La recherche du moyen de s’approcher de la Source de la vie
“Il a décrété les époques fixées et les limites assignées de la demeure des hommes, pour qu’ils cherchent Dieu, s’ils le peuvent chercher à tâtons et trouver réellement.” — Actes 17:26, 27.
1. a) Depuis la faute d’Adam, de quoi se sont souciées les personnes craignant Dieu ? b) Pourquoi Jéhovah s’est-il tenu si distant des hommes ?
DEPUIS que nos premiers parents ont été chassés du jardin de Dieu dans un pays inculte d’une étendue illimitée, le moyen de s’approcher de la Source de la vie a toujours retenu l’attention des hommes et des femmes craignant Dieu. Ces personnes, remplies de vénération, ont considéré qu’il était de la plus haute importance de savoir comment s’approcher de nouveau du grand Créateur et de jouir avec lui des mêmes relations étroites que celles qu’avait connues Adam à l’origine. Elles ont compris d’une manière ou d’une autre la vérité qui fut exprimée plus tard par un prophète de Dieu qui a déclaré : “Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité.” Le souvenir des chérubins postés à l’entrée est de l’Éden avec “une épée flamboyante” rappellerait pendant longtemps à l’homme que seules des créatures pures peuvent s’approcher de Dieu. C’est ce que Moïse montra plus tard au peuple d’Israël, lorsqu’il dit : “Jéhovah, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.” Les imperfections et les impuretés de l’homme déchu rendaient celui-ci passible du feu de la juste condamnation à mort prononcée par Jéhovah. Comment l’homme pourrait-il s’approcher, tout en restant vivant, des “flammes éternelles” du Souverain de l’univers ? — Hab. 1:13 ; Gen. 3:24 ; Deut. 4:24, AC ; És. 33:14.
2. Qu’a fait Jéhovah en rapport avec cet éloignement de l’homme ?
2 Livré à lui-même, l’homme ne pourrait jamais découvrir le moyen de s’approcher du Créateur. Heureusement, il n’a pas été abandonné à son sort. Jéhovah a démontré sa grande miséricorde à l’égard de ses créatures désavantagées en prophétisant la victoire finale de la justice et en gardant à la disposition des hommes un moyen de communication avec lui. En Éden, le “chérubin protecteur” avait sans aucun doute une certaine responsabilité dans la protection et l’avancement des intérêts de la pure adoration sur la terre. Dieu a continué d’utiliser des intermédiaires angéliques, donnant ainsi une preuve évidente qu’“il fait de ses anges des esprits, et de ses serviteurs publics une flamme de feu”. — Gen. 3:15 ; Ézéch. 28:14 ; Héb. 1:7.
3. Quels exemples montrent ce qu’a fait Jéhovah pour communiquer avec les hommes imparfaits qui le recherchaient ?
3 Par exemple, c’est par l’intermédiaire d’un ange qui lui est apparu dans le buisson ardent que Moïse a reçu la mission de conduire et de délivrer Israël. Lorsque Gédéon fut nommé par Dieu pour être un libérateur et un juge, le messager angélique fit tomber du feu sur le sacrifice présenté par Gédéon, lequel sacrifice fut consumé miraculeusement. Après que le messager céleste, qui était apparu aux parents de Samson pour leur annoncer la naissance d’un fils exceptionnel, leur eut fait part de cette nouvelle, il s’éleva dans les flammes de l’autel sur lequel Manoach et sa femme avaient offert un holocauste à Jéhovah. Avant cela, aux jours de Lot, ce sont des anges qui ont servi de sauveteurs à cet homme pieux et à ses filles lorsque le feu destructeur s’est abattu sur les villes de la Plaine. Ces exemples montrent quelles mesures Jéhovah avait prises pour permettre à des hommes qui le craignaient de communiquer avec lui.
4. De quelles manières différentes Jéhovah a-t-il employé des messagers angéliques pour les besoins des amis de la justice ?
4 Le récit authentique de la Bible révèle que des anges ont servi de différentes manières les intérêts de l’homme et du culte de Dieu. Ils ont transmis et déclaré aux hommes les paroles de Dieu (Luc 1:19) ; ils se sont approchés de Dieu pour le bien des hommes (Mat. 18:10) ; ils n’ont cessé de veiller attentivement sur les intérêts terrestres de Dieu, rapportant au Maître souverain la façon dont ceux-ci se développaient (Dan. 10:12-14 ; Zach. 1:10). Ils sont également apparus en vision à des hommes ayant reçu une faveur de Dieu, soit sous l’image concise de quatre créatures vivantes, soit en nombre infini de myriades d’anges rassemblés dans les cieux devant le Roi éternel, pour l’adorer par des hymnes et des actions de grâce (Dan. 7:10 ; Rév. 4:6-8). Nous pouvons être reconnaissants envers Jéhovah de ce que toute communication entre les hommes et lui n’ait pas été totalement coupée.
5. Comment Jéhovah a-t-il montré qu’il approuvait le système patriarcal qui existait parmi les habitants de la terre ?
5 Le rôle important joué par les anges dans les communications entre Dieu et les habitants de la terre, ainsi que dans la protection de l’homme pécheur face à la justice non mitigée de Jéhovah, devait sans aucun doute être particulièrement présent à la pensée de Jacob lorsqu’il eut le privilège de voir, dans un songe, une immense échelle qui se dressait jusqu’au ciel et sur laquelle des anges montaient et descendaient. Jacob n’était qu’un des patriarches ou chefs de famille fidèles qui s’étaient succédé et auxquels Jéhovah avait révélé sa volonté et son dessein par l’entremise de messagers angéliques. Ce fait indique que Jéhovah approuvait le système patriarcal ancien par lequel les hommes devaient se disperser par groupes familiaux et peupler la terre. Dans ce système, le père d’une famille ou d’une tribu devenait son prince et son prêtre ; il avait la responsabilité de veiller à l’application des principes de Jéhovah en matière d’organisation juste et de culte pur. En tant que prince et prêtre, chaque chef de famille digne de ce nom devait prendre la tête pour rendre la justice conformément aux actes justes de Dieu, et pour maintenir l’adoration pure, en offrant des sacrifices en faveur de la famille ; d’une manière générale, il servait en tant que représentant de Dieu dans sa famille et en tant que médiateur pour le bien de celle-ci.
6. Quelles sont quelques-unes des idées fondamentales qui se rattachent au mot hébreu traduit par “prêtres” ?
6 Nous ne savons pas de façon certaine quelle est l’origine du mot hébreu kohén rendu en français par “prêtre”. Selon certains érudits, il emporte l’idée de “s’occuper des affaires d’autrui, servir en tant que médiateur”. Il signifie donc “prêtre”, mais dans certains contextes, il a aussi le sens de “lieutenant, serviteur ou fonctionnaire principal”. (II Sam. 8:18 ; I Chron. 18:17.) Un mot arabe voisin signifie “approcher, venir près de, avoir accès à l’intimité de”. Un terme babylonien qui lui est apparenté a le sens de “votif, rendre hommage à la divinité”. Une autre autorité déclare que le mot “prêtre ou président était un titre que l’on conférait souvent aux princes ou aux rois, à quelque chose ou quelqu’un qui était consacré à la divinité”. Noé, Sem, Abraham, Jacob, Job et Amram ne sont que quelques-uns de ces anciens patriarches qui ont présidé d’une manière fidèle sur leur famille respective et qui, en même temps, se sont beaucoup souciés des intérêts du vrai culte ; mais la Bible ne les désigne pas du nom de “prêtre”, kohén (en hébreu) ou hiéreus (en grec).
INTRUS ET USURPATEURS
7. Citez quelques actions de Nimrod qui allaient à l’encontre de la volonté de Dieu.
7 Certains, cependant, se sont avilis au point d’abuser de leurs fonctions de chef religieux ou patriarche et sont devenus indignes de représenter le Créateur, saint et plein d’amour. Ils ont utilisé leur position à des fins personnelles pour se mettre en avant et laisser derrière eux des monuments, qu’ils croyaient indestructibles, pour acquérir la renommée. Nimrod est un exemple de ceux qui, dans les temps anciens, ont imité le Diable et se sont efforcés de détourner à leur profit l’adoration et le service que leurs semblables rendaient à Dieu. Il apparaît que Nimrod n’était pas un premier-né et que, très vraisemblablement, il a usurpé l’autorité et la position qui appartenaient légalement aux fils plus âgés de Cusch. Son mépris pour le système patriarcal se voit dans le fait qu’il empiéta sur les familles et tribus voisines, les assujettit et les rassembla dans des villes peu étendues et plus facilement contrôlables. — Gen. 10:7-12.
8. Quels faits relatifs à l’Assyrie et à Babylone reflètent l’exemple laissé par Nimrod ?
8 Faisant fi du dessein de Dieu à l’égard de l’homme, Nimrod instaura une dictature politico-religieuse, devenant lui-même le chef de l’État. Parlant de la réalisation de ses ambitions et de celles de ses successeurs, un récit historique dit : “À Babylone et en Assyrie on adhérait étroitement à la théorie selon laquelle les rois occupaient cette fonction de ‘droit divin’. Lorsque le monarque parlait de lui-même comme ayant été nommé par tel ou tel dieu pour être le roi du pays, ce n’était pas un vain mot. Le roi était le vicaire de la divinité sur la terre ; il était son représentant jouissant de la faveur divine et admis dans la confidence des dieux. Dans les temps plus reculés, les fonctions sacerdotales étaient indissolublement liées à la royauté. Les plus anciens rois d’Assyrie s’appelaient eux-mêmes ‘prêtres d’Assour’a.”
9. Comment l’histoire de l’Égypte confirme-t-elle que la domination patriarcale convenable n’existait plus ?
9 Les actions de Nimrod servirent de modèle aux ambitieux des nombreuses familles qui plus tard, lorsque Jéhovah confondit les langues des bâtisseurs de la tour, quittèrent Babylone pour émigrer dans toutes les directions (Gen. 11:5-8). Voici ce qu’on peut lire à propos des pharaons : “En Égypte, le roi restait le seul intermédiaire entre les dieux et les hommes. Même lorsque la prêtrise s’est développée et que des sacrifices ont été continuellement offerts aux dieux en faveur des hommes, les prêtres n’étaient pas des médiateurs, mais seulement des représentants du roi (...). Les prêtres offraient des sacrifices, s’approchaient des dieux et servaient de médiateurs uniquement au nom du roib.”
10, 11. L’exemple de Nimrod a-t-il été imité dans d’autres pays ?
10 Quant à l’ancien empire inca qui dominait le pays que l’on connaît maintenant sous le nom de Pérou, les historiens avancent des preuves qui indiquent que cette dynastie d’empereurs avait remplacé l’ancien ensemble de croyances qui comportait l’idée d’un Être suprême, le Créateur de toutes choses. Le nouveau système “était particulièrement organisé pour servir les intérêts de la famille royale, et principalement pour soutenir ses prétentions et son autorité. Grâce à ce système, les empereurs se sont attribué une puissance plus ferme et plus étendue que celle de la plupart des grandes aristocraties de l’est”c. “La prêtrise était une hiérarchie compliquée dont le chef était l’empereur ; celui-ci était si divin que seule sa sœur était assez sacrée pour devenir sa femme. Les fonctions principales sous l’autorité de l’empereur étaient occupées par des membres de la famille royale incad.”
11 L’histoire de l’Inde laisse voir la même détérioration du système patriarcal ; en effet, parlant de la caste dominante, un historien rapporte que ses membres sont les “seuls qualifiés pour diriger les pratiques religieuses et que sans eux les relations entre l’homme et les dieux ne pourraient subsister. Dès sa naissance, le brahmane est un être d’une sainteté supérieure ; il est voué à une destinée plus élevée que celle des autres hommes, et la différence qui existe entre eux et lui doit être manifeste dans ses actes et ses habitudes durant toute sa vie”e.
12. Que sont devenus les rois égoïstes ?
12 Nous remarquons donc que sur toute la terre, des créatures égoïstes sont devenues des obstacles plutôt que des médiateurs entre Dieu et les hommes et ont déclaré que ces derniers ne pourraient obtenir la faveur des cieux que par leur intermédiaire et selon leur bon plaisir. En employant une force religieuse mystérieuse, elles ont pu établir et maintenir une domination tyrannique sur leurs semblables. Les livres d’histoire contiennent de nombreux récits montrant les cruautés et les souffrances qu’ont supportées les sujets ou esclaves de ces despotes déguisés en ministres de justice.
DES PATRIARCHES FIDÈLES
13. Montrez si Noé a rempli ou non les conditions requises par Dieu des prêtres patriarches.
13 Par contre, combien il est réconfortant de considérer le récit relatif aux fidèles patriarches qui se sont acquittés de leurs responsabilités en honorant Dieu et en étant une source de bénédictions pour les hommes ! Prenez, par exemple, le cas de Noé. À sa naissance, il fut prophétisé qu’il apporterait la consolation à sa famille ; les événements postérieurs démontrèrent la véracité de cette prophétie. Il recherchait Dieu, ce qui lui valut de trouver grâce aux yeux de Jéhovah. Il manifestait l’ardent désir de parvenir à la justice de Dieu, et son attitude à l’égard de ses semblables était irréprochable, contrairement à celle de Nimrod, qui était particulièrement mauvaise ; il marchait humblement avec Dieu. Il fut un prédicateur de la justice en faveur de ses contemporains, démontrant ainsi qu’il s’intéressait vivement au bien-être de la famille humaine. Bien qu’ayant été ignoré et ridiculisé par la majorité des hommes, il fut béni par le fait que sa propre famille accepta son enseignement et survécut avec lui au cataclysme universel. En sortant de l’arche qui leur avait permis de survivre, il s’acquitta fidèlement de ses fonctions sacerdotales en dirigeant le culte et en offrant avec gratitude des sacrifices à Dieu, pour lui et pour sa famille. — II Pierre 2:5 ; Gen. 8:20.
14. Quels sont quelques-uns des faits montrant qu’Abraham, en tant que chef de famille, était désireux de faire la volonté de Dieu ?
14 L’histoire d’Abraham nous montre que cet homme était un chef de famille remarquable qui, bien que n’étant pas le premier-né, avait pleinement conscience de ses responsabilités sur le plan religieux. Cela fut plus particulièrement évident après la mort de son père Térach, lorsqu’il conduisit sa famille dans le pays dont Dieu lui avait parlé. Quand Jéhovah lui confirma l’alliance selon laquelle sa postérité posséderait le pays dans lequel il séjournait, Abraham fut appelé à s’acquitter de certains devoirs sacerdotaux en offrant des sacrifices (Gen. 15:9-18). Lorsque, alors qu’il était âgé, il eut donné naissance à un fils promis qui serait son héritier, cela grâce à l’intervention miraculeuse de Dieu, et qu’il eut reçu l’ordre de sacrifier ce fils unique, Abraham agit de nouveau en tant que prêtre pour sa famille. Durant tous ses voyages, il dressa des autels pour adorer Jéhovah et il invoqua ouvertement le nom de son Dieu, si bien que les habitants du pays de Canaan entendirent parler du vrai Dieu. Il apprit fidèlement à sa famille comment adorer et aimer le Dieu souverain. Rappelez-vous aussi comment il exerça la fonction de médiateur lorsqu’il intercéda auprès de Jéhovah en faveur d’éventuels habitants justes de la ville de Sodome, près de Gomorrhe. — Gen. 12:8 ; 13:18 ; 18:19, 22-32.
15. Quelle sorte de prêtre était Melchisédek ?
15 Il y a également le récit concernant Melchisédek ; la Bible ne donne aucun renseignement ni sur sa généalogie, ni sur la durée de sa vie, ni sur la date de sa mort. Cependant, c’est le premier homme à être appelé “prêtre” par la Bible, plus précisément “prêtre du Dieu Très-Haut”. De ce fait, on peut donc en conclure qu’il a fidèlement maintenu le culte du vrai Dieu dans le royaume de Salem, le préservant des pratiques religieuses répugnantes et honteuses qui étaient courantes parmi les Cananéens païens des régions voisines. Il alla à la rencontre d’Abraham et le bénit, après que celui-ci eut délivré Lot et s’en revenait victorieux. Il ne fait aucun doute que c’est poussé par Jéhovah que Melchisédek a agi ainsi. Abraham l’avait également compris, car le patriarche fit un don généreux au roi-prêtre de Salem ; il lui donna le dixième de tout le butin qu’il avait pris aux rois alliés du nord qu’il venait de vaincre. — Gen. 14:18-20, CT.
16, 17. En quoi la conduite d’Isaac et de Jacob était-elle agréable à Jéhovah ?
16 Isaac et Jacob sont restés tous deux fermement attachés à l’enseignement d’Abraham. Chacun d’eux, dans sa propre génération, est demeuré fidèle à l’‘onction’ reçue de Dieu et à la mission consistant à participer dans une certaine mesure à l’édification d’une postérité ou nation sainte qui hériterait finalement du pays promis. Ils étaient continuellement guidés et protégés par Jéhovah dont ils étaient les représentants spéciaux. La Bible nous montre comment Dieu portait sur eux un regard favorable ; elle dit : “Mais il ne permit à personne de les opprimer, et il châtia des rois à cause d’eux : Ne touchez pas à mes oints, et ne faites pas de mal à mes prophètes !” (Ps. 105:14, 15). De leur côté, les deux hommes ont accompli strictement la volonté divine à leur égard, savoir, demeurer dans le pays comme des résidents temporaires, contrairement aux squatters cupides et matérialistes de Canaan. Ils surveillaient et encourageaient la pratique du vrai culte dans leur maison. Quel que fut le lieu où ils se trouvaient, ils représentaient dignement le Dieu qu’ils adoraient.
17 Alors qu’il était un jeune adulte, Jacob fut décrit comme un “homme irréprochable, habitant sous les tentes”. (Gen. 25:27, NW.) Bien que n’étant pas le premier-né, on peut comprendre d’après le marché qu’il fit pour acquérir le droit d’aînesse, qu’il attachait beaucoup d’importance à la bénédiction et à la faveur de Jéhovah, et qu’il discernait en même temps l’indifférence complète de son frère Ésaü pour ces choses. Les avantages matériels n’occupaient pas dans son esprit une place aussi importante que les privilèges et les bénédictions qui revenaient de droit à l’héritier du fidèle Isaac. La profonde gratitude de Jacob envers Jéhovah pour la protection qu’il lui avait accordée dans tous les moments difficiles de sa vie, le poussa à consacrer régulièrement le dixième de ses biens au service du vrai culte (Gen. 28:22). Les bénédictions que Jacob prononça sur ses fils juste avant sa mort figurent parmi les déclarations spéciales, et non des moindres, que fit Dieu par l’intermédiaire de ses fidèles représentants. — Gen. 49:1-28.
18. Pourquoi Ruben a-t-il perdu ses droits de premier-né, et avec quelles conséquences ?
18 Selon la coutume patriarcale, Ruben, le premier fils de Jacob, aurait dû hériter du droit d’aînesse en Israël. Toutefois, Ruben se disqualifia lorsqu’il commit la fornication avec la concubine de son propre père, la mère de quelques-uns de ses frères. Par cette action, il fit preuve d’un grand mépris pour les relations sacrées existant au sein de la maison de son père. Il était donc indigne de prendre la tête comme le voulait le droit d’aînesse (Gen. 49:4). C’est pourquoi, plus tard, la double portion se rattachant au droit d’aînesse fut accordée à Joseph, la royauté à Juda et la prêtrise à la maison de Lévi. Même lorsque aux jours de Moïse, Dathan et Abiram, des descendants de Ruben, ont cherché à revendiquer le droit de diriger qu’avait perdu leur père, Jéhovah est intervenu promptement pour soutenir la parole qu’il avait prononcée par l’intermédiaire de Jacob. Ces Rubénites perdirent la vie pour avoir osé défier la prérogative de Jéhovah, qui peut abaisser ceux qui lui déplaisent et exalter ceux qui lui sont agréables. — Nombres, chapitre 16.
19. En considérant l’histoire de Job, que peut-on conclure à propos de ce personnage ?
19 Job, dont la patience et la piété ont été réellement éprouvées par une suite de malheurs qui l’ont laissé sans enfant et sans ami, et par une maladie particulièrement douloureuse, montra d’une manière éclatante ce qu’était un véritable adorateur de Dieu. Devant sa famille et ses amis, il exalta la grandeur de son Dieu, ne lui reprochant jamais d’avoir permis qu’il soit si durement frappé. Contrairement aux prêtres sans foi des temps anciens et modernes, Job ne prétendit jamais que Dieu avait mal agi en permettant la méchanceté. Même lorsqu’il jouissait encore de la prospérité, il se souciait toujours de la position que ses enfants occupaient devant Dieu, offrant spontanément des sacrifices en leur faveur, car, disait-il : “Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur cœur.” (Job 1:5). Quand il fut l’objet des calomnies de ses ennemis, il soutint la justice et le nom de Jéhovah. Finalement, lorsque Job fut guéri et délivré de ses tourments, la vie de ceux qui l’avaient critiqué avec une langue acerbe dépendait des prières qu’il adresserait à Dieu pour que celui-ci agrée les sacrifices que ces hommes lui offraient en signe de repentir. La fin de la vie de Job nous montre que son service en tant que prêtre et chef de famille était certainement agréable à Jéhovah. — Job 42:8, 12.
20. Citez quelques faits de la vie de Moïse démontrant qu’il accomplissait fidèlement le dessein de Dieu.
20 Alors qu’il avait déjà quatre-vingts ans, Moïse reçut d’un ange de Jéhovah la mission d’être un prophète, un libérateur, un conducteur, un médiateur et un prêtre pour la nation d’Israël (Ps. 99:6, CT). Sa première responsabilité consista à conduire cette nation typique hors d’Égypte où elle était captive. Servant de médiateur entre ses compagnons israélites obstinés et Jéhovah, il dut intervenir maintes fois pour éviter que Jéhovah ne frappe ce peuple désobéissant et ingrat comme il projetait de le faire (Ex. 32:10-14 ; Nomb. 14:11-19). Il servit également de médiateur pour l’alliance que Dieu fit avec la nation, alors qu’aucune disposition n’avait encore été prise pour une prêtrise nationale. Comme un messager digne de confiance, il transmit tous les conseils divins au peuple, l’exhortant vivement à se conformer aux exigences de Dieu. Il se consacra à l’administration de la justice dans les campements immenses de la nation. Il défendait avec zèle la vraie adoration et il agissait promptement contre ceux qui s’y opposaient. Malgré toutes les responsabilités et les nombreux privilèges que Dieu lui avait accordés, il n’y a pas le moindre soupçon d’ambition personnelle dans le récit qui le concerne. On pouvait toujours dire qu’il était “l’homme le plus humble que la terre ait porté”. — Ex. 18:17, 18 ; 32:32 ; Nomb. 12:3, Jé.
21. Dans quelle alternative Moïse s’est-il trouvé ?
21 Moïse, faut-il le rappeler, avait été élevé dans toute la sagesse de l’Égypte, à la cour du pharaon. Il avait eu l’occasion d’observer les prêtres de ce pays et de voir toutes leurs intrigues pour dominer le peuple et s’enrichir, tout en exaltant le roi tyrannique comme le favori des dieux. Alors que la voie de l’ambition aurait pu procurer à Moïse la richesse et la puissance en Égypte, il choisit de prendre place parmi le peuple de Jéhovah et accepta de supporter l’opprobre qui pouvait être jeté sur un peuple dont le Dieu ne lui avait même pas accordé un territoire qui fût sa propriété. Cependant, les moqueurs égyptiens étaient bien loin de se douter de ce qui allait être leur sort, à eux et à leur pays. — Héb. 11:24-26.
22. Bien que Jéhovah ait continué de communiquer avec les amis de la justice par l’entremise des anges, quelles questions appelaient une réponse, et quel espoir de s’approcher de Dieu existait-il ?
22 Jusqu’à l’époque de Moïse, le privilège de communiquer avec Dieu à l’aide des messagers angéliques était limité à quelques familles servant Dieu. Bien que cela ait permis de garder vivante la foi en un Dieu puissant et bienfaisant, de nombreuses questions demeuraient toujours sans réponse. Comment des hommes imparfaits pourraient-ils se réconcilier avec leur Créateur pur ? La barrière qui existait entre Dieu et eux et que les anges parfaits et les patriarches loyaux mais imparfaits n’avaient pu écarter, serait-elle un jour enlevée ? Comment l’esclavage du péché et de la mort pouvait-il être ôté ? Les générations humaines continueront-elles, comme l’herbe, de pousser, de vivre seulement un temps et de mourir ? Les chefs de famille fidèles ont dû se poser eux-mêmes ces questions alors qu’ils contemplaient les cieux pendant la nuit et discernaient une partie de l’immensité de la création de Dieu. Ils devaient se contenter d’attendre patiemment que Dieu leur révèle peu à peu ses desseins. Jéhovah avait annoncé à l’avance à ses serviteurs le déluge, la destruction du pays de Sodome et leur délivrance certaine d’Égypte. Ils avaient un Dieu qui pouvait et qui désirait accomplir sa parole. Sans aucun doute, c’était une base suffisante pour espérer qu’en temps voulu Dieu révélerait le moyen de s’approcher de lui pour trouver la vie et la paix.
“Par la foi, Moïse, quand il fut devenu grand, refusa d’être appelé le fils de la fille de Pharaon, choisissant d’être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir la jouissance temporaire du péché, estimant l’opprobre du Christ comme une richesse supérieure aux trésors de l’Égypte ; car il regardait fixement vers le paiement de la récompense.” — Héb. 11:24-26.
[Notes]
a a. Religion of Babylonia and Assyria, de M. Jastrow, p. 374.
b b. Ancient Religions (éd. de 1750), édité par V. Ferm, p. 37, 293.
c c. Harper’s New Monthly Magazine de juin 1853 sous le titre “Le Pérou antique — Son peuple et ses monuments”.
d b. Ancient Religions (éd. de 1750), édité par V. Ferm, p. 37, 293.
e d. History of Religion de Allan Mensies, p. 337.
[Illustration, page 557]
Par un songe, il fut montré à Jacob que les anges jouaient un rôle dans les relations de Dieu avec l’homme.
[Illustration, page 560]
Noé dirigeait sa famille dans la pratique du culte.