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    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1968
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1968
w68 15/9 p. 563-568

Une prêtrise typique indique le moyen

“Israël est mon fils, mon premier-né (...) un royaume de prêtres et une nation sainte.” — Ex. 4:22 ; 19:6, AC.

1. Aux jours de Moïse, en quels termes Jéhovah parla-​t-​il du peuple d’Israël, et dans quelles circonstances ?

DANS la huitième génération des descendants d’Abraham (celle de Nadab, fils d’Aaron), la postérité du patriarche était devenue une multitude de plusieurs millions de personnes, mais elle était esclave d’un maître tyrannique, le pharaon d’Égypte. Comme elle était déjà plus nombreuse que la population indigène, le pharaon, pris d’une crainte jalouse, se mit à l’opprimer pour l’empêcher de s’accroître encore. C’est à ce moment critique que l’ange de Jéhovah apparut à Moïse dans le buisson ardent et lui dit : “J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri que lui font pousser ses exacteurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et pour le faire monter de ce pays.” Il ordonna à Moïse de parler ainsi à Pharaon : “Ainsi parle Jéhovah : Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu’il me serve ; si tu refuses de le laisser aller, je ferai périr ton fils, ton premier-né.” — Ex. 1:8-10 ; 3:7, 8 ; 4:22, 23, AC.

2. Jéhovah a-​t-​il donné des preuves qu’il était le Dieu des Israélites ? Comment ?

2 Pharaon se montra trop téméraire pour accéder à la requête lui demandant de libérer le peuple d’Israël, le premier-né de Jéhovah. Il refusa ; c’est pourquoi il dut payer le prix de son erreur. D’un bras puissant, Jéhovah délivra son peuple en frappant le pays d’Égypte de coups terribles qui le dévastèrent, sans aucun doute pour de nombreuses décades. Non seulement le bétail et les récoltes furent gravement endommagés par une succession de fléaux, mais le premier-né de chaque famille et celui de tous les animaux furent tués par l’ange de Jéhovah. Finalement, l’élite des guerriers égyptiens fut engloutie, avec ses chevaux et ses chars, dans les eaux de la mer Rouge. C’est donc à juste titre que Jéhovah pouvait déclarer : “Moi, j’ai fait monter Israël hors d’Égypte, et je vous ai délivrés de la main des Égyptiens.” — I Sam. 10:18, Da.

3. Quelle merveilleuse perspective Dieu a-​t-​il offerte à Israël ?

3 Le troisième mois après cette délivrance extraordinaire, les premiers-nés de Jéhovah campaient au pied du mont Sinaï; par l’intermédiaire de Moïse, Jéhovah leur fit cette déclaration : “Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. Maintenant si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous serez mon peuple particulier parmi tous les peuples, car toute la terre est à moi ; mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte.” (Ex. 19:4-6, AC). Pensez un peu ! Une nation de prêtres, les premiers-nés de Jéhovah ! Cela signifiait que les Israélites seraient la première des nations à être la propriété de Jéhovah. Ce “fils” particulier recevrait une haute distinction en devenant une nation de prêtres qui, en temps voulu, aurait le privilège de représenter devant Jéhovah tous les autres groupes nationaux. Cette nation sainte devait hériter des bénédictions de Jéhovah dans un sens spécial, car, par son intermédiaire, tous les autres peuples pourraient recevoir des bienfaits, conformément à la promesse que Dieu avait faite au fidèle Abraham. — Gen 22:18.

4. Quelles dispositions Jéhovah a-​t-​il prises pour réunir les tribus d’Israël en une nation théocratique ?

4 Nous allons considérer maintenant avec beaucoup d’intérêt comment Dieu a commencé de traiter avec la nation qu’il lui avait plu d’appeler son premier-né. D’un ensemble assez lâche de plusieurs tribus, Israël devint une nation dirigée théocratiquement par Dieu. Pour réaliser ce dessein il fallut prendre des mesures spéciales pour instituer un culte national. Aux exigences du culte pur familial, que les Israélites connaissaient bien suite à l’instruction reçue des patriarches fidèles, furent alors ajoutées certaines dispositions nouvelles et exceptionnelles, telles qu’un lieu saint pour servir de centre de culte, une prêtrise et des ordonnances pour régler sur le plan national l’adoration pure de Jéhovah, leur grand Libérateur.

5. Pourquoi pensons-​nous que les détails relatifs à la construction de la tente dans le désert sont importants ?

5 Le modèle que Moïse a suivi pour la construction d’un temple ou sanctuaire transportable n’était pas basé sur ce que le prophète avait pu voir en Égypte. Il lui avait été donné par Jéhovah, car les messagers angéliques de Dieu avaient donné ce conseil à Moïse : “Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.” De ce fait, il est certain que les détails de ce modèle avaient une signification profonde pour le futur, surtout si nous considérons que cette tente n’était qu’une disposition provisoire pour le temps que durerait le voyage des Israélites vers la terre promise à leur ancêtre Abraham. — Ex. 25:40.

6. Décrivez la tente et son mobilier.

6 Des tapis tendus sur des poteaux tout autour du parvis de la tente séparaient ce lieu saint du reste du camp des Israélites. La tente proprement dite était divisée en deux parties, l’une des deux ayant exactement la forme d’un cube. C’était le Très-Saint. Il était séparé du premier compartiment par un rideau magnifiquement brodé. Derrière ce rideau, il n’y avait qu’un meuble, l’arche du témoignage dont le couvercle en or massif était artistement travaillé en forme de trône et surmonté de deux chérubins aux ailes déployées. À l’intérieur même de l’arche se trouvaient les tables des Dix Commandements écrits du doigt de Dieu et, plus tard, un récipient en or contenant un échantillon de la manne tombée du ciel ainsi que la verge en amandier qui témoignait du choix divin de la maison d’Aaron pour exercer la prêtrise en Israël. Dans le premier compartiment se trouvaient une table pour le pain de proposition, un chandelier en or et un autel pour les parfums. Devant la tente, il y avait une grande cuve en cuivre servant aux ablutions, et entre cette cuve et la porte du parvis se dressait le grand autel des sacrifices. Que la nation fût en train de camper ou en marche, le lieu saint servant au culte était uniquement confié aux mains d’une prêtrise spécialement choisie et sanctifiée. — Exode, chapitres 25, 26 et 27.

UNE PRÊTRISE REPRÉSENTATIVE

7. En quels sens la tribu de Lévi a-​t-​elle été particulièrement bénie et honorée par Jéhovah ?

7 Jéhovah donna l’ordre à son médiateur Moïse d’établir une prêtrise qui représenterait la nation tout entière. Aaron et ses descendants masculins furent choisis pour former une famille sacerdotale par laquelle serait assurée la succession des grands prêtres. Auparavant, sous le régime patriarcal, c’étaient les fils premiers-nés qui étaient destinés à servir comme prêtres, chacun d’eux pour sa propre famille. Cependant, Jéhovah décrétait maintenant que la tribu de Lévi tout entière devait remplacer les premiers-nés de tout Israël et former une congrégation ou tribu de premiers-nés sous la direction de la famille d’Aaron (Nomb. 3:41). Poussé par la présomption et un esprit de vengeance, Lévi, l’ancêtre de cette tribu, s’était livré en compagnie de Siméon à des actes de violence pour lesquels il fut puni. Toutefois, lorsque Moïse demanda des volontaires pour frapper les Israélites obstinés et idolâtres, les membres de la tribu de Lévi répondirent spontanément. Voyez alors les merveilleuses bénédictions qu’ils ont reçues de Jéhovah ! En tant que tribu, ils avaient maintenant, sous la direction d’Aaron, le privilège de prendre la tête dans la pratique du culte, tout comme le faisaient les premiers-nés ou héritiers fidèles au temps des coutumes patriarcales. — Gen. 49:5-7 ; Ex. 32:25-29 ; Nomb. 3:5-51.

8. Comment a-​t-​il été montré que la fonction d’Aaron était une disposition divine particulièrement importante pour le peuple d’Israël ?

8 Aaron fut choisi par Jéhovah pour être le grand prêtre et le principal responsable du vrai culte qu’allait pratiquer un peuple qui devait s’efforcer de se montrer digne de porter le nom de “nation sainte”. Remarquez comment certaines caractéristiques des vêtements du grand prêtre mettent en évidence cette responsabilité : “C’est ainsi qu’Aaron, lorsqu’il entrera dans le sanctuaire, portera sur son cœur les noms des fils d’Israël gravés sur le pectoral du jugement, en souvenir perpétuel devant Jéhovah. — Tu joindras au pectoral du jugement l’Urim et le Thummim, pour qu’ils soient sur le cœur d’Aaron lorsqu’il se présentera devant Jéhovah, et qu’ainsi il porte constamment sur son cœur, devant Jéhovah, le jugement des enfants d’Israël. Elle [la tiare sur le devant de laquelle était fixée une lame d’or pur] sera sur le front d’Aaron, et Aaron portera les fautes commises dans les choses saintes que consacreront les enfants d’Israël en toute espèce de saintes offrandes ; elle sera constamment sur son front devant Jéhovah, pour qu’ils trouvent faveur devant Jéhovah.” (Ex. 28:29, 30, 38, AC). Tout cela nous montre que l’accent était mis sur la nécessité de purifier le culte pratiqué par le peuple, sans quoi Jéhovah aurait pu le frapper du jugement ardent que méritait sa condition pécheresse.

INSTALLATION DE LA PRÊTRISE TYPIQUE

9. Quelles actions successives Moïse a-​t-​il faites à l’occasion de l’installation de la prêtrise typique ?

9 Le chapitre vingt-neuf du livre de l’Exode Ex 29 rapporte les instructions relatives à l’installation de la prêtrise aaronique, et le chapitre huit du Lévitique relate la mise en pratique de ces exigences de Jéhovah. Tout Israël fut convoqué pour être témoin de cette cérémonie qui eut lieu à l’entrée du parvis. Moïse lava d’abord Aaron et ses quatre fils, puis revêtit Aaron de ses vêtements sacerdotaux distinctifs. Il prit ensuite une partie de l’huile d’onction dont il fit l’aspersion sur la tente, son mobilier et ses ustensiles. Finalement, il répandit un peu de cette huile sur la tête d’Aaron, après quoi il revêtit les fils d’Aaron de leurs vêtements sacerdotaux. On procéda ensuite au sacrifice d’un jeune taureau et de deux béliers ; dans chacun des cas, Aaron et ses fils posèrent d’abord leurs mains sur la tête de l’animal qui allait être égorgé. En fait, c’était de leur part un témoignage indiquant que ces animaux les remplaçaient. Cette cérémonie particulière montrait qu’ils étaient purifiés du péché et de la condamnation devant Dieu, et qu’en conséquence ils formaient une prêtrise pure et sainte, digne d’être employée au service de Jéhovah.

10. Expliquez a) comment les parties du taureau offert pour le péché furent utilisées, b) ce qu’on fit du premier bélier et c) du bélier d’installation.

10 Le jeune taureau fut égorgé et son sang fut répandu sur l’autel des sacrifices et autour de la base de celui-ci, pour une sanctification spéciale de cette sainte “table” sur laquelle allaient être consumés par le feu les sacrifices qui, à l’avenir, seraient offerts à Jéhovah. Moïse fit fumer sur l’autel la graisse qui recouvre les intestins du taureau, les deux rognons et la graisse qui est sur le foie, alors que la chair, la peau et les excréments de l’animal furent brûlés hors du camp. Le premier bélier fut égorgé, après quoi on fit l’aspersion de son sang sur l’autel et on fit fumer l’animal entier sur l’autel. Le second bélier fut traité différemment. Moïse prit une partie du sang de l’animal et en mit sur le lobe de l’oreille droite, le gros orteil droit et le pouce droit d’Aaron et de ses fils. Les parties graisseuses et la cuisse droite du bélier furent posées sur les mains de ces cinq hommes et balancées devant Jéhovah. Moïse prit ensuite ces portions et les fit fumer sur l’autel en sacrifice d’installation. Il choisit la poitrine qu’il balança et mangea comme sa portion de ce sacrifice spécial.

11. Quelles autres instructions relatives à la cérémonie d’installation Moïse veilla-​t-​il à respecter ?

11 Après cela, Moïse prit une partie de l’huile d’onction et une partie du sang qui était sur l’autel de l’holocauste et en fit l’aspersion sur Aaron, ses fils et leurs vêtements. Il leur ordonna ensuite de faire cuire les autres parties du bélier d’installation et de les manger comme une chose sainte à l’entrée de la tente de réunion. Là, ils devaient continuer leur service, jour et nuit, pendant sept jours, montant la garde obligatoire de Jéhovah. Un taureau devait être offert en sacrifice pour le péché chacun des six jours suivants. Il fallait sept jours pour que les mains de cette prêtrise typique soient remplies de pouvoirs et qu’elle soit acceptable aux yeux de Jéhovah pour paraître en la présence de celui-ci en faveur de la nation d’Israël.

12. Montrez comment les Lévites ont été mis à part pour aider la prêtrise aaronique.

12 Étant donné qu’il y avait maintenant une prêtrise revêtue de pouvoirs, il fallait s’attendre à ce que cette grande nation s’approchât, individuellement ou par tribu, pour faire des offrandes ; c’est pourquoi il devint évident que les prêtres avaient besoin d’un corps important d’assistants dûment autorisés. Moïse reçut l’ordre de pourvoir à ce besoin par une cérémonie solennelle dont nous trouvons la description au chapitre huit du livre biblique des Nombres Nb 8. À cette occasion, les hommes de la tribu de Lévi qui remplissaient les conditions requises s’approchèrent, et les Israélites, vraisemblablement par l’entremise des chefs qui les représentaient, appuyèrent leurs mains sur la tête des Lévites. Après cela, les Lévites durent faire un mouvement de va-et-vient devant Jéhovah, comme offrande balancée, de la part des fils d’Israël. On amena ensuite deux jeunes taureaux sur lesquels les Lévites appuyèrent leurs mains, après quoi ils furent abattus ; le premier servit d’offrande pour le péché, et le deuxième d’holocauste. La signification de la présentation des Lévites et de l’acceptation de Jéhovah est contenue dans les paroles que l’ange de Dieu adressa à Moïse ; il lui dit : “Je prendrai les Lévites à la place de tous les premiers-nés parmi les fils d’Israël. Et je donnerai les Lévites comme donnés à Aaron et à ses fils, du milieu des fils d’Israël, pour faire le service des fils d’Israël dans la tente de réunion et pour faire propitiation pour les fils d’Israël, afin qu’il ne survienne pas de plaie parmi les fils d’Israël, car les fils d’Israël s’avancent vers le lieu saint.” — Nomb. 8:18, 19, NW.

PRESCRIPTIONS POUR LA PRÊTRISE TYPIQUE

13. Quelles prescriptions les membres de la prêtrise aaronique devaient-​ils suivre ?

13 Les prêtres et les Lévites devaient préserver leur pureté corporelle, superviser les offrandes faites par le peuple, accomplir tous les services du sanctuaire et veiller à ce que les lois divines soient observées parmi les Israélites. Les prêtres qui servaient au lieu saint devaient être sans tares ni souillures, de quelque sorte que ce soit. Ils ne pouvaient pas se marier avec une étrangère ni avec une Israélite ne remplissant pas certaines conditions requises. Les prêtres ne devaient pas boire de boissons alcooliques alors qu’ils servaient à la tente. Ils avaient la responsabilité de sonner de la trompette sainte afin de donner des directives précises au peuple, que ce soit pour établir ou lever le camp, pour engager une bataille ou encore pour célébrer une fête particulière ordonnée par Jéhovah. Aucun Lévite ne devait recevoir d’héritage lorsque les Israélites arriveraient en Canaan. Par contre, ils devaient se voir attribuer des lieux de résidence sous la forme de quarante-huit villes bien réparties dans les territoires attribués aux différentes tribus. De cette façon, la sentence que Jéhovah avait prononcée dans le passé et selon laquelle les Lévites seraient dispersés en Israël serait accomplie ; cependant, dans le même temps, Jéhovah veillait à ce que ceux qui étaient appelés à superviser la pratique du vrai culte soient présents dans toutes les portions de territoire attribuées aux différentes tribus. — Nomb. 10:1-10 ; Lévitique, chapitre 21 ; Nomb. 35:6 ; Gen. 49:5, 7.

14. a) Quelles étaient quelques-unes des offrandes apportées à la tente de réunion ? b) En quoi les sacrifices offerts le jour des Propitiations avaient-​ils un caractère exceptionnel ?

14 Des instructions furent données par l’intermédiaire de Moïse sur les différentes offrandes qui seraient faites à la tente de réunion, soit par la communauté, soit par une famille, soit encore individuellement. Il y avait les offrandes pour le péché suite à certains péchés commis, les offrandes de culpabilité pour la culpabilité que pouvaient porter ceux qui faisaient ces offrandes, les offrandes volontaires d’actions de grâce ou encore celles faites à l’occasion d’un vœu prononcé devant Jéhovah (Voyez Lévitique, chapitres 1 à 7). Chaque année, à l’occasion du jour des Propitiations, le dixième jour du septième mois, on offrait des sacrifices particuliers. Il s’agissait d’un événement spécial par lequel on purifiait et sanctifiait de nouveau la tente tout entière, comme pour préparer la nation pour une nouvelle année durant laquelle ses membres pourraient continuer de jouir de la présence et de la faveur de Jéhovah (Lévitique, chapitre 16). C’était le seul jour de l’année où le grand prêtre pénétrait dans le Très-Saint avec le sang du sacrifice de propitiation. Avant cela, il devait s’assurer qu’aucun sous-prêtre ne se trouvait dans le premier compartiment de la tente et que le Très-Saint avait bien été rempli d’encens.

15. Quelles ordonnances Jéhovah a-​t-​il données et qui avait une grande responsabilité quant à leur application ?

15 D’autres ordonnances relatives au vrai culte pratiqué par toute la nation furent transmises, et les prêtres, sous la direction du grand prêtre, devaient veiller à ce qu’elles soient mises en pratique. La graisse et le sang ne devaient pas être mangés sous peine de mort. Il fallait faire fumer la graisse sur l’autel pour qu’elle soit une odeur agréable à Jéhovah. Le sang, lorsqu’il n’était pas offert sur l’autel, devait être répandu sur le sol. L’impureté sexuelle sous toutes ses formes était à rejeter, sinon il fallait immédiatement faire propitiation par un sacrifice approprié ou mettre à mort le coupable. La calomnie, l’extorsion et les différentes pratiques spirites devaient faire l’objet d’une enquête, et les coupables devaient être punis en conséquence. Des mesures spéciales furent prises pour le cas où quelqu’un se souillerait involontairement au contact d’un corps mort, ou d’une chose ou d’une personne impure. Jéhovah insistait auprès des Israélites sur la nécessité de maintenir leur camp pur, afin qu’il puisse continuer d’habiter au milieu d’eux sans leur porter préjudice. — Lév. 3:17 ; Nombres, chapitre 19.

16. a) Dans quelle mesure les Israélites se sont-​ils montrés reconnaissants pour les dispositions prises par Dieu en rapport avec la tente ? b) Quels faits mettent en évidence les manquements des prêtres ?

16 Jéhovah avait donc prévu dans les moindres détails un lieu de culte central, une prêtrise représentant toute la nation ainsi que des ordonnances et des sacrifices appropriés. Cependant, dans quelle mesure le peuple allait-​il se montrer reconnaissant pour ces dispositions empreintes d’amour ? Jusqu’à quel point celles-ci permettraient-​elles aux Israélites de s’approcher du Dieu pur et saint ? Certes, cette prêtrise aaronique subsista pendant de nombreux siècles, et, génération après génération, les Israélites offrirent leurs sacrifices par son intermédiaire. Puis, à un certain moment, les membres de cette prêtrise effectuèrent leur service dans le magnifique temple que Salomon avait construit à Jérusalem. Toutefois, le peuple ne cessait d’être attiré par l’idolâtrie et les pratiques païennes impures. Même cette prêtrise représentative se montra infidèle ! En fait, peu de temps après l’installation des fils d’Aaron, Nadab et Abihu connurent une mort ardente par la main de Jéhovah pour avoir osé accomplir des rites illicites dans le lieu saint réservé au culte. Plus tard, les fils d’Éli fournirent un autre exemple décevant d’hommes cupides ayant utilisé leurs fonctions sacrées de prêtres à des fins impies et égoïstes. C’est donc avec raison que le prophète Michée a pu, par la suite, accuser ‘les prêtres [d’Israël] d’enseigner pour un salaire’, et non pas par amour pour Jéhovah et pour leurs compagnons d’adoration. — Lév. 10:1, 2 ; I Sam. 2:12-17 ; Michée 3:11, AC.

17. Y a-​t-​il eu des bons exemples de fidélité parmi les prêtres ?

17 Parmi les membres de cette prêtrise, il y a eu quelques hommes fidèles dont la vie a présenté un brillant contraste par rapport à celle des membres infidèles. Phinées, petit-fils d’Aaron, fit preuve d’un zèle digne d’éloges pour la pure adoration lorsqu’il tua le fils d’un chef d’Israël et une princesse païenne qui avaient eu des relations sexuelles interdites. Jéhovah lui donna en récompense une “alliance de paix”, une “alliance de prêtrise jusqu’à des temps indéfinis”. Nous avons un autre bon exemple de fidélité en la personne de Jéhojada qui protégea et instruisit Joas, un jeune prince de Juda, le sauvant ainsi des actions meurtrières entreprises par Athalie, sa grand-mère païenne. — Nomb. 25:1-13, NW ; II Chron. 22:11 ; 23:1-3.

18. Pourquoi la nation typique n’est-​elle pas devenue le “peuple particulier” de Jéhovah ?

18 Si nous considérons l’histoire postérieure d’Israël, nous devons reconnaître que dans l’ensemble la prêtrise aaronique n’a pas réussi à élever l’esprit et le cœur du peuple ni à l’amener plus près de Dieu. Elle n’a pu éviter les coups dévastateurs, mais mérités, qui s’abattirent sur le temple, la ville, la prêtrise et le peuple, une première fois en 607 avant notre ère et une deuxième fois en 70 de notre ère. La nation n’ayant pas obéi strictement à la voix de Jéhovah, son Sauveur, et n’ayant pas gardé son alliance, elle ne s’est pas qualifiée pour devenir son “peuple particulier” parmi toutes les nations de la terre. C’est pourquoi Jéhovah fit connaître sa décision judiciaire par l’intermédiaire de son prophète qui déclara : “Puisque tu as rejeté la connaissance [de ma volonté], je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce.” — Osée 4:6.

19, 20. a) Quels bienfaits découlent de notre connaissance de ces faits relatifs à Israël ? b) Dans quel sens Israël a-​t-​il connu le même handicap que celui de toutes les nations ? c) Quelle faiblesse devait être vaincue ?

19 Néanmoins, l’ensemble de ce lieu saint, cette prêtrise et ces ordonnances soulignaient la nécessité d’une disposition plus grande pour soulager les hommes du fardeau qu’est le péché, et pour les amener à une communion plus étroite avec le Père céleste parfait. De plus, le peuple d’Israël charnel, en tant que nation, ayant manqué de se qualifier pour être le premier-né et la nation sacerdotale de Jéhovah, nous pouvons avoir l’assurance qu’en temps voulu il allait révéler comment une telle “nation sainte” serait formée, pour sa louange et pour la bénédiction de toutes les familles de la terre. Il nous faut également remarquer que ces dispositions prises pour instituer un culte national attachaient beaucoup d’importance à la pureté extérieure et très peu à la pureté intérieure par laquelle le peuple aurait pu jouir d’une bonne conscience devant Dieu. Tous les hommes, y compris les Israélites, devaient donc toujours lutter avec le handicap d’une mauvaise conscience, la conscience d’être impurs et nus aux yeux de Dieu et de n’avoir personne qui soit digne et capable de présenter une offrande appropriée en leur faveur. Cette prêtrise aaronique, avec toutes ses fonctions sacerdotales, ‘n’ayant que l’ombre des bonnes choses à venir, et non la substance même des choses, elle ne peut jamais, avec les mêmes sacrifices qu’ils offrent continuellement d’année en année, rendre parfaits ceux qui s’approchent’. — Héb. 10:1.

20 Dans ce cas, comment et sur quelle base les hommes pouvaient-​ils espérer s’approcher un jour du Dieu des cieux, la Source de la vie, et jouir avec lui de relations non altérées par une mauvaise conscience ? Comment la faiblesse fatale due à l’imperfection, telle qu’elle a pu être constatée en la personne de Moïse, du grand prêtre Aaron, des sous-prêtres et du peuple tout entier, pouvait-​elle être vaincue ? Jéhovah lui-​même nous donne une réponse réjouissante que nous examinerons dans la prochaine édition de La Tour de Garde.

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