Achevons l’œuvre qui consiste à faire des disciples
“Nous sommes les collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu en culture, l’édifice de Dieu.” — I Cor. 3:9.
1. a) Que devrait-on ressentir en voyant un travail bien fait, et quels facteurs ne devraient pas entrer en ligne de compte ? b) Citez des exemples bibliques de tâches bien accomplies qui ont été une source de joie.
ON ÉPROUVE de la joie à voir un travail bien fait, qu’il soit grand ou petit, que de nombreuses personnes y aient participé ou une seule, que ce travail ait été vite fait ou qu’il ait été réparti sur une longue période de temps. Noé et sa famille ont dû éprouver une profonde satisfaction lorsqu’ils ont vu que l’arche était terminée à temps, que les animaux étaient rassemblés à l’intérieur et que les portes avaient été scellées avant que les eaux ne tombent. Après avoir achevé, dans ses moindres détails, la construction du tabernacle dans le désert, Moïse et les Israélites ont dû ressentir la même satisfaction. Salomon et les ouvriers qui collaborèrent avec lui se sont certainement réjouis quand l’édification du glorieux temple sur le mont Morija à Jérusalem fut terminée en l’an 1027 avant notre ère, et que la nuée symbolisant l’approbation divine remplit le temple à tel point que les prêtres ne purent y pénétrer.
2. Décrivez une œuvre qui, lorsqu’on y participe, procure la joie et la satisfaction.
2 Êtes-vous l’un de ceux qui se réjouissent d’achever une œuvre ? Que diriez-vous si l’on vous confiait le privilège de participer à la plus grande œuvre jamais exécutée sur la terre ? Pour l’accomplir, vous vous joindriez à des milliers d’hommes et de femmes dévoués, de toutes nations. Vous participeriez à une œuvre qui procurera les plus grands bienfaits aux justes. Cette œuvre commença il y a plus de dix-neuf cents ans, et elle atteint aujourd’hui son point culminant. Elle s’achèvera au cours de notre génération. Il ne fait pas de doute qu’un homme énergique qui aime Dieu voudra accomplir une telle œuvre.
3. Quelle objection certains feront-ils peut-être au sujet d’une activité religieuse ou ministérielle ?
3 ‘Mais, direz-vous peut-être, cela ressemble à une activité ministérielle, et mon opinion est que cette profession se perd. En fait, je sais que c’est la raison pour laquelle il y a un manque de ministres et de prêtres dans le monde, et que cette pénurie va sans cesse croissant. Ce serait donc probablement une carrière très décourageante.’
4. Si une personne formule des objections quant à l’activité déployée par les membres du clergé de la chrétienté, que devrait-elle garder présent à l’esprit ?
4 Tout d’abord, acquérons un point de vue correct sur cette question, et cela sans détours. La possibilité d’avoir part à cette grande œuvre ne nous oblige pas à devenir ecclésiastiques dans l’une des religions reconnues de notre temps. Bien que l’invitation se rapporte à une œuvre ministérielle, celle-ci ne ressemble en rien à la prédication faite dans les Églises de la chrétienté, avec laquelle elle n’a aucun rapport. Heureusement, il y a une grande différence.
5. Qu’est-ce qui devrait susciter de l’intérêt en premier lieu ? b) Qui se tient derrière cette œuvre, et que déclara-t-il ?
5 En premier lieu, on devrait s’intéresser à celui qui se tient derrière cette œuvre, et qui nous incite à y prendre part. L’occasion de participer à l’activité la plus grande entre toutes est offerte au moyen d’un ordre que Jésus-Christ donna à ses disciples, et qui est renfermé dans Matthieu 28:19, 20 : “Allez donc et faites des disciples de gens de toutes les nations, les baptisant au nom du Père et au nom du Fils et au nom de l’esprit saint, les enseignant à observer toutes les choses que je vous ai ordonnées.”
6. a) Selon une autorité en la matière, qu’est-ce qu’un disciple ? b) Conformément à cette définition, quelle sorte de disciple pourrait-on devenir ?
6 Avant d’aborder en détail cette activité intéressante et plus particulièrement la joie que procure l’achèvement de cette œuvre en ces derniers jours, nous devrions nous poser cette question : Qu’est-ce qu’un disciple ? D’après le dictionnaire Webster, c’est “celui qui reçoit un enseignement d’une autre personne, qui adhère à ses doctrines, l’aide à les répandre et les met en pratique”. Selon le même ouvrage, c’est également “un élève convaincu (que ce soit en philosophie, art ou politique)”. Bien que cette définition empruntée à cette autorité profane nous donne une idée de la signification de ce mot, elle est toutefois insuffisante. C’est la signification biblique qui nous intéresse. D’après la dernière partie de la définition précitée, suivant l’usage moderne du mot, l’on peut être disciple d’un maître ou d’une organisation qui enseigne de fausses doctrines religieuses ou bien même être disciple de ce qui n’a aucun rapport avec la Bible.
7. Lorsque Jésus exhorta à faire des disciples, quel genre de disciples avait-il présent à l’esprit ?
7 Nous avons toutefois présente à l’esprit la signification exacte du terme tel que Jésus l’a employé dans la déclaration qu’il fit, et qui a fourni le thème de notre étude. Jésus n’encourageait pas ses compagnons de service à faire des disciples de la “philosophie, des arts ou de la politique”, ni même “de la religion de leur choix”. Il les exhortait à faire des disciples de lui-même, les enseignant ‘à observer toutes les choses qu’il leur avait ordonnées’. Nous nous souviendrons également que Jésus n’enseigna pas ses propres idées, mais il dit plutôt : “Je ne puis faire une seule chose de ma propre initiative ; selon ce que j’entends, je juge ; et le jugement que je rends est juste, parce que je cherche, non pas ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.” (Mat. 28:20 ; Jean 5:30). Nous parlons donc de disciples dans le vrai sens chrétien du terme, et non pas dans le sens que le monde a développé depuis que Jésus employa correctement cette expression. Ce serait des personnes qui auraient compris et accepté les doctrines de Christ Jésus et qui le suivraient étroitement en répandant ses enseignements.
8. a) Quel est le meilleur moyen de savoir comment faire des disciples ? b) Quel exemple Jésus ne suivit-il pas, et comment le savons-nous ?
8 Comprenant ce qu’est un disciple chrétien, nous désirons donc savoir comment faire des disciples. Le meilleur moyen de trouver la réponse est de faire un retour en arrière, de revenir à l’époque où Jésus prononça ce commandement, et de voir exactement comment il s’y est pris pour faire des disciples. A-t-il suivi l’exemple du clergé de son temps ? Certainement pas ! À ces derniers il déclara : “Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites ! parce que vous traversez la mer et la terre ferme pour faire un prosélyte, et quand il l’est devenu, vous en faites un sujet de la Géhenne deux fois plus que vous.” (Mat. 23:15). En outre, voici ce qu’il dit à leur sujet : “Les scribes et les Pharisiens se sont assis sur le siège de Moïse. Faites donc et observez toutes les choses qu’ils vous disent, mais ne faites pas selon leurs actes, car ils disent mais ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes les œuvres qu’ils font, ils les font pour être vus des hommes ; car ils font larges les boîtes renfermant des versets bibliques, qu’ils portent comme sauvegardes, et allongent les franges de leurs vêtements. Ils aiment la place la plus en vue aux repas du soir et les premiers sièges dans les synagogues, les salutations sur les places de marché et à être appelés Rabbi par les hommes. Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, car un seul est votre enseignant, tandis que vous êtes tous frères.” (Mat. 23:2-8). Non, Jésus n’employa pas cette méthode pour trouver les personnes au cœur de brebis et leur ouvrir la voie qui ferait d’elles des disciples.
9. a) Quel genre de personnes Jésus recherchait-il et quel genre ne l’intéressait pas ? b) Comment les chercha-t-il, et quelle méthode évita-t-il ?
9 La méthode employée par Jésus était révolutionnaire, destinée à satisfaire un besoin précis. Il ne recherchait pas des parasites ou de simples auditeurs. Il cherchait des disciples, des hommes désireux d’apprendre la “bonne nouvelle”, comme il l’appelait, des hommes qui prendraient position pour la vérité quand ils l’auraient reconnue, et qui en retour, voueraient leur vie à l’œuvre consistant à faire d’autres disciples, lorsqu’on leur aurait montré comment y parvenir. Chercher des disciples ne signifiait pas ouvrir une église et attendre que les gens y viennent par hasard. Il fallait prendre l’initiative et aller au-devant d’eux, afin de leur parler personnellement. Dès le début, Jésus savait que la méthode qu’il inaugurait était de loin la meilleure pour que son message vital atteigne les hommes.
10. Comment Jésus fit-il preuve d’ingéniosité en faisant des disciples ?
10 Et de quelle ingéniosité fit-il preuve ! Il prêcha sur la montagne, dans la synagogue de sa ville natale et dans d’autres synagogues, dans le temple de Jérusalem, d’un bateau alors que son auditoire se trouvait sur le rivage, dans des endroits isolés, dans les maisons privées, “de ville en ville et de village en village”. — Mat. 5:1 ; 12:9 ; 13:54 ; 14:13, 14 ; Luc 5:3 ; 8:1 ; 10:38, 39 ; 19:2, 5, 6.
11. À quel genre de personnes Jésus prêcha-t-il, et quelles sont celles qui répondirent le plus favorablement ?
11 À quel genre de personnes Jésus prêcha-t-il ? À tous : jeunes et vieux, hommes et femmes, riches et pauvres, malades et bien portants. Cependant, ce fut le commun peuple qui répondit le plus favorablement à sa prédication. Ses apôtres, par exemple, appartenaient pour la plupart à la classe ouvrière.
12. Pourquoi devrions-nous nous attendre à ce que les gens de la classe ouvrière fassent de bons disciples ?
12 Ces hommes issus de ces différents milieux sociaux feraient-ils de bons ministres ? Pourquoi pas ? Ils pourraient apprendre les doctrines et les principes comme n’importe qui. En outre, non seulement Jésus leur enseignerait la vérité des desseins de Dieu, mais encore il les formerait dans la prédication et l’enseignement. Ils deviendraient des hommes vigoureux et enthousiastes, désireux et capables de travailler.
13. Comment la formation de ministres pour l’œuvre consistant à faire des disciples commença-t-elle, et y a-t-il des preuves attestant qu’une instruction complète fut donnée ?
13 Jésus envoya d’abord les douze en leur donnant des ordres (Mat. 10:5). Puis il leur donna des instructions détaillées relatives à l’activité qu’ils allaient entreprendre de maison en maison et de ville en ville. Ces instructions sont rapportées à notre intention dans le dixième chapitre du livre de Matthieu, et nous lisons dans Matthieu 11:1 : “Quand Jésus eut fini de donner des instructions à ses douze disciples, il partit de là pour aller enseigner et prêcher dans leurs villes.”
14. Quelle expansion l’œuvre connut-elle par la suite, et comment savons-nous qu’elle remporta un vif succès ?
14 Cette activité prit ensuite de l’expansion quand “le Seigneur en désigna soixante-dix autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toutes les villes et endroits où lui-même devait venir. Et il leur disait : ‘La moisson, en effet, est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux. Suppliez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson’”. (Luc 10:1, 2.) Cette première tournée missionnaire eut-elle du succès ? Voici la réponse que nous trouvons dans Luc 10:17 : “Et les soixante-dix s’en revinrent avec joie.” Et le Lc 10 verset vingt et un ajoute : “À cette heure même, il fut transporté de joie dans l’esprit saint et dit : ‘Je te loue publiquement, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as soigneusement caché ces choses aux sages et aux intellectuels et que tu les a révélées aux tout-petits. Oui, ô Père, car agir ainsi, est la manière que tu approuves.’” La méthode d’enseignement de Jésus était raisonnable dans sa conception, elle s’avérait être d’une très grande efficacité et portait du fruit.
15. a) Comment savons-nous que la méthode employée par Jésus pour faire des disciples eut du succès même après sa mort ? b) Les disciples de Jésus se montrèrent-ils convaincus et courageux pour assumer leur tâche ?
15 Cela devait même se réaliser sur une plus grande échelle peu de temps après la mort de Jésus. Que les apôtres et les autres disciples aient compris clairement ce qu’on attendait d’eux, cela ressort de leur activité et des résultats obtenus. Suite au discours de Pierre rapporté dans le second chapitre des Actes des Apôtres, 3 000 personnes furent baptisées et peu après le nombre s’éleva à 5 000 (Actes 2:41 ; 4:4). Le succès de leur œuvre fut attesté par le grand prêtre quand certains des apôtres furent amenés dans la salle du Sanhédrin. Ces serviteurs de Dieu ne se laissèrent pas intimider, au contraire ils montrèrent que l’œuvre consistant à faire des disciples se poursuivrait. Ils répondirent en effet : “Nous devons obéir à Dieu comme chef plutôt qu’aux hommes.” (Actes 5:29). La prédication s’étendait et les disciples se multipliaient.
L’ŒUVRE CONSISTANT À FAIRE DES DISCIPLES EST INTERROMPUE
16. Cette activité primitive consistant à faire des disciples continua-t-elle, s’est-elle poursuivie au sein de la chrétienté, et quelles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles nous répondons de cette manière ?
16 Comment cette œuvre a-t-elle progressé depuis lors ? S’est-elle étendue aux centaines de prétendues religions “chrétiennes” comprenant des millions d’adhérents dans les différentes parties du monde actuel ? Ce serait merveilleux de pouvoir répondre par l’affirmative à ces questions. Malheureusement, la réponse est négative. Non, ce que nous entendons aujourd’hui par chrétienté n’est pas une extension du vrai christianisme de l’époque de Jésus. Les faits, tant bibliques que profanes, prouvent le contraire. L’œuvre fondée par Jésus et les apôtres a été interrompue, et cette interruption avait été prédite par Jésus et certains de ses apôtres. Aussi ne surprit-elle pas les premiers chrétiens, et aujourd’hui il ne devrait pas être difficile de comprendre pourquoi elle s’est produite.
17. Qu’illustra Jésus dans la parabole du semeur ?
17 Dans la parabole du semeur, consignée dans Matthieu 13:24-30, 36-43, Jésus montra la façon dont le christianisme primitif se corromprait, à la fois sur le plan de l’organisation et sur le plan doctrinal. De faux chrétiens ou “mauvaise herbe” seraient semés par Satan parmi les vrais chrétiens, représentés par le “blé”. Il viendrait un moment où il serait difficile, voire impossible, de les différencier, aussi le maître se verrait-il dans l’obligation de les laisser croître ensemble jusqu’à l’époque de la “moisson”. Alors, on distinguerait nettement le blé, et l’œuvre de séparation pourrait s’effectuer.
18. Quand l’apostasie vit-elle le jour, et que déclarèrent à ce sujet les apôtres Paul et Pierre ?
18 Cette organisation primitive s’éloigna du vrai christianisme après la mort des douze apôtres ; toutefois, cette apostasie avait commencé avant la disparition de ces derniers. Notez l’avertissement suivant de Paul dans Actes 20:29, 30 : “Je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups tyranniques et ils ne traiteront pas le troupeau avec tendresse, et du milieu de vous se lèveront des hommes qui diront des choses perverties afin d’entraîner les disciples après eux.” Il dit également : “Car il y aura une période où ils ne supporteront pas le sain enseignement, mais, selon leurs propres désirs, ils se donneront des enseignants en quantité pour que leurs oreilles soient flattées ; et ils détourneront l’oreille de la vérité, tandis qu’ils seront détournés vers de fausses histoires.” (II Tim. 4:3, 4). À son tour Pierre déclara : “Cependant il y eut aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme il y aura de faux prophètes parmi vous. Ceux-ci introduiront silencieusement des sectes destructrices et renieront même le propriétaire qui les a achetés, attirant sur eux-mêmes une prompte destruction.” — II Pierre 2:1, 2 ; II Thess. 2:7.
19. Citez quelques faits qui se sont produits au cours des siècles et à notre époque, qui montrent que la chrétienté n’a pas été et n’est pas chrétienne.
19 Depuis lors et au cours des siècles, y compris le Moyen Âge et l’âge des ténèbres, la chrétienté avec ses croisades, ses guerres et ses inquisitions, n’a pas eu une conduite chrétienne. Pouvait-elle être vraiment chrétienne tout en croyant à des doctrines païennes comme l’enfer, le purgatoire, l’immortalité de l’âme, la trinité, etc. ? Et que dire de son ingérence dans la politique, le commerce, les guerres et le jeu ? En outre, voit-on le clergé ou les membres des Églises prendre une part active à l’œuvre consistant à faire des disciples, à l’exemple de Jésus et des apôtres et conformément à la manière décrite dans la Bible et dont nous avons parlé précédemment ? Non ! La chrétienté des temps modernes n’est pas chrétienne, et elle n’obéit pas au commandement de Jésus qui ordonna de faire de vrais disciples. Ce fait est généralement reconnu, et de nombreux ecclésiastiques l’ont attesté dans leurs déclarations.
20. a) Qui, de nos jours, accomplit l’œuvre consistant à faire des disciples, et comment se sont-ils préparés à cette tâche ? b) Quel autre commandement s’appliquant particulièrement à notre époque se rattache à Matthieu 28:19 ?
20 Qui, à notre époque, accomplit cette œuvre consistant à faire des disciples ? Il ne peut y avoir de doute à ce sujet. Ce sont les témoins chrétiens de Jéhovah. De nos jours, cette organisation a ressuscité l’activité consistant à faire des disciples. Les témoins se sont affranchis des credos qui les tenaient captifs et des fausses doctrines corrompues des Églises. Ils se sont débarrassés de toutes les formes de gouvernement ecclésiastique qui n’étaient pas conformes aux Écritures, la forme hiérarchique, le gouvernement par la congrégation, etc., et ils sont dirigés théocratiquement. Finalement, ils ont adopté la méthode de travail établie par le Christ et suivie par les apôtres et les premiers disciples. Ce faisant, ils ne se conforment pas à un modèle biblique démodé. Non, ils le suivent étroitement parce que c’est encore de loin la méthode de travail la plus complète et la plus efficace. Les témoins de Jéhovah sont certainement ceux qui obéissent au commandement du Maître (rapporté dans Matthieu 28:19) : “Allez donc et faites des disciples de gens de toutes les nations.” De plus, ils obéissent au commandement relatif à notre époque et contenu dans Matthieu 24:14 : “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée par la terre habitée tout entière en témoignage à toutes les nations ; et alors la fin viendra.” Ainsi, l’œuvre consistant à faire des disciples est de nouveau en plein essor !
ACHEVONS L’ŒUVRE
21. a) Y a-t-il urgence à faire des disciples, et pourquoi ? b) Qu’apprenons-nous de l’expérience de Noé relativement à l’urgence de faire des disciples ?
21 Même une analyse superficielle de l’activité des témoins de Jéhovah nous rendra conscients de l’urgence de la question. Pourquoi cela ? Ne peut-on pas faire indéfiniment des disciples ? Non, cela n’est justement pas possible. Cette œuvre a eu un commencement, et elle aura une fin. Le dernier verset cité dans le paragraphe précédent révèle que lorsque la prédication sera achevée, “alors la fin viendra”. Les “derniers jours”, si souvent annoncés dans la Bible, sont là (II Tim. 3:1 ; Jacq. 5:3 ; II Pierre 3:3) ! Que ceux qui désirent avoir une vue anticipée de ces jours lisent Matthieu 24:37-39 et les chapitres six et sept de la Genèse. Jésus a dit que ces jours seraient comme “les jours de Noé”. Noé fut appelé “prédicateur de la justice”, et lorsque son œuvre d’avertissement fut achevée et la porte de l’arche fermée, il ne fallait plus s’attendre à faire des disciples dans cette génération. L’occasion d’obtenir le salut était passée.
22. Peut-on faire rapidement des disciples, et qu’est-ce que cela implique réellement ?
22 Si le temps presse et que nous vivions à la fin du présent système de choses, il est probablement nécessaire, diront certains, de prendre de rapides “décisions en faveur du Christ”, suivant l’expression de Billy Graham. Non, ce n’est pas aussi simple que cela. Jésus ordonna de “faire” des disciples. Cette expression indique par elle-même que cela impliquerait beaucoup d’efforts, que le disciple doit être façonné, formé et modelé conformément à de nouveaux principes et idées. C’est précisément ce qu’il faut faire, selon ce que déclare l’apôtre Paul dans Romains 12:2 : “Cessez de vous façonner sur ce système de choses, mais soyez transformés en renouvelant votre esprit, afin d’examiner pour vous-mêmes quelle est la bonne et l’agréable et la parfaite volonté de Dieu.” Il faut du temps pour accomplir une telle tâche, qui ne peut être réalisée au moyen d’une rapide conversion.
23. a) Que faut-il faire en premier lieu, et par la suite, quelle œuvre exigeant du temps doit être faite ? b) Dans quelle disposition d’esprit les gens se trouvent-ils aujourd’hui, ce qui ralentit l’œuvre consistant à faire des disciples ?
23 En premier lieu vient un travail de recherche. Grâce au porte à porte et à beaucoup d’autres méthodes, des personnes bien disposées sont contactées et reçoivent la possibilité d’entendre une brève présentation de la vérité biblique. Les personnes qui manifestent des dispositions semblables à celles d’une brebis et de l’intérêt pour la connaissance de la vérité relative aux desseins de Dieu sont notées, et d’autres visites leur sont faites afin de stimuler cet intérêt. Si celui-ci s’avère être sincère, une étude biblique peut alors être commencée, étude au cours de laquelle de nombreux sujets sont examinés, des conceptions erronées éliminées, et bon nombre de questions résolues. Comme cela a été dit, une telle œuvre nécessite du temps. La bonne nouvelle a été voilée pendant longtemps et les esprits ont été aveuglés. Paul fait cette remarque avec sérieux dans II Corinthiens 4:3, 4 : “Si maintenant la bonne nouvelle que nous déclarons est en fait voilée, elle est voilée chez ceux qui périssent, chez qui le dieu de ce système de choses a aveuglé l’esprit des incroyants, afin que l’éclat de la glorieuse bonne nouvelle sur le Christ, qui est l’image de Dieu, ne les atteigne pas.” Toutefois, la persévérance dans la prédication permet à la lumière de la bonne nouvelle de percer les ténèbres. En 1965, chaque semaine, les témoins de Jéhovah ont conduit 770 595 études bibliques à domicile.
24. Quelle aide les disciples reçoivent-ils en plus de l’enseignement qui leur est dispensé personnellement ?
24 Non seulement cette prédication se poursuit sur le plan individuel, mais la congrégation organise des réunions auxquelles chacun est invité à assister afin de s’instruire. Chaque semaine, ceux qui sont conscients de leurs besoins spirituels et qui désirent s’abreuver aux eaux de la vérité assistent à l’étude de La Tour de Garde, à la conférence publique, à la réunion de service, à l’École du ministère théocratique et à l’étude de livre de la congrégation. Cela se fait dans le monde entier, dans 24 158 congrégations réparties dans 197 pays, suivant le rapport de l’annuaire des témoins de Jéhovah de 1966.
25. Comment pouvons-nous avoir la certitude que cette œuvre gigantesque s’achèvera ?
25 Cette œuvre gigantesque s’achèvera-t-elle finalement ? Dieu nous certifie qu’elle aura une fin. À propos de toutes les tâches qu’il entreprend, Dieu déclare : “Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.” (És. 55:11). C’est réellement l’œuvre de Jéhovah que nous faisons, suivant les paroles de Paul dans I Corinthiens 3:9 : “Car nous sommes les collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu en culture, l’édifice de Dieu.” Le travail est dirigé par Christ Jésus et les anges (Rév. 14:6). Nous sommes donc assurés qu’avec une telle direction, l’œuvre sera achevée. De nos jours, tous ceux qui aiment vraiment la vérité ont la possibilité, d’une façon ou d’une autre, d’entrer en contact avec elle.
26. En quels termes peut-on décrire cette époque au cours de laquelle il faut faire des disciples ?
26 Ce devrait être et c’est en réalité une époque joyeuse. Parlant d’une façon générale de notre temps, Jésus déclara : “Mais quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance approche.” (Luc 21:28). Décrivant la joie que le berger éprouve en retrouvant une brebis égarée, Matthieu (18:13) rapporte les paroles suivantes : “Et s’il parvient à la retrouver, je vous le dis avec certitude, il se réjouit plus à son sujet qu’au sujet des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.” Notre époque est particulièrement joyeuse, car des milliers de brebis sont retrouvées.
27. Pourquoi l’achèvement de cette œuvre consistant à faire des disciples sera-t-elle très réjouissante ?
27 Il est stimulant d’anticiper dès le début l’issue d’une œuvre que l’on a entreprise. Mais qu’est-ce qui est vraiment le plus réjouissant dans une tâche, le début ou la fin ? La fin bien entendu. C’est alors que l’on voit le fruit de son travail. C’est là que nous voyons la réalité et non plus simplement un projet ou un plan. Il en est de même pour l’œuvre consistant à faire des disciples. La prédication de la bonne nouvelle du Royaume et par suite le rassemblement des disciples de toutes nations et de toutes races constituent la plus grande œuvre jamais entreprise sur terre. Quelle joie de vivre à une époque où nous assisterons à l’achèvement de cette tâche ! En vérité, nombreuses sont les raisons d’être joyeux !
28. Quelles pensées le chrétien gardera-t-il présentes à l’esprit tandis qu’il assiste à l’achèvement de cette grande œuvre ?
28 L’une des joies réelles est ressentie lorsqu’on prend part à cette œuvre. Non seulement nous devons être des disciples, mais il nous faut encore faire des disciples, et cela à notre époque. Une fois que cette occasion sera passée, elle ne se représentera plus. Il est vrai que Dieu n’a pas besoin de nous pour faire ce travail, mais le fait qu’il nous ait permis d’y prendre part constitue une bénédiction. En reconnaissance, nous devrions consacrer toutes nos forces et toutes nos aptitudes à cette œuvre.
[Illustrations, page 462]
Salle du Royaume des témoins de Jéhovah.
Horaire des réunions.