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  • w50 1/1 p. 5-10
  • “ Le véritable Israël de Dieu ”

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  • “ Le véritable Israël de Dieu ”
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1950
  • Intertitres
  • UNE NATION NOUVELLEMENT CHOISIE
  • LES JUIFS SELON LA CHAIR N’ACCOMPLISSENT PAS LA PROPHÉTIE
  • ILS DESCENDENT EN ÉGYPTE POUR AVOIR DU SECOURS
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1950
w50 1/1 p. 5-10

“ Le véritable Israël de Dieu ”

1, 2. À qui beaucoup de personnes attribuent-​elles l’établissement de l’État d’Israël ?

LES ÉVÉNEMENTS mondiaux qui se déroulent depuis 1914 sont très significatifs. Cependant, le développement politique des Juifs décrit ci-dessus, signifie-​t-​il qu’ils sont le “ véritable Israël de Dieu ” ? Leur réoccupation d’une partie de la Palestine et l’établissement de l’État d’Israël, en sont-​ils une preuve venant de Jéhovah Dieu ? Examinons cela.

2 La foi des Juifs orthodoxes est résumée dans un credo disant entre autres choses : 1. “ Je crois avec une foi véritable et parfaite que Dieu est le créateur, le gouverneur et l’auteur de toutes les créatures et qu’il a fait toutes choses,... 12. que le Messie est encore à venir ; et bien qu’il retarde sa venue, je l’attendrai jusqu’à ce qu’il vienne ; 13. que les morts seront ramenés à la vie quand il plaira à Dieu le Créateur, que son nom soit béni et sa mémoire célébrée sans fin. Amen. ” C’est à ce Dieu que les Juifs orthodoxes veulent attribuer leurs récents succès dans le monde. Bien des ecclésiastiques de la chrétienté acquiesceront et diront : “ Ceci vient de Dieu ! ” À ce sujet, un manifeste publié par huit prédicateurs éminents, d’Angleterre, vers la fin de l’année de guerre 1917, disait : “ Premièrement. Que la crise présente indique la fin du temps des Gentils... Quatrièmement. Qu’Israël sera restauré dans son propre pays quoique encore incroyant, et sera, ultérieurement converti par l’apparition de Christ [le Messie] en sa faveur. ”a Mais de nombreux Juifs, en Amérique et ailleurs, sont fermement attachés au pays dans lequel ils vivent. Ils ne se déclarent Juifs que de religion et leurs opinions seront divisées sur la question de savoir si le Tout-Puissant a favorisé ou non la construction politique d’Israël. Nous sommes donc forcés, pour examiner les faits actuels, de recourir aux prophéties et aux principes de la Parole de Jéhovah Dieu.

3, 4. Quelle prophétie est appliquée au retour des Juifs en Palestine ?

3 Il y a dans les anciennes Écritures hébraïques de nombreuses prophéties qui promettent le retour des Israélites dans leur terre natale, après une période de désolation et leur exil en terre étrangère. Elles sont souvent citées et appliquées aux Juifs naturels d’aujourd’hui et à la terre de Palestine littérale dans le Proche Orient. Par exemple, les passages suivants sont particulièrement employés et interprétés pour démontrer, que, avant la venue du Messie et l’établissement du Royaume de Dieu, les Juifs naturels seront rassemblés en Palestine, bien qu’ils ne croient pas encore au véritable Messie ou Christ :

4 “ Comme un pasteur passe en revue son troupeau, au jour où il se trouve au milieu de ses brebis éparses, ainsi je passerai en revue mes brebis, et je les retirerai de tous les lieux où elles ont été dispersées, en un jour de nuages et de ténèbres. Je les ferai sortir du milieu des peuples, et je les rassemblerai des divers pays ; je les ramènerai sur leur sol, et je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les vallées et dans tous les lieux habités du pays : Je les ferai paître dans de bons pâturages, et leur bercail sera sur les hautes montagnes d’Israël ; là elles reposeront dans un bon bercail, et elles paîtront dans un gras pâturage, sur les montagnes d’Israël. Moi je paîtrai mes brebis, moi, je les ferai reposer, — oracle du Seigneur Jéhovah. ” “ Je leur susciterai un seul pasteur, — et il les fera paître, — mon serviteur David ; c’est lui qui les paîtra, et c’est lui qui sera pour elles un pasteur. Moi, Jéhovah, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d’elles ; moi, Jéhovah, j’ai parlé. ” “ Je ferai pousser pour eux une végétation de renom ; ils ne seront plus enlevés par la famine dans le pays, et ils ne porteront plus l’opprobre des nations. Et ils sauront que moi, Jéhovah, leur Dieu, je suis avec eux, et que eux, la maison d’Israël, ils sont mon peuple, — oracle du Seigneur Jéhovah. Et vous mes brebis, troupeau que je pais, vous êtes hommes ; et moi, je suis votre Dieu, — oracle du Seigneur Jéhovah. ” — Éz. 34:12-15, 23, 24, 29-31, Crampon.

5, 6. Quelle est la prophétie appliquée à la reconstruction de la Palestine par les Juifs ?

5 Quant à la repopulation et la reconstruction actuelle de diverses contrées de la Palestine par les Juifs naturels, c’est la prophétie suivante qui est appliquée par différents hommes à l’esprit religieux :

6 “ Ainsi parle le Seigneur Jéhovah aux montagnes et aux collines, aux ravins et aux vallons, aux ruines désolées et aux villes abandonnées, qui ont été livrées au pillage et à la risée de ce qui reste des nations d’alentour... Les nations qui vous entourent porteront, elles aussi, leur opprobre. Et vous, montagnes d’Israël, vous pousserez vos rameaux ; et vous porterez votre fruit, pour mon peuple d’Israël ; car ils sont près de venir. Car voici que je viens à vous, et je tourne ma face vers vous ; et vous serez cultivées et ensemencées. Je multiplierai sur vous les hommes, la maison d’Israël tout entière ; les villes seront habitées, et les ruines seront rebâties. ” “ Ainsi parle le Seigneur Jéhovah : Ce n’est pas à cause de vous que je le fais, maison d’Israël, c’est pour mon saint nom que vous avez déshonoré, parmi les nation ; chez lesquelles vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom qui est déshonoré, parmi les nations au milieu desquelles vous l’avez déshonoré ; et les nations sauront que je suis le Seigneur Jéhovah, — oracle du Seigneur Jéhovah, quand je me sanctifierai en vous, à leurs yeux. Je vous tirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre. ” “ Ainsi parle le Seigneur Jéhovah : Encore en ceci je me laisserai chercher par la maison d’Israël, pour le faire en leur faveur : je multiplierai les hommes comme des troupeaux. Tels que les troupeaux de brebis saintes, tel que les troupeaux de Jérusalem dans ses solennités ainsi des troupeaux d’hommes rempliront les villes dévastées ; et l’on saura que je suis Jéhovah. ” — Éz 36:4, 7-10, 22-24, 37, 38, Crampon.

7. Quand ces prophéties furent-​elles accomplies sur l’Israël selon la chair ?

7 Mais les prophéties citées ci-dessus, ainsi que d’autres prophéties semblables, se sont déjà accomplies longtemps auparavant sur l’Israël naturel ou “ Israël selon la chair ”. Ces prophéties furent prononcées avant les soixante-dix ans de désolation de Jérusalem, de 607 à 537 av. J.-C. Elles furent donc accomplies, bien qu’en petit, sur l’Israël naturel, lorsque Jéhovah Dieu fit renverser le puissant empire de Babylone et permit ensuite que le roi Cyrus, le conquérant perse, laissât un fidèle reste de Juifs retourner en Palestine pour rebâtir le temple de Jéhovah à Jérusalem. Ces prophéties n’ont donc pas manqué de se réaliser littéralement sur l’ancien peuple choisi, la postérité naturelle d’Abraham. Mais l’établissement actuel du nouvel État d’Israël ne peut être en harmonie avec la prophétie sacrée. On ne peut prouver qu’il s’agit là du second et ultime accomplissement de la restauration du peuple de Dieu. Soyons assez courageux et assez honnêtes pour regarder en face et admettre les faits concernant l’Israël selon la chair.

8. Quelle pétition fut soumise concernant le procès de Christ ?

8 En relation avec ce qui précède, nous citons une dépêche de l’Agence Internationale d’Information (INS), datée du 28 janvier 1949 à Jérusalem. On y lit :

“ Le Ministère de la Justice israélien a étudié aujourd’hui une pétition demandant que le procès de Jésus-Christ, remontant à près de 2000 ans, soit révisé par la Haute Cour de Justice d’Israël. La pétition, soumise par un citoyen hollandais anonyme, déclare que la Cour a le “ devoir moral ” de revoir le procès “ entaché de nullité ” et de “ disculper ” Christ des accusations qui l’ont conduit à la crucifixion. La pétition ajoute que le gouvernement actuel d’Israël, issu de l’État juif d’il y a 2000 ans, a la “ compétence juridique ” nécessaire pour réviser le procès. Les sources gouvernementales d’information ont déclaré que la pétition serait examinée au cours d’un conseil de cabinet avant qu’une décision soit prise. La pétition, soigneusement documentée et couvrant plus de 30 pages, est basée sur des arguments juridiques et de forme. Elle affirme que la Cour, formée de 71 juges du Sanhédrin, qui condamna Christ n’était pas qualifiée, et elle discute la compétence de Ponce Pilate. La Cour Suprême israélienne qui reçut la pétition de Hollande par courrier recommandé, a été priée de ne pas révéler l’identité de l’appelant jusqu’à ce qu’une date ait été fixée pour une audience. Le pétitionnaire affirme être en possession de documents étayant sas dires. Les milieux juridiques de Tel-Aviv pensent que le pétitionnaire est un éminent juriste. ”

UNE NATION NOUVELLEMENT CHOISIE

9. Qu’est-​ce qui empêcha Israël d’être rejeté tout entier en tant que nation ?

9 Ce qui est advenu de la pétition mentionnée ci-dessus n’a pas encore été rapporté, mais, quelques jours avant que Jésus de Nazareth fût cloué au bois, il dit aux Juifs à Jérusalem : “ Voici, votre maison vous sera laissée déserte. ” Un peu plus tard, le même jour, il prédit que leur lieu d’adoration (le temple d’Hérode) et la ville de Jérusalem seraient détruits et qu’eux-​mêmes seraient dispersés parmi toutes les nations. Par l’accomplissement fidèle de ses paroles lors de la destruction de Jérusalem par les légions romaines en l’an 70, ce Jésus se révéla être un véritable prophète de Jéhovah. La dispersion depuis cette date, des Juifs qui autrefois étaient son peuple, prouve que Jéhovah les a rejetés en tant que nation. Si un fidèle reste de Juifs selon la chair n’avaient pas subsisté, tous auraient été rejetés. Mais ce fidèle reste accepta Jésus de Nazareth comme le Messie, descendant du roi David selon la chair et héritier légal de l’alliance davidique pour le Royaume. Le jour de la Pentecôte, après la mort et la résurrection de Christ, le reste des Juifs croyants fut baptisé de l’esprit saint de Dieu venu du ciel, en accomplissement de la prophétie de Joël 2:28, 29. À cette occasion, Simon Pierre, l’apôtre juif consacré, déclara que Jéhovah Dieu avait approuvé Jésus comme Messie ou Christ, en le relevant de la mort et en l’élevant à sa droite dans les cieux, le rendant ainsi plus grand que David, puisqu’il le faisait Seigneur de David selon le Psaume 110:1.

10, 11. Quelle nouvelle nation Dieu établit-​il, tout en justifiant ses membres ?

10 C’est alors que, comme il est relaté en Actes 2:1-42, Dieu établit une nation nouvellement choisie, un nouvel Israël, un Israël selon l’esprit. Les Juifs selon la chair rassemblés aujourd’hui en Palestine sous l’égide de la prétendue “ étoile de David ”, se réclament de leur descendance naturelle d’Abraham. Ils soutiennent par conséquent qu’ils sont grâce à leurs liens charnels, la “ postérité d’Abraham ”. Ce n’est pas la filiation charnelle qui fait d’un peuple la postérité d’Abraham, mais le fait d’avoir la foi d’Abraham, par laquelle on obtient la justification devant Dieu. Les Juifs naturels rassemblés en Palestine, peuvent montrer leur circoncision dans la chair. Mais Jéhovah Dieu demande à ceux qui veulent être son véritable peuple, de circoncire leurs cœurs. C’est cette circoncision du cœur qui fait d’une personne un Juif authentique aux yeux de Dieu. — Deut. 10:16 ; 30:6 ; Jér. 4:4.

11 La justice fut imputée à Abraham avant même qu’il fût circoncis dans la chair. De même, toute personne fidèle et croyante de n’importe quelle nation peut être justifiée devant Dieu sans être circoncise dans la chair. Ayant en Dieu la même foi qu’Abraham, ce croyant incirconcis peut être un véritable enfant d’Abraham selon l’esprit. C’est ainsi que l’apôtre Paul, un chrétien d’origine juive, dit aux disciples de Jésus : “ Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. ” — Rom. 2:28, 29 ; 4:3-12.

12, 13. Comment les Gentils, quoique incirconcis, furent-​ils admis à faire partie de cet Israël ?

12 Lorsqu’un reste seulement de Juifs naturels reconnut l’accomplissement des prophéties en Jésus-Christ et l’accepta comme le Messie de Jéhovah, il advint alors que la bonne nouvelle du salut fut portée aux Gentils incirconcis en vue de leur présenter une chance de montrer envers Dieu une foi semblable à celle d’Abraham et de devenir ainsi enfants d’Abraham. Nombreux furent ceux qui crurent en Jéhovah et acceptèrent son Messie, Jésus ressuscité, assis à la droite de Dieu. Ceux qui agirent ainsi furent justifiés à cause de leur foi et oints de l’esprit de Dieu en tant qu’enfants spirituels. De cette manière, ils firent partie de la nouvelle nation de Dieu, de son Israël selon l’esprit. Ces Gentils croyants étaient Juifs ou Judéens intérieurement, et ils s’attachèrent fermement au Messie de la tribu de Juda. Ils louaient Jéhovah Dieu, car le nom de Juda signifie “ louange ”, c’est-à-dire louange à Jéhovah. — Gen. 29:35.

13 Que de telles personnes, croyant en Jésus et issues non seulement des Juifs selon la chair, mais encore des Gentils incirconcis, forment le véritable Israël de Dieu, celui que Jéhovah reconnaît à présent et dont il se sert, voilà ce que montre le même écrivain chrétien d’origine juive : “ Car ceux-là même qui sont circoncis ne gardent point la loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier en votre chair. Mais pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel le monde m’est crucifié, et moi au monde ! Car en Jésus-Christ, ni la circoncision, ni le prépuce, n’ont aucune efficace, mais la nouvelle créature. Et, à l’égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur le [véritable] Israël de Dieu ! ” — Gal. 6:13-16, David Martin.

14, 15. Avec quel Israël Dieu traite-​t-​il afin de bénir toutes les nations ?

14 Ce véritable Israël de Dieu forme avec Jésus-Christ la postérité ou descendance d’Abraham en qui toutes les nations de la terre doivent être bénies. Dans la même épître, cet écrivain chrétien d’origine juive dit : “ Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs [postérités], mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. ” — Gal. 3:8, 9, 16, 28, 29.

15 À la lumière de cette déclaration, nous voyons que Dieu ne traite pas aujourd’hui avec deux Israëls, l’un spirituel et l’autre selon la chair. Il traite avec le seul “ véritable Israël de Dieu ”, la postérité spirituelle d’Abraham. C’est en ce véritable Israël, et particulièrement le reste de celui-ci vivant aujourd’hui sur la terre, que les promesses de Jéhovah concernant la restauration de son peuple, trouvent leur accomplissement majeur et final.

LES JUIFS SELON LA CHAIR N’ACCOMPLISSENT PAS LA PROPHÉTIE

16. Comment les faits actuels ne répondent-​ils pas à l’ancien accomplissement concernant Cyrus ?

16 La Bible elle-​même montre que les prophéties concernant leur restauration dans leur propre patrie s’accomplirent d’une façon littérale sur l’Israël selon la chair au sixième siècle av. J.-C. Les circonstances de cette restauration de jadis préfigurent et illustrent la manière dont a lieu l’accomplissement complet et final de la prophétie à l’époque significative actuelle. Les circonstances et les développements de la colonisation juive en Palestine et de l’établissement de la république d’Israël, sont-​ils conformes à ceux de l’accomplissement des prophéties en petit ? Non ! En ce temps-​là, le Dieu tout-puissant renversa la perverse Babylone, l’oppresseur d’Israël, et suscita le roi Cyrus pour proclamer le retour des Israélites dans la terre de Juda afin d’y rebâtir le temple. Mais l’Empire britannique, qui détenait le mandat sur la Palestine, ne s’est pas avéré un Cyrus moderne envers les Juifs naturels. Les Juifs sionistes eux-mêmes se sont plaints à cor et à cri, de ce que la Grande-Bretagne ne s’en tenait pas à sa propre déclaration Balfour, et de ce qu’elle ne donnait aucun encouragement, quel qu’il soit, à la création d’un État juif indépendant en Palestine. Ce ne fut que le 29 janvier 1949, soit huit mois après l’établissement de l’État d’Israël, que la Grande-Bretagne accorda une reconnaissance “ de facto ”, ce qui la désignait non comme la première, mais comme la trente-troisième puissance à reconnaître le nouvel État.

17. Comment les faits ne répondent-​ils pas à l’ancien accomplissement concernant la désolation ?

17 Lorsqu’en 537 av. J.-C. le reste des Juifs revint de Babylone à Jérusalem pour rebâtir le temple de l’adoration de Jéhovah, la ville et le pays environnant étaient restés déserts pendant soixante-dix ans, complètement vides d’hommes et d’animaux domestiques. La puissance miraculeuse de Jéhovah entretint les choses dans cet état, et le fidèle reste entra dans un pays inhabité. (Jér. 33:10, 12 ; 32:43 ; 26:9) La situation était-​elle la même lorsqu’au dix-neuvième siècle, les Juifs commencèrent à jeter les bases de leur travail colonisateur, particulièrement après que la Société des Nations eut confirmé le mandat sur la Palestine en 1922 ? Non ! Il existait déjà sur l’emplacement de l’ancienne Jérusalem, une ville vieille de plusieurs siècles avec une mosquée musulmane à la place où se trouvait le temple. Le pays était occupé par les Arabes, avec il est vrai, une faible densité de population dans certains endroits, mais occupé malgré tout. Les Juifs durent obtenir des Arabes à prix d’argent la plus grande partie des territoires qui devaient être colonisés. Ce qu’ils ont obtenu en plus depuis le 14 mai 1948, ils l’ont obtenu par la force des armes dans une guerre sanglante au cours de laquelle des centaines de milliers d’habitants du pays, obligés de fuir, durent se réfugier dans les pays voisins membres de la Ligue Arabe. Comment ces faits pourraient-​ils correspondre aux prophéties et au cadre historique qui nous est fourni par l’accomplissement littéral de la prophétie sur une échelle réduite au temps de Cyrus, roi de Perse ?

18, 19. Comment l’incrédulité actuelle des Juifs ne répond-​elle pas à l’ancien accomplissement ?

18 Comme il a été démontré par le manifeste des pasteurs protestants mentionné ci-dessus (page 5 § 2), certains religionistes de la chrétienté prétendent que les Juifs selon la chair seraient restaurés en Palestine bien qu’incroyants ; c’est alors que Jésus-Christ se manifesterait comme leur Messie, ce que voyant, les Juifs se convertiraient à lui en masse ; il en ferait ensuite la nation la plus en vue de la terre. Mais de telles interprétations particulières des Écritures ne cadrent pas avec les prophéties et négligent les conditions dans lesquelles s’est déroulé leur accomplissement en petit. Lorsque le roi Cyrus libéra les Juifs de Babylone, le reste des survivants, environ 50 000 personnes, qui s’engagèrent de leur plein gré à revenir à Jérusalem, n’y retournèrent pas dans l’incrédulité. Ils quittèrent Babylone pour retourner dans un pays désolé, aux villes en ruine. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient foi en Jéhovah et s’étaient consacrés à son adoration par obéissance à ses commandements. Non, ceux qui revinrent n’étaient pas incroyants ; ils rentrèrent dans leur pays pour rebâtir le temple de leur Dieu Jéhovah et pour restaurer son adoration au lieu qu’il avait choisi pour y mettre son nom. Peu après leur arrivée à l’emplacement du temple, ils lui bâtirent un autel et commencèrent à lui offrir des sacrifices par l’intermédiaire de prêtres légitimes de la famille d’Aaron. Sept mois plus tard, l’hiver étant passé, ils commencèrent à poser les fondations du temple. — Esdras 1:1-8 ; 3:1-13.

19 Mais les Juifs selon la chair qui retournent aujourd’hui en Palestine n’y vont pas pour reconstruire le temple de Jéhovah, ni pour restaurer sa véritable adoration selon la loi, les prophètes et les psaumes. Ils y vont avec leur religion traditionnelle contenue dans le Talmud juif qui annule les lois et les commandements de Dieu. Ils ne prennent pas position dans le pays pour exalter le nom de Jéhovah et reprendre son adoration purifiée et affranchie des traditions babyloniennes des pères religieux. La Mosquée musulmane d’Omar, bâtie sur l’ancien emplacement du temple, les met dans l’impossibilité d’y rebâtir un lieu national d’adoration. Cela ne leur serait d’ailleurs pas utile, car ils ne disposent plus d’aucun prêtre consacré, pas plus qu’ils n’ont de descendant certain de la lignée royale de David, les livres généalogiques des prêtres de la lignée d’Aaron et des descendants du roi David ayant été détruits dans la catastrophe nationale de l’an 70 ap. J.-C.

20. Pourquoi les Juifs ne peuvent-​ils accomplir la prophétie concernant le temple ?

20 Ils ne croient pas que Jésus-Christ est “ sacrificateur de Jéhovah pour toujours selon l’ordre de Melchisédek ”, et qu’il est le seul qui puisse construire le temple : “ Ainsi parle Jéhovah des armées : Voici un homme dont le nom est Germe ; il germera en son lieu, et il bâtira le temple de Jéhovah. Il bâtira le temple de Jéhovah, et sera revêtu de majesté ; il sera assis en souverain sur son trône, et il sera prêtre sur son trône. ” (Ps. 110:4 ; Zach. 6:12, 13, Crampon) Le temple que ce Roi-Sacrificateur bâtit est une “ maison spirituelle ”, faite non de bois et de pierre, mais de “ pierres vivantes ”, les membres du “ véritable Israël de Dieu ”. (I Pi. 2:4-10) Pour cette raison primordiale, les Juifs selon la chair de nos jours, à Jérusalem, ne peuvent répondre à l’accomplissement réduit et de ce fait ne réalisent aucunement l’accomplissement majeur et décisif des prophéties. En outre, Jésus se trouvant un jour au puits proche du mont Garisim, dit à une femme : “ Femme, lui dit Jésus, crois-​moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. ” — Jean 4:21, 23.

21, 22. Pourquoi ne seront-​ils pas convertis en masse à Jésus par un signe ?

21 Ne pourraient-​ils pas, objectera quelqu’un, être rassemblés comme ils le sont aujourd’hui, dans l’incrédulité, et ensuite, lorsque Jésus paraîtra de nouveau comme le Messie, être convertis à lui en tant que nation ? Les paroles et les actions de Jésus, lorsqu’il était sur terre il y a dix-neuf siècles, plaident contre la suggestion que les Juifs regroupés en Palestine auraient la faveur de recevoir de lui un signe spécial venu du ciel dans le dessein de les convertir à lui comme Messie : Leur besoin d’un tel signe prouve simplement qu’ils sont de la même espèce que leurs ancêtres du temps de Jésus. Quand les pharisiens, de concert avec les Saducéens, le mirent à l’épreuve en lui demandant de leur donner un signe venant du ciel pour prouver qu’il était le Messie, Jésus le leur refusa et dit : “ Une génération méchante et adultère recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. ” Ce “ signe de Jonas ” est passé depuis longtemps. Jésus ne le renouvellera pas. Qu’était ce signe ? Sa résurrection des morts : “ Car comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. ” — Mat 16:1-4 et 12:38-40, Darby.

22 À présent, depuis la fin du “ temps des Gentils ” en 1914, le “ signe du Fils de l’homme dans le ciel ” est apparu, non en faveur d’une seule nation terrestre, mais de toutes les nations, Juifs et Gentils. Ce “ signe ”, c’est la naissance du Royaume de Dieu avec son Messie sur le trône céleste. (Mat. 24:30 ; Apoc. 12:1-5) Un témoignage mondial a été rendu, mais la masse des Juifs naturels et des Gentils continue à ignorer ce témoignage mondial rendu par les témoins de Jéhovah en faveur du “ signe ”. Le temps de la conversion est arrivé. Lorsque ce témoignage en faveur du Royaume aura été prêché à toutes les nations, aux Juifs, et aux Gentils, alors viendra le temps de la révélation de la puissance du Roi par la guerre universelle d’Armaguédon, et il sera trop tard pour se convertir, que ce soit individuellement ou par nations. Ce sera le “ jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres... L’affliction et le désespoir accablera l’âme de tout homme qui fait le mal, du Juif premièrement, et puis du gentil ”. — Rom. 2:5, 6, 9 ; Apoc. 16:14-16 ; II Thess. 1:7, Saci.

23. Comment la structure de l’État et de la loi ne satisfont-​elles pas aux exigences divines ?

23 Chaque événement en rapport avec la jeune république d’Israël prouve qu’elle ne fut pas établie par Dieu ou avec son aide, pas plus qu’elle ne sera acceptée par lui comme nation principale dans le Monde Nouveau de la justice. Lorsque Jéhovah Dieu établit pour la première fois les Israélites dans la terre promise, quinze siècles avant Christ, il les organisa en Théocratie selon la loi de Moïse. Lorsque le fidèle reste croyant revint de Babylone au sixième siècle av. J.-C., il organisa aussi la nation selon cette loi théocratique, et non comme le font les politiciens sionistes de nos jours n’ayant que des visées politiques. Ceux-ci essaient d’imiter les nations actuelles des Gentils, comme le firent leurs aïeux au temps du prophète Samuel, lorsqu’ils lui demandèrent un souverain humain visible, mécontents qu’ils étaient d’avoir Jéhovah comme véritable Roi invisible. Ainsi, ils s’organisent aujourd’hui à la façon du monde, se constituant en démocratie. Un problème particulièrement ardu et pénible se pose : Dans quelle mesure introduire certaines parties et caractéristiques de la loi théocratique de Jéhovah donnée à Moïse dans la loi de l’État d’Israël. Le gouvernement accepte des hommes de gauche et des anticléricaux, et le Talmud composé de traditions religieuses antiscripturales obtient plus de suffrages que la pure Parole de Jéhovah et la loi. Oui, en essayant de devenir un des membres de la famille moderne des nations, le nouvel État doit faire des compromis.

ILS DESCENDENT EN ÉGYPTE POUR AVOIR DU SECOURS

24, 25. Par qui Israël est-​il reconnu ? Pourquoi n’est-​ce pas en harmonie avec Dieu ?

24 Des reconnaissances officielles ? Oui, Israël en a obtenu des quantités de la part des politiciens quémandeurs de votes et des nations de ce monde. Mais aucune reconnaissance de Jéhovah Dieu et de son Messie ! Une large approbation de la part des religions de ce monde et des nations ne prouve pas l’approbation divine. La règle divine émise à l’intention des infidèles par Jacques, écrivain chrétien d’origine juive, dit : “ Adultères que vous êtes ! ne savez-​vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. ” (Jacques 4:4) Remarquez combien ce monde a fait d’avances amicales à Israël et combien Israël s’est montré satisfait de les recevoir.

25 Le premier à reconnaître la république d’Israël fut le président des États-Unis, Mr Truman, qui étonna le monde politique par sa promptitude à agir ainsi. Comment cela se passa-​t-​il et sous quelle influence ? Certainement pas sous l’influence de Jéhovah, le Dieu de l’ancien Israël : Le dimanche suivant, le 16 mai 1948, Drew Pearson, le commentateur national bien connu, dans un programme radiodiffusé de Washington par un réseau national de stations, révéla sans détours les faits suivants :

26-28. Comment la reconnaissance d’Israël par les États-Unis fut-​elle accélérée ?

26 À peine le nouvel État juif était-​il proclamé à Tel-Aviv que les chefs du parti démocrate américain se mirent à l’œuvre, tels que le sénateur J. Howard McGrath, de Rhode Island, président du Comité National Démocratique, Edward J. Flynn, directeur du Bronx de New-York, et Frank Hague alors dans sa trente-deuxième et dernière année comme maire de Jersey City, New-Jersey. Tous ces hommes sont des adhérents religieux du Vatican. Ceux-ci et d’autres de leur parti télégraphièrent ou téléphonèrent immédiatement à Truman, le pressant de reconnaître l’État d’Israël. Truman devait quelque chose à Flynn et à Hague. Lors de l’assemblée de nomination présidentielle du parti démocrate, tenue en 1944 à Chicago, Illinois, Flynn et Hague s’unirent à deux autres catholiques romains, Robert E. Hannegan, alors président du parti national démocrate, et Edward J. Kelly, maire de Chicago. Pour empêcher l’élection, par le parti, de Jacques F. Byrnes ou du vice-président Henry A. Wallace pour la prochaine vice-présidence, les quatre potentats politiques susnommés s’unirent et s’arrangèrent pour que Truman, alors sénateur, soit nommé vice-président des États-Unis. Roosevelt et Truman triomphèrent aux élections nationales, et quand Roosevelt mourut en 1945, Truman lui succéda à la présidence.

27 1948 fut l’année des élections présidentielles. Aussi, lorsque McGrath, Flynn et Hague pressèrent Truman de reconnaître Israël, Truman devait compter, non sur le suffrage des Juifs, mais sur celui des catholiques romains, suffrage par lequel il espérait être élu, et grâce auquel il obtint en effet sa réélection à la présidence l’automne suivant. Les politiciens catholiques qui le poussèrent à agir ainsi avaient en vue les intérêts du Vatican en Palestine, particulièrement les prétendus “ lieux saints ” et les institutions d’enseignement. De plus, le Vatican était engagé dans une guerre avec le communisme, et il s’agissait de devancer la Russie soviétique dans la reconnaissance d’Israël, presque son voisin de palier.

28 Mais Israël n’avait pas encore sollicité la reconnaissance des États-Unis. Aussi, pour hâter les formalités, la Maison Blanche, à Washington, entra en contact avec C. David Ginsburg, lui-​même en relations avec l’Agence juive, et le sollicita de faire une demande de reconnaissance. C’est ce qu’il fit. Le président Truman émit alors le communiqué suivant : “ Le gouvernement a été informé qu’un État juif a été proclamé en Palestine ; et une reconnaissance a été sollicitée par son gouvernement provisoire. Les États-Unis reconnaissent le gouvernement provisoire comme autorité de facto du nouvel État d’Israël. ”

29. Quelle attitude Israël adopta-​t-​il en face de la reconnaissance des nations ?

29 Parce que Truman les avait gagnés de vitesse, les Russes grincèrent des dents et se répandirent en violentes accusations ; puis, pour aller encore plus loin dans la voie de la reconnaissance, la Russie soviétique accorda à Israël — par une note de Molotov, son ministre des Affaires Étrangères — une reconnaissance, non de facto, mais de jure. Nous posons cette question : Y avait-​il dans cela la main pure de Jéhovah Dieu ? Cependant Israël se sentit flatté au fur et à mesure que trente nations au cours des mois qui suivirent, lui accordaient leur reconnaissance officielle, et il sentit que sa position dans le monde se fortifiait considérablement. Il accepta l’amitié des nations et s’en rendit dépendant, ce qui est inimitié adultère aux yeux de Dieu.

30. Quels conseils au sujet des alliances Israël ignora-​t-​il dès ses débuts ?

30 Israël imita-​t-​il en cela le petit et fidèle reste qui retourna à Jérusalem en 537 av. J.-C. et qui se confia en Jéhovah ? Israël doit être jugé par ses actes à la lumière des commandements de Dieu. Par son prophète Moïse, Jéhovah dit au sujet des alliances avec les nations des Gentils, en Deutéronome 7:2 : “ Que Jéhovah, ton Dieu, te les aura livrées et que tu les auras battues, tu les dévoueras par anathème, tu ne concluras pas d’alliance avec elles. ” (Crampon) Il le leur rappela ensuite par son ange en disant : “ Jamais je ne romprai mon alliance avec vous ; et vous, vous ne ferez point alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. ” (Juges 2:1, 2) L’ancienne Égypte était une grande puissance militaire et commerciale, mais Jéhovah avertit Israël de ne pas se tourner vers cette puissance mondiale afin d’en obtenir de l’aide contre ses ennemis. Montrant qu’il désapprouvait le fait de se tourner vers ce vieux monde pour lui demander aide, il dit aux Israélites : “ Malheur à ceux qui descendent en Égypte chercher du secours, qui s’appuient sur les chevaux, mettent leur confiance dans les chars, parce qu’ils sont nombreux, et dans les cavaliers, parce qu’ils sont forts, mais ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas Jéhovah. ”. (És. 31:1, Crampon ; 30:1, 2) Mais l’Israël d’aujourd’hui a méprisé ces conseils divins. L’après-midi du jour même où le nouvel État fut proclamé, son gouvernement demandait aux Nations unies d’“ assister le peuple juif dans la construction de son État et d’admettre Israël dans la famille des nations ”. Le dimanche suivant, le 16 mai 1948, son gouvernement s’adressait aux Nations unies et demandait à être admis dans leur sein. Il s’adressa également aux États-Unis pour obtenir une aide financière.

31, 32. Comment Israël en vint-​il à courtiser la Hiérarchie catholique ?

31 Avant que les Nations unies admettent Israël, il y eut certains événements. Pendant que les combats sévissaient en Palestine, le pape exprima son point de vue au sujet des prétendus lieux “ saints ”. Dans sa seconde encyclique sur ce sujet, le 15 avril 1949, le pape Pie XII fit reconnaître à Israël la puissance catholique romaine au sein des Nations unies. Comment ? Vingt-trois nations catholiques sont membres des Nations unies. Le pape en appela à leurs dirigeants pour qu’ils demandent au gouvernement israélien des garanties sur les droits ancestraux de la religion catholique en Palestine, et de le faire avant de voter l’admission d’Israël. Il demanda également un gouvernement international pour Jérusalem.

32 Le même mois, Chaim Weizmann, président d’Israël, visita les États-Unis. Il fut obligé de courtiser la Hiérarchie catholique romaine. Le 26 avril, lui et A. S. Éban, représentant d’Israël aux Nations unies, assistèrent à un dîner privé dans la demeure du cardinal Spellman à New-York, et y discutèrent la question du libre accès aux lieux “ saints ” de Jérusalem. Le 5 mai, Éban déclarait au comité politique ad hoc de l’Assemblée des Nations unies qu’Israël serait d’accord sur la question d’un régime international à Jérusalem, qui s’occuperait uniquement des lieux “ saints ” de la ville, mais laisserait aux autorités juives et arabes le soin des affaires séculières. Le même jour, des indiscrétions furent commises au sujet de l’identité de la personne qui avait arrangé l’entrevue entre le président Weizmann et le cardinal Spellman. Comme il quittait New-York pour retourner en Israël, le président déclara aux journalistes qu’il avait discuté de Jérusalem avec le cardinal. Sur les instances de qui ? Évidemment sur celle d’un politicien haut placé qui doit beaucoup au Vatican et aux suffrages des catholiques romains. L’entrevue avec le cardinal, déclara le Dr Weizmann, avait été arrangée “ grâce aux bons offices du président Truman ”. Il dit que “ les conversations avaient ouvert la voie à un arrangement ”. Un représentant du cardinal déclara également que “ l’on pensait que les points de vue israélien et catholique pouvaient avoir été rapprochés par les conversations Weizmann-Spellman ”. (N. Y. Times, section éditoriale, 8 mai 1949) Bien que le pape Pie XII prétende être le vicaire de Christ, la reconnaissance du Vatican par Israël ne constitue pas dans ce domaine, un accomplissement des paroles de Jésus aux Juifs de Jérusalem : “ Voici, votre maison vous sera laissée déserte ; car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur [Jéhovah]. ” — Mat. 23:38, 39 ; Ps. 118:26.

33. Comment et avec qui Israël signa-​t-​il sa condamnation à la destruction ?

33 Enfin, après des demandes répétées de la part de la nouvelle république, l’Assemblée générale des Nations unies admit l’État d’Israël comme un de ses membres le 11 mai 1949, par 37 voix contre 12 et 9 abstentions, dont la Grande-Bretagne, l’ex-puissance mandataire sur la Palestine. De ce fait, l’État d’Israël devint le cinquante-neuvième membre des Nations unies et devint, dans la complète acception du terme, une partie de la famille des nations de ce monde. La Bible montre que l’Organisation des Nations unies, successeur de feu la Société des Nations, est la forme actuelle de l’“ abomination de la désolation ” prédite à la fois par le prophète Daniel et par Jésus-Christ. Son apparition dénote que ce monde est actuellement dans le “ temps de la fin ”, et que Jésus-Christ est présent dans le Royaume de Dieu sur la montagne céleste de Sion. (Dan. 11:31 ; 12:11 ; Mat. 24:15) Cette “ abomination de la désolation ” s’érige en opposition au roi régnant Jésus-Christ pour la domination du monde. Elle est par conséquent vouée à la destruction dans la bataille d’Armaguédon qui est proche. Au lieu de reconnaître le Roi de Jéhovah et de dire : “ Béni soit celui qui vient au nom de Jéhovah ”, la république d’Israël s’allie avec son adversaire et dit en fait : “ Nous n’avons d’autre roi que César. ” Ce faisant, la jeune république d’Israël met la dernière main au monceau de preuves attestant qu’elle n’est pas le “ véritable Israël de Dieu ”. Elle signe sa condamnation à la destruction avec l’Organisation des Nations unies lors de la guerre finale d’Armaguédon. Il y a dix-neuf siècles, l’apôtre Paul parlait de la capitale juive comme de “ la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants ”. (Gal 4:25) Tous les faits actuels démontrent que la Jérusalem terrestre de notre vingtième siècle est aussi esclave de ce monde babylonien que l’était la Jérusalem au temps de Paul. w 15/8/49.

[Note]

a Voir La Tour de Garde du 15 novembre 1949, page 341.

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