BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • w89 1/9 p. 3-4
  • Le clergé au pouvoir — Est-ce la solution?

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • Le clergé au pouvoir — Est-ce la solution?
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1989
  • Intertitres
  • Document similaire
  • Quand le clergé dominait l’Europe
  • Le jugement de Dieu contre “l’homme qui méprise la loi”
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1990
  • La religion dans l’arène politique
    Réveillez-vous ! 1975
  • Pourquoi l’assemblée internationale de la volonté divine LIRE : internationale
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1958
  • 500 ans de calvinisme : quel héritage ?
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 2010
Plus…
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1989
w89 1/9 p. 3-4

Le clergé au pouvoir — Est-​ce la solution?

DANS le monde entier, les gens sont las de l’injustice, de l’oppression et de la corruption politique. Leurs efforts pour changer de chefs politiques témoignent de leur désir d’amélioration. Mais les nouveaux dirigeants leur donnent rarement, sinon jamais, satisfaction.

Certains sont d’avis que si le clergé était au pouvoir, il en résulterait une amélioration politique. Selon eux, les ecclésiastiques moraliseraient la classe dirigeante. C’est probablement ce que pensait Marion (Pat) Robertson, ecclésiastique qui a été candidat à la présidence des États-Unis en 1988, lorsqu’il pria pour que des “hommes pieux” obtiennent le pouvoir. Mais serait-​ce vraiment la solution pour donner au monde de meilleurs dirigeants?

Quand le clergé dominait l’Europe

Au Moyen Âge, le clergé détenait un immense pouvoir séculier. Les papes pouvaient couronner et détrôner les rois! Ainsi, en 800, le pape Léon III couronna Charlemagne, roi franc, empereur du Saint Empire romain. Pendant mille ans, cet empire incarna l’union de l’Église et de l’État, et le clergé exerça un pouvoir plus ou moins grand sur les autorités séculières.

À partir du XIe siècle, la papauté eut la haute main sur l’Europe. À ce propos, John Garraty et Peter Gay écrivent (dans leur livre The Columbia History of the World) que “l’Église était le plus grand gouvernement d’Europe”. Ils font aussi remarquer qu’elle pouvait “exercer un pouvoir politique plus grand que n’importe quel autre gouvernement occidental”. Or, dans quelles conditions vivait-​on sous la domination du clergé?

Nul n’était libre de pratiquer le culte qui lui plaisait ou d’exprimer des opinions contraires à celles du clergé. L’intolérance des ecclésiastiques engendra un climat de crainte dans l’Europe tout entière. L’Église institua l’Inquisition pour faire disparaître ceux qui osaient la contredire. Ces gens, qualifiés d’hérétiques, étaient traînés devant les inquisiteurs, qui les torturaient pour leur arracher des aveux. Souvent, ceux qui étaient jugés coupables étaient brûlés sur le bûcher.

Concernant le pouvoir exercé par le clergé en Espagne, le livre cité plus haut déclare: “Les guerres et l’esprit des croisades avaient uni une aristocratie orthodoxe hautaine au clergé, qui tenait toutes les rênes du pouvoir dans l’État. La vie intellectuelle était paralysée par la censure et l’Inquisition, qui étaient utilisées contre quiconque contestait la théologie officielle ou les décisions politiques.”

Dans L’Âge de la Foi, Will Durant écrit: “Avec toute la largeur d’esprit exigée d’un historien et permise à un chrétien, nous devrons tout de même ranger l’Inquisition, aussi bien que les guerres et persécutions de notre temps, parmi les souillures les plus noires qui aient marqué l’histoire humaine et qui révèlent une férocité inconnue à tout le reste du règne animal.” Au Moyen Âge, la domination du clergé signifiait la perte des libertés personnelles.

Mais que dire du réformateur protestant Jean Calvin? Se comporta-​t-​il autrement que le clergé catholique? Considérons ce qui se produisit quand Michel Servet fuit la persécution orchestrée par le clergé espagnol et fut arrêté en Suisse, à Genève. Calvin avait formé dans cette ville une communauté sur laquelle lui et ses pasteurs exerçaient un pouvoir absolu. Comme Servet niait la Trinité, Calvin fit ce que l’Inquisition n’était pas parvenue à faire. Il le condamna à mort pour hérésie et le fit brûler sur un bûcher, manifestant ainsi la même intolérance que le clergé catholique.

La domination du clergé sur les gouvernements séculiers valut-​elle la paix aux peuples d’Europe? Loin de là! Au lieu de connaître la paix, ils subirent des années de guerres fomentées par le clergé. Le pape Urbain II déclencha la première croisade, inaugurant ainsi une série de guerres qui s’étalèrent sur 200 ans. En outre, les guerres que le clergé fit déclarer à ceux qu’il considérait comme hérétiques entraînèrent la mort de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

La domination du clergé mit-​elle fin à la corruption? Pas le moins du monde. Dans leur livre Histoire du monde moderne (angl.), R. Palmer et J. Colton déclarent: “L’Église fut de plus en plus corrompue par l’argent. Nul ne croyait aux pots-de-vin; mais tout le monde savait qu’un grand nombre d’hommes haut placés dans l’Église (et de personnalités civiles de l’époque) pouvaient être achetés.” Beaucoup déploraient la corruption du clergé.

La domination du clergé valut-​elle au peuple d’être traité avec compassion? Absolument pas. Considérons par exemple ce qui se passa en France quand le cardinal de Richelieu prit en main les affaires de l’État sous le règne de Louis XIII. Dans son livre L’histoire des nations (angl.), Henry Cabot Lodge dit que “la politique [de Richelieu] se fondait sur la perte des libertés françaises”.

Au Mexique, les villes indiennes étaient souvent administrées par le clergé au XVIIe siècle. Dans son livre Plusieurs Mexiques (angl.), Lesley Simpson dit qu’aux yeux du clergé le supplice du fouet était “une aide indispensable pour inculquer et préserver les vertus chrétiennes, ainsi que pour punir les délits civils”.

Les livres d’histoire nous permettent donc d’examiner les fruits du pouvoir exercé par le clergé au fil des siècles. Quels sont-​ils? Un mépris choquant du bonheur, du bien-être et des libertés du peuple. Oui, la domination du clergé a été un despotisme insupportable. Comme Daniel Defoe l’écrit dans son livre L’Anglais bien né (angl.), “de tous les fléaux qui affligent l’humanité, le pire est la tyrannie ecclésiastique”.

À l’évidence, le pouvoir du clergé n’est donc pas celui dont les hommes ont besoin. Mais alors, vers qui pouvons-​nous nous tourner? Nous pouvons tous trouver la réponse à cette question, comme nous allons le voir.

[Illustration, page 4]

Le réformateur protestant Calvin manifesta la même intolérance que le clergé catholique.

[Crédit photographique]

Avec l’aimable autorisation des administrateurs du British Museum

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager