“ Le souper du Seigneur ”
“ Manger le souper du Seigneur... Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. ” — I Cor. 11:20-26, La.
1. À quoi Jéhovah a-t-il pourvu pour unifier son peuple comme un seul corps ?
JÉHOVAH Dieu a préparé une coupe et une table pour le peuple qui porte son grand nom. Heureux et bénis sont les hommes et les femmes qui ont le privilège de participer à la coupe et à la table. Il pourvoit à ces choses afin d’unifier son peuple comme un seul corps, dont tous les membres vivent dans une paix, une aide et un service réciproques.
2. Quelles sont les deux classes rassemblées maintenant lors du Mémorial et quelle question se pose alors ?
2 Dans le monde, des méthodes artificielles sont employées pour essayer d’obtenir l’unité au sein de la société humaine, et cependant tout a tendance à aller sans cesse vers une désunion égoïste ; le résultat final est que ‘ chaque homme lève la main contre son prochain ’. Mais l’œuvre d’unification de Jéhovah réussit. Pendant dix-neuf siècles il a appelé, rassemblé et préparé le “ petit troupeau ” d’hommes et de femmes semblables à des brebis. (Luc 12:32) Ceux-ci suivent fidèlement le Berger Jésus-Christ et doivent ainsi être unis à lui dans le royaume céleste afin de régner avec lui pour la bénédiction de toutes les familles de la terre. Au cours des dernières années, depuis la fin de la Première Guerre mondiale en 1918, Jéhovah s’est servi de son Berger pour rassembler d’autres personnes semblables à des brebis, une “ grande foule ”, et ces personnes sont appelées ses “ autres brebis ”. (Apoc. 7:9-17 ; Jean 10:16) Actuellement, il n’y a plus qu’un faible reste du “ petit troupeau ” sur la terre, dans la bergerie du Berger, mais il leur suscite maintenant de nombreux compagnons en rassemblant une grande foule d’autres brebis. C’est ainsi qu’il produit l’état de choses qu’il décrit comme “ un seul troupeau, un seul berger ”. Dans la Bible, les autres brebis voient que leur destinée n’est pas céleste, mais terrestre. Elles habiteront éternellement le paradis restauré sur cette terre et seront bénies dans la paix, la prospérité, le bonheur et une santé humaine parfaite, par le royaume céleste de Jésus-Christ et de son petit troupeau. Ainsi, dans cet état de choses où il existe “ un seul troupeau, un seul berger ”, la question qui se pose au moment du Mémorial est la suivante : Quels sont les privilèges du reste et de la grande foule en ce qui concerne la coupe et la table de Jéhovah ? Une destinée différente ne devrait pas créer la désunion parmi les brebis, pas plus d’ailleurs qu’une différence de privilège. Il n’en est heureusement pas ainsi. Pourquoi ?
3. Quel nom Paul donna-t-il au Mémorial ? Comment le décrivit-il ?
3 Il est parlé de la coupe et de la table de Jéhovah en relation avec le souper du Seigneur. Vous l’appelez probablement “ la Cène du Seigneur ”. (I Cor. 11:20, Sy) Ce nom désigne le repas spécial que le Seigneur Jésus institua parmi ses fidèles disciples, la nuit où il fut trahi par Judas Iscariot. L’un des disciples de Jésus, l’apôtre Paul, lui donne ce nom dans sa lettre aux Corinthiens. Attirant leur attention sur leur attitude désordonnée à ce sujet, il écrit : “ Par conséquent, lorsque vous vous réunissez en un lieu, il n’est pas possible de manger le souper du Seigneur... Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis, c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il allait être livré, prit un pain et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : ‘ Ceci représente mon corps, qui est en votre faveur. Continuez à faire cela en mémoire de moi. ’ Il fit de même pour la coupe après avoir soupé, disant : ‘ Cette coupe représente la nouvelle alliance en vertu de mon sang. Faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez. ’ Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. ” — I Cor. 11:20-26, NW ; voir également la version de Lausanne.
4. Combien de fois a-t-il été célébré ? Quels sont ceux qui se posent maintenant des questions à son sujet ?
4 Le Seigneur Jésus mourut en l’an 33. Depuis lors, pendant dix-neuf siècles, ses disciples obéissants ont observé ce souper, ou repas du soir, chaque année au jour convenable. Sa célébration tous les ans jusqu’à cette année 1951, veut dire que ce souper a été célébré plus de 1 900 fois, ce qui représente vraiment “ un grand nombre de fois ”. Contrairement aux prétentions de certains religionistes, Jésus n’a pas eu à souffrir de nouveau personnellement “ un aussi grand nombre de fois ”, car l’apôtre Paul affirme que non. (Héb. 9:24-26 ; 10:10-14) En ce vingtième siècle, un fidèle reste de son “ petit troupeau ” continue à observer avec obéissance le souper du Seigneur, ‘ annonçant la mort du Seigneur. ’ Mais maintenant, une “ grande foule ” d’autres brebis, par centaines de milliers, s’associe au reste sous le Berger Jésus-Christ. Puisque les Écritures limitent le “ petit troupeau ” à 144 000 membres (Apoc. 7:4-8 ; 14:1, 3), et que La Tour de Garde est imprimée à 1 235 000 exemplaires, en 36 langues, le plus grand nombre de nos lecteurs doit se trouver en dehors du “ petit troupeau ” et être destiné à faire partie de la grande foule des autres brebis. Comme nous nous approchons d’un nouveau Mémorial, il n’y a aucun doute au sujet de ce que doit faire le petit reste, mais la question que posent maintenant toutes ces autres brebis est la suivante : Dois-je participer au pain et au vin avec le reste ? Ai-je reçu l’ordre de le faire, et par conséquent faut-il que je le fasse ? Est-ce également mon privilège ?
COMMENT DÉCIDER DE PARTICIPER AUX SYMBOLES
5-7. Quel participant donna un rapport du premier Mémorial ? Que dit-il ?
5 L’examen des circonstances et des caractéristiques de la première célébration nous aidera à trouver la réponse de la Bible à ces questions importantes. Examinons le récit d’un homme qui y fut présent, y participa, vit et entendit ce qui fut fait. C’est l’apôtre Matthieu. Les autres écrivains qui relatèrent des récits : Marc, Luc et Paul, n’y participèrent pas. Matthieu 26:17-30 dit :
6 “ Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, en disant : ‘ Où veux-tu que nous te préparions la pâque ? ’ Il dit : ‘ Allez à la ville chez un tel, et dites-lui : Le Maître dit : “ Le temps fixé pour moi est proche ; je célébrerai la pâque chez toi avec mes disciples. ” ’ Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la pâque. Le soir étant venu, il s’allongea à table avec les douze disciples [y compris Matthieu]. Tandis qu’ils mangeaient, il dit : ‘ En vérité je vous le dis, l’un de vous me trahira. Étant profondément attristés, chacun se mit à lui dire : ‘ Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Maître ? ’ Il répondit : ‘ Celui qui met avec moi la main dans le plat, c’est celui qui me trahira. Il est vrai que le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit à son sujet, mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est trahi ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. ’ Comme réponse, Judas, qui était sur le point de le trahir, dit : ‘ Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Rabbi ? ’ Il lui dit : ‘ C’était à toi de dire cela. ’ ”
7 Après ce dialogue entre Jésus et Judas, le récit continue en disant : “ Tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit un pain et, après avoir prononcé une bénédiction, il le rompit et, le donnant à ses disciples, il dit : ‘ Prenez, mangez. Ceci représente mon corps. ’ Il prit également une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : ‘ Buvez-en tous ; car cela représente mon “ sang de l’alliance ” qui est répandu en faveur de beaucoup pour le pardon des péchés. Mais je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. ’ Finalement, après avoir chanté des louanges, ils allèrent à la montagne des Oliviers. ” — NW ; voir également la traduction de Moffatt (angl.).
8. Qu’écrit Jean sur la manière dont Jésus identifia celui qui allait le trahir ?
8 Le récit de Marc concorde avec celui de Matthieu que nous venons de citer. Ainsi nous avons deux écrivains qui furent témoins. L’apôtre Jean assistait à ce premier Mémorial, et il nous cite davantage de détails en ce qui concerne l’identification du traître après que Jésus eut dit : “ En vérité je vous le dis, l’un de vous me trahira. ” Aussi, Jean 13:22-30 ajoute : “ Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? Jésus répondit : C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot. Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient [allongés, NW] à table ne comprit pourquoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il était nuit. ”
9. Judas célébra-t-il donc le Mémorial ? Comment cela est-il montré ?
9 Ainsi le rapport de ces trois témoins établit que Judas quitta l’assemblée avant que Jésus inaugurât le Mémorial avec les autres apôtres, les onze fidèles. Le pain que Jésus distribua à ce Mémorial ne fut pas trempé dans la sauce de la pâque avant de le leur donner. Jésus ne revint pas non plus au repas de la pâque et ne trempa plus de pain après avoir inauguré le Mémorial. Ainsi, Jésus servit à Judas le morceau trempé et le renvoya avant le nouveau Mémorial. Judas célébra seulement la pâque avec Jésus et ses fidèles apôtres, comme le faisaient les sacrificateurs du temple et les chefs des gardes avec qui Judas avait négocié pour trahir Jésus. Judas eut sa pâque tout comme eux, mais en la célébrant, chacun entre eux se condamnait. Jésus permit à Judas d’être avec lui pour la pâque, afin que la prophétie s’accomplisse totalement ; ainsi que le dit Jésus : “ Mais le résultat, c’est que l’écriture est accomplie : ‘ Celui qui a mangé avec moi le pain a levé son talon contre moi. ’ ” (Jean 13:18, NW) Par conséquent, ce fut avec les onze apôtres loyaux que Jésus institua le Mémorial, et par là, il désignait ceux qui devaient dorénavant la célébrer.
10. Pourquoi, bien que n’étant pas engendrés de l’esprit, les apôtres pouvaient-ils participer aux symboles ?
10 Non, ces onze hommes n’avaient pas encore été engendrés et oints de l’esprit de Dieu, “ car l’esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. ” (Jean 7:39) L’esprit vint seulement le jour de la Pentecôte, dix jours après l’ascension de Jésus à la gloire céleste, à la droite de son Père. Mais Jésus avait dit à ces apôtres : “ Quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. ” (Mat. 19:28) Il les avait également appelés membres de son petit troupeau, en disant : “ Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. ” (Luc 12:32) Aux apôtres Jacques et Jean il avait également dit : “ Vous boirez la coupe que je bois, et vous serez baptisés du baptême dont je suis baptisé. ” (Marc 10:39, Sy) Aussitôt après avoir établi le Mémorial, Jésus confirma qu’ils étaient appelés à faire partie du royaume céleste, lorsqu’il dit : “ Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves ; et je fais une alliance avec vous, tout comme mon Père a fait une alliance avec moi, pour un royaume, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. ” (Luc 22:28-30, NW) Dans sa prière finale, Jésus pria son Père céleste afin qu’ils soient avec lui dans son royaume. — Jean 17:24.
11. Ainsi, de quelle manière les autres brebis ne sont-elles pas qualifiées comme le furent les apôtres plus tard ?
11 Ainsi, le fait que les onze apôtres n’étaient pas encore engendrés de l’esprit ne peut pas être un argument en faveur des croyants non engendrés de l’esprit pour qu’ils participent aux symboles du Mémorial. Cinquante et un jours plus tard, le saint esprit fut répandu sur les apôtres et ils furent engendrés comme fils spirituels de Dieu. Après cela, ils purent célébrer le Mémorial comme fils spirituels de Dieu. Mais ceux qui constituent la grande foule des autres brebis ne sont pas appelés à faire partie du royaume céleste et ne seront jamais engendrés de l’esprit de Dieu et ressuscités pour la vie spirituelle. Ainsi ils ne seront jamais les Israélites spirituels auxquels l’apôtre Pierre écrivit : “ Venant à [Christ] comme à une pierre vivante, rejetée il est vrai par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu, vous-mêmes, également comme des pierres vivantes, êtes édifiés pour former une maison spirituelle, à l’usage d’un saint sacerdoce, afin d’offrir des sacrifices spirituels, acceptables à Dieu par Jésus-Christ... vous êtes ‘ une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple spécialement acquis, afin que vous annonciez les mérites ’ de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. ” — I Pi. 2:4-9, NW.
CE N’EST PAS UNE RÉALISATION DE LA PÂQUE
12. Quelle objection pourrait être soulevée pour appuyer le fait que les autres brebis peuvent participer aux symboles ?
12 Quelqu’un pourrait dire : “ Le reste et les autres brebis constituent maintenant ‘ un seul troupeau ’, ayant ‘ un seul berger ’. Les autres brebis sont consacrées à Dieu de la même manière que le reste. Cette consécration d’une personne à Dieu n’était-elle pas symbolisée par la coutume juive de la circoncision ? Et ces étrangers qui séjournaient parmi les Israélites n’avaient-ils pas le droit de participer à la pâque, s’ils étaient circoncis ? Pourquoi alors le reste et les autres brebis ou classe des étrangers ne devraient-ils pas tous participer aux symboles, appréciant en commun le sacrifice de la rançon de Jésus ? Ces étrangers circoncis qui participaient à la pâque ne constituaient-ils pas la multitude de gens de toute espèce qui sortit d’Égypte avec les Israélites, et ne représentent-ils pas la ‘ grande foule ’ des autres brebis de nos jours ? Pourquoi ne participons-nous pas tous aux symboles du Mémorial ? ” — Ex. 12:48, 49, 38 ; Nomb. 11:4.
13, 14. Pourquoi cela ne constitue-t-il pas un argument valable pour qu’elles participent aux symboles ?
13 Nous répondons : Ces choses peuvent être vraies, mais le fait d’avoir participé à la pâque juive n’est pas une raison pour participer aux symboles du souper du Seigneur. Pourquoi ? Parce que la pâque n’est pas une préfiguration du souper du Seigneur.
14 Pendant la pâque, les Juifs et les étrangers circoncis qui séjournaient parmi eux mangeaient un agneau rôti avec du pain sans levain et des herbes amères. Avant le souper, le sang de l’agneau pascal était aspergé sur les poteaux et les linteaux de la porte des maisons des Israélites, et ceux qui la célébraient se retiraient à l’intérieur de la maison, sous la protection du sang, pour observer la pâque. (Ex. 12:1-27) Mais lorsqu’il inaugura le Mémorial, Jésus prit un pain sans levain, le bénit, le rompit et le distribua en disant : “ Ceci représente mon corps, qui doit être donné en votre faveur. Continuez à faire cela en mémoire de moi. ” Ensuite, il prit du vin pour représenter le sang, mais il ne dit pas à ses disciples d’asperger le vin de la même façon que le sang l’avait été en Égypte. Au contraire, il leur tendit le vin dans une coupe et leur dit de la boire tous, c’est-à-dire, de boire le sang symbolique : “ Cette coupe représente la nouvelle alliance en vertu de mon sang, qui doit être versé en votre faveur. ” (Luc 22:19, 20, NW) Pour ceux qui célébraient la pâque, boire le sang de l’agneau eût été une violation de l’alliance relative à la sainteté du sang, alliance conclue par Dieu avec Noé. Par conséquent, il aurait attiré la mort sur ceux qui en auraient bu. Mais Jésus dit à ses disciples de boire le symbole du sang, le vin. Ainsi, sous cet aspect très important, il n’y a aucune analogie entre la pâque et le Mémorial, et la pâque ne préfigure nullement le Mémorial. La célébration de la pâque n’illustre pas la célébration du Mémorial chrétien.
15. Quels furent les premiers Israélites qui célébrèrent le Mémorial et qui le fit ensuite parmi les Gentils ?
15 Pendant les quatre premières célébrations du Mémorial, (de l’an 33 à l’an 36 de notre ère), ceux qui y participèrent étaient Juifs, prosélytes et Samaritains circoncis. Il ne s’agissait pas des Israélites en général qui avaient le droit de participer aux symboles de la pâque. Il s’agissait du reste des Juifs qui acceptèrent Jésus comme le Messie envoyé par Dieu et qui furent baptisés. Trois ans et demi après que Jésus eut institué le Mémorial, l’apôtre Pierre fut envoyé chez le centurion italien, Corneille. Depuis lors, les non-juifs incirconcis ou Gentils commencèrent à se tourner vers Jéhovah Dieu et acceptèrent Jésus comme Son Messie ; ils furent baptisés en son nom et admis à la table du Mémorial ainsi qu’à la participation aux symboles. Jéhovah Dieu, le Père, les engendra comme ses fils spirituels et les oignit de son esprit pour prêcher le royaume de Dieu. (Actes 10:1 à 11:18 ; Dan. 9:24-27) Au cours des dix-neuf siècles qui ont suivi cette époque, ces enfants spirituels de Dieu, ces oints “ ambassadeurs de Christ ”, ont été les seuls à célébrer, à juste titre, le véritable Mémorial.
LA SIGNIFICATION DES SYMBOLES AIDE À DÉCIDER
16, 17. Que nous aide à décider la signification des symboles ? Quelles paroles de Jésus en expliquèrent la signification ?
16 Que représentent les symboles dont se servit Jésus en inaugurant le Mémorial ? Ce fut un sujet de controverses terribles pendant des siècles. La véritable signification scripturale aide déjà à décider qui peut, à juste titre, participer aux symboles en harmonie avec leur signification. Le Mémorial ayant été institué juste après avoir mangé la pâque, Jésus ne pouvait avoir que du pain sans levain. Le levain ou levure représente le péché, et le pain sans levain est le seul symbole qui convient comme pain pour représenter une chose pure. Quelle est donc la signification du pain et celle du vin ? Employant la traduction de Moffatt, nous citons de nouveau les paroles de Jésus selon le récit de Matthieu :
17 “ Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit un pain ; et, après la bénédiction, il le rompit ; puis il le donna aux disciples, en disant : ‘ Prenez et mangez ceci ; il représente mon corps. ’ Il prit aussi une coupe, et après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : ‘ Buvez-en tous ; ceci représente mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour beaucoup, pour gagner la rémission de leurs péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le Domaine de mon Père. ’ ” — Mat. 26:26-29, Mo.
18. Le pain et le vin furent-ils transsubstantiés ? Comment furent-ils donc employés ?
18 Par ces paroles, Jésus n’a pas dit que le pain et le vin avaient été transsubstantiés en son corps et en son sang littéraux ; pas plus que la coupe n’avait été transformée en la nouvelle alliance lorsqu’il dit : “ Cette coupe représente la nouvelle alliance ratifiée par mon sang répandu pour vous. ” (Luc 22:20, Mo) Le pain et le vin ne sont que des symboles. Ils ne subissent aucun changement par les paroles prononcées sur eux ; mais ces paroles expliquent qu’ils représentent quelque chose d’autre. Quoi ? Jésus a dit : “ mon corps ” et “ mon sang répandu pour vous ”.
19. Quel commentaire Paul fait-il sur leur signification en I Corinthiens 10 ?
19 Pour commenter ces paroles, voyons ce que dit Paul : “ C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas une participation au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas une participation au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous, bien qu’étant nombreux, nous formons un seul corps, car nous participons tous à ce même pain. ” (I Cor. 10:14-17, NW) Afin de pouvoir comparer, nous citons ces paroles selon une autre version, celle de Moffatt : “ Fuyez donc l’idolâtrie, mes bien-aimés. Je parle à des personnes sensées ; pesez vous-mêmes mes paroles. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-ce pas participer au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-ce pas participer au corps de Christ ? (car bien que nous soyons nombreux, nous sommes un seul Pain, un seul Corps, puisque nous participons tous au seul Pain). ” Concordent avec la traduction de Moffatt : l’American Standard Version ; Rotherham, Darby, Cuthbert Lattey, la Traduction du Monde Nouveau, note marginale (angl.), etc.a
20. À quoi Jésus se référait-il par ses paroles “ mon corps ” ? Quels textes le confirment ?
20 De ce témoignage inspiré, il apparaît clairement que lors du Mémorial, le Seigneur Jésus se référait à l’“ assemblée, qui est son corps ”. C’est, comme le dit Jésus, “ mon corps ”, car Dieu “ a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [pour être] chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ”. (Éph. 1:22, 23, Da) Dans une autre explication, l’apôtre Paul écrit dans sa première lettre aux Corinthiens, en disant : “ Car, comme le corps est un et a de nombreux membres, et tous les membres de ce corps, bien qu’étant nombreux, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Car vraiment, nous avons tous été baptisés par un seul esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul esprit. Mais maintenant, Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il l’a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ?... la tête ne peut pas dire aux pieds : ‘ Je n’ai pas besoin de vous. ’... Maintenant vous êtes le corps de Christ, et membres individuellement. Et Dieu a placé chacun dans l’assemblée. ” — I Cor. 12:12, 13, 18, 19, 21, 27, 28, NW.
21. Que signifie alors le fait de participer au pain ? Qui cela exclut-il ?
21 Par conséquent, lorsqu’un chrétien est vraiment consacré à Dieu et mange le pain du Mémorial, il confesse par là qu’il “ participe au corps de Christ ” ; il en est un membre. S’est-il lui-même glorifié ou vanté publiquement de faire partie du corps spirituel de Christ ? Non ; mais il a satisfait aux exigences divines et il reconnaît que ‘ Dieu l’a placé ’ dans le corps de Christ. Rien que cela implique que les “ autres brebis ” ne doivent pas participer aux symboles du Mémorial, car elles ne sont pas membres du corps de Christ. Elles ne peuvent y participer et dire : “ Puisqu’il y a un seul pain, nous, bien qu’étant nombreux, nous formons un seul corps, ” c’est-à-dire “ un seul corps ” avec les membres du corps de Christ.
22. Par conséquent, que doit-il exister entre ceux qui participent au pain ? Comment ?
22 Le corps de Christ était représenté par “ un seul pain ” et les membres de ce corps spirituel ‘ participent tous à ce même pain ’. Pour cette raison il doit y avoir une unité complète parmi eux, car “ nous, bien qu’étant nombreux, nous formons un seul corps ”. (I Cor. 10:17, NW) Notre unité ne doit pas simplement se limiter à nos rapports l’un avec l’autre, mais surtout avec la Tête, Jésus-Christ. C’est lui le Chef. Nous devons nous souvenir de lui. Nous devons continuer à nous “ attacher à la tête, à celui dont tout le corps, soutenu et harmonieusement assemblé par des jointures et des liens, croît de l’accroissement que Dieu donne ”. (Col. 2:19, NW) C’est parce que l’apôtre traitait cette question essentielle relative à l’unité dans sa première épître aux Corinthiens que, dans son 1Co dixième chapitre, il a fait brusquement référence au souper du Seigneur, ou Mémorial. Il cita pour les avertir l’exemple des Israélites dans le désert qui se détournèrent de Jéhovah Dieu pour adorer des idoles représentant les démons, commettant ainsi la fornication tant spirituelle que charnelle. Il invita ensuite ses compagnons chrétiens à “ fuir l’idolâtrie ”. Comme argument et afin de les inciter à faire cela, il leur dit de considérer ce qu’il avait à dire concernant le souper du Seigneur. La pensée fondamentale selon laquelle ce repas avait lieu était l’unité avec Christ. w 15/1/51
[Note]
a Spencer ; Verkuyi, Anderson ; Torres Amat, D’Almeida ; la Bible Brésilienne Portugaise ; Elberfeld allemand ; Centenary Version ; Basic english ; Westminster Version ; la Vulgate Latine ; et Douay Version.