel décider de limiter les activités amicales avec des individus qui se comportent manifestement de manière désordonnée mais sont toujours leurs frères.
[Note]
a Ce mot grec était employé pour parler de soldats qui sortaient des rangs ou ne se pliaient pas à la discipline militaire, ainsi que pour désigner des élèves qui manquaient volontairement les cours.
[Illustrations, page 31]
Les anciens avertissent les individus désordonnés sans cesser de les considérer comme des frères.
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