BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • w71 1/4 p. 220-223
  • Madagascar refuse la liberté des cultes

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • Madagascar refuse la liberté des cultes
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1971
  • Intertitres
  • Interdiction des témoins de Jéhovah
  • Le mépris de la constitution
  • Aucune menace pour la sécurité et l’ordre publics
  • Un appel aux fonctionnaires du gouvernement
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1971
w71 1/4 p. 220-223

Madagascar refuse la liberté des cultes

À NOTRE époque où la criminalité et la violence augmentent, chaque pays a désespérément besoin de citoyens paisibles qui respectent les droits de leurs semblables et obéissent aux lois.

Les témoins de Jéhovah sont du nombre de ces citoyens. Ils ont un amour profond pour Dieu et pour leur prochain, et se montrent respectueux envers les autorités. Ils enseignent à leurs enfants, et aux autres, les principes moraux les plus élevés et les plus utiles dans la vie. C’est pourquoi de nombreux pays, où il y a des témoins de Jéhovah depuis longtemps, reconnaissent qu’ils forment le genre de personnes dont les nations ont grand besoin à notre époque caractérisée par la haine, le meurtre, la révolte et la délinquance.

Si vous déteniez l’autorité gouvernementale, quelle sorte de personnes aimeriez-​vous voir dans votre pays ? Ne seraient-​ce pas celles qui sont pacifiques et respectueuses de l’autorité ? Ce serait certainement une attitude raisonnable et efficace. Les indésirables seraient plutôt les criminels, les délinquants, les anarchistes, les toxicomanes et ceux qui méprisent l’autorité, — celle de Dieu et celle des hommes.

C’est pourquoi les personnes honnêtes du monde entier sont si indignées lorsqu’un gouvernement publie un décret frappant d’interdiction ses citoyens les plus paisibles. Elles comprennent très difficilement pareille situation tragique, surtout si la constitution d’un tel pays garantit la liberté des cultes.

Cette décision déraisonnable a été récemment prise à Madagascar. Cette grande île, située au sud-est de l’Afrique, porte officiellement le nom de République Malagasy. Sa devise : “Liberté, Patrie, Progrès.” Avec une telle devise, on pourrait s’attendre de sa part à des progrès dans le respect de la liberté des cultes, mais cette progression s’est effectuée dans la mauvaise direction. La République Malgache ferme la porte à la liberté religieuse !

Refusant cette liberté, la République Malgache informa en juin 1970 tous les missionnaires témoins de Jéhovah qu’ils devaient quitter le pays dans les quelques jours suivant cette notification. Pourquoi cette hâte ? Étaient-​ils de dangereux criminels ou des révolutionnaires ? Absolument pas, bien qu’on ait expliqué leur expulsion en disant que leur présence “constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publics”. Pas le moindre fait n’a été rapporté pour justifier cette accusation.

Interdiction des témoins de Jéhovah

Puis, le 8 août 1970, un décret parut au Journal officiel de la République Malagasy. Ce décret No 70-431 annonçait la dissolution de “l’association” des témoins de Jéhovah. Selon les autorités, cette interdiction était fondée sur une ordonnance relative aux “associations et (...) personnes convaincues d’action subversive”.

Mais quelle “action subversive” les témoins de Jéhovah ont-​ils commise ? Cette fois encore, aucun fait précis n’a été mentionné, et aucun témoin de Jéhovah n’a été convoqué en justice et accusé de la moindre action subversive.

Le mépris de la constitution

Il a été dit que le décret interdisant les témoins avait été promulgué “vu la constitution”. Cela est-​il vrai ? Que déclare la constitution de la République Malgache ? Selon l’Annuaire National de la République Malgache pour 1970, son préambule déclare : “Affirmant sa croyance en Dieu et sa conviction de l’éminente dignité de la personne humaine, décidé à garantir les droits fondamentaux de l’homme, (...) s’inspirant de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme des Nations unies, le peuple malgache proclame solennellement que :

“— Tous les hommes sont égaux en droits et en devoirs sans distinction d’origine, de race ou de religion (...).

“— La liberté de pensée, de conscience et la pratique de la religion sont garanties à tous, sous les seules réserves du respect de la morale et de l’ordre public. L’État protège le libre exercice des cultes.”

Cependant, l’interdiction des témoins de Jéhovah reflète-​t-​elle vraiment une détermination “à garantir les droits fondamentaux de l’homme” ? Cette action foule aux pieds la liberté garantissant “la pratique de la religion”. La République Malgache n’a même pas respecté sa propre constitution.

Cela est évidemment très grave. La liberté de pratiquer un culte en harmonie avec la Bible étant refusée à Madagascar, que pensent tous ceux qui envisagent de visiter cette île ? Ont-​ils la certitude que leur liberté religieuse, ou leur liberté tout court, ne sera pas menacée par un gouvernement qui a décidé de violer sa propre constitution ? Vous sentiriez-​vous en sécurité dans un pays qui foule les libertés fondamentales ?

La nouvelle de l’action de la République Malgache se répand rapidement dans le monde entier et met en cause son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme publiée par les Nations unies, dont elle fait partie.

Aucune menace pour la sécurité et l’ordre publics

Dans les 206 pays où les témoins de Jéhovah prêchent le Royaume de Dieu et les autres vérités de la Bible, ils n’ont jamais été trouvés en train de participer à un soulèvement visant à renverser un gouvernement. De plus, dans leurs écrits diffusés dans le monde entier, ils exhortent les chrétiens à obéir aux gouvernements et à respecter les lois du pays. Leur livre intitulé La vérité qui conduit à la vie éternelle, imprimé en trente-deux millions d’exemplaires et en soixante langues, encourage un tel respect dans un chapitre ayant pour titre “Le chrétien obéit aux lois”.

Les journaux ont souvent parlé du respect de l’ordre et de l’excellente conduite des témoins. À l’occasion d’un congrès international qui s’est tenu en France, en août 1969, et qui a réuni au Stade de Colombes, près de Paris, 47 480 congressistes venus de 78 pays, y compris la République Malgache, la presse française a été unanime pour rendre hommage au comportement paisible des témoins de Jéhovah. Un grand quotidien termina son reportage imprimé sur quatre colonnes sous le titre “Dieu dans le stade” par ces mots :

“Le ‘frère’ Knorr [président de l’organisation mondiale des témoins de Jéhovah] indique dans ses directives que si les gouvernements de ce monde devront un jour céder leur place au royaume de Dieu, ‘cela n’autorise pas le chrétien à tenter de renverser les régimes actuels ni à inciter ses concitoyens à désobéir aux lois légitimes des nations : les Témoins de Jéhovah ne sont pas des anarchistes. Ils paient leurs impôts et coopèrent avec la police pour le maintien de l’ordre’.” — Le Monde, 7 août 1969, page 8.

Des gens qui vivent vraiment en harmonie avec la Bible ne constituent aucune menace pour quelque gouvernement que ce soit. Or selon la Collier’s Encyclopedia, les témoins de Jéhovah “mettent beaucoup l’accent sur la Bible”. Dans le périodique néerlandais Het Stadsblad (Le Journal de la Ville) du 23 novembre 1967, éditions pour Breda et Baronie, M. van Dael parla de l’influence que la Bible exerce sur les témoins en ces termes : “Pour ces témoins, la Bible est le livre dont on peut tirer toute sagesse et toute vérité. La méthode qu’ils utilisent est calquée sur celle des premiers chrétiens, il y a quelque 2 000 ans.”

Ainsi, en interdisant les témoins de Jéhovah, la République Malgache interdit en réalité la Bible et le christianisme qu’ils prêchent et enseignent.

Un appel aux fonctionnaires du gouvernement

Si vous aimez la liberté religieuse et désirez aider ces chrétiens paisibles à retrouver leurs “droits fondamentaux”, dont celui d’adorer Dieu selon leur conscience, nous vous invitons à écrire respectueusement à l’ambassadeur de la République Malgache dans votre pays ainsi qu’aux fonctionnaires du gouvernement de l’île.

Vous pouvez leur demander de considérer les faits suivants : Sur la terre entière, les témoins de Jéhovah sont connus pour être des chrétiens qui ne se mêlent pas de politique ; où qu’ils soient, ils respectent le pays qu’ils habitent, et ils le prouvent. De quelle manière ? Ils ne pratiquent pas la fraude fiscale, ne complotent jamais contre les dirigeants, ne participent jamais aux luttes politiques, mais contribuent à l’édification de ceux qui les entourent en enseignant les principes élevés de la Bible.

Vous pouvez inviter ces fonctionnaires à tenir compte de l’avertissement qui fut donné aux persécuteurs religieux des apôtres de Jésus-Christ, savoir : “Ne vous mêlez pas de ces hommes, mais laissez-​les ; (parce que, si ce projet ou cette œuvre vient des hommes, il sera renversé ; mais s’il vient de Dieu, vous ne pourrez les renverser ;) sinon, vous serez peut-être trouvés comme combattants contre Dieu.” — Actes 5:38, 39.

Dans sa constitution, la République Malgache ‘affirme sa croyance en Dieu’. Dans votre appel, vous voudrez peut-être dire aux fonctionnaires que s’il en est vraiment ainsi, ils doivent cesser de mener contre Jéhovah Dieu un combat perdu d’avance. Dans votre lettre, vous pouvez exprimer le désir d’entendre le plus tôt possible des nouvelles annonçant au monde entier que la République Malgache a annulé l’interdiction prononcée contre les témoins de Jéhovah et a retrouvé sa dignité, en assurant à ces chrétiens paisibles la liberté religieuse que la constitution malgache ‘garantit’.

Les personnes qui tiennent à la liberté des cultes et qui auront participé à cet appel, attendront avec impatience la réponse des autorités, non pas une simple déclaration écrite, mais surtout une action bienveillante de la part du gouvernement de la République Malgache devant le tribunal du Dieu Tout-Puissant.

[Encadré, page 222]

Hauts fonctionnaires de la République Malgache

Son Excellence

Philibert Tsiranana

Président de la République

Résidence de Mahazoarivo

Tananarive, République Malgache

L’Honorable Calvin Tsiébo

Vice-Président, chargé de la justice

Antaninarenina

Tananarive, République Malgache

L’Honorable André Resampa

Vice-Président, chargé de l’intérieur

Tsimbazaza

Tananarive, République Malgache

L’Honorable Jacques Rabemananjara

Vice-Président, chargé des affaires étrangères

Ministère des Affaires étrangères

Rue Jean-Assolant

Tananarive, République Malgache

M. Césaire Rabenoro

Secrétaire d’État chargé des affaires africaines

Ministère des Affaires étrangères

Rue Jean-Assolant

Tananarive, République Malgache

M. Jean-François Jarison

Ministre de la Justice

43, rue George V

Tananarive, République Malgache

M. René Rasidy

Ministre de l’Information, du Tourisme et des Arts traditionnels

Tananarive, République Malgache

M. Pierre Bora

Directeur de la Sécurité nationale

Tananarive, République Malgache

Son Excellence

Albert Ratsimamanga

Ambassadeur de la République Malgache

1, Bd Suchet

Paris 16e

Les lecteurs de “La Tour de Garde” sont priés d’écrire à l’Ambassade de Paris.

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager