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Dons de miséricordeAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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doivent agir ainsi parce qu’elles reconnaissent la position qu’occupent les disciples du Christ. — Mat. 10:40-42.
Pour que nos dons nous procurent un bonheur réel, nous devons les faire sans murmurer, non avec regret ni par contrainte. “Dieu aime celui qui donne avec joie.” (II Cor. 9:7; Actes 20:35; I Pierre 4:9). En outre, il ne suffit pas de faire des dons matériels pour obtenir la vie éternelle, et Jésus Christ ne leur accorde pas une importance primordiale. — Jean 17:3; 12:1-8; voir DÎME; PAUVRE; SECOURS.
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DophcahAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOPHCAH
{Article non traduit.}
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DorAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOR
{Article non traduit.}
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DorcasAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DORCAS
(gr. gazelle).
Chrétienne de la congrégation de Joppé qui était “riche des bonnes actions et des dons de miséricorde” qu’elle faisait, entre autres des vêtements de dessus et des vêtements de dessous pour les veuves dans le besoin (Actes 9:36, 39). “Dorcas” correspond à l’araméen “Tabitha”, les deux noms signifiant “gazelle”. Il est possible que Dorcas ait été connue sous les deux noms, car il n’était pas rare pour des Juifs de porter à la fois un nom hébreu et un nom grec ou latin, particulièrement ceux qui vivaient dans une ville portuaire comme Joppé, où la population se composait de Juifs et de Gentils. Ou bien, Luc a pu traduire ce nom pour les lecteurs gentils. Dorcas est la seule femme “disciple” (mot employé au féminin) citée dans les Écritures. Il ne faut toutefois pas en déduire qu’elle avait une fonction particulière au sein de la congrégation, car tous les chrétiens étaient en fait des disciples de Jésus Christ (Mat. 28:19, 20). Bien que sa mort, survenue vers l’an 36 de notre ère, ait beaucoup fait pleurer les veuves qui avaient, semble-t-il, grandement profité de ses bontés, le fait qu’il ne soit pas question d’un mari affligé par la mort de sa femme donne à penser que Dorcas n’était pas mariée à l’époque.
Une fois morte, les disciples de Joppé la préparèrent en vue de l’inhumation; or, apprenant que Pierre se trouvait à Lydda, à quelques kilomètres au sud-est de Joppé, ils l’envoyèrent chercher. Ils avaient certainement entendu parler de la guérison du paralytique Énée opérée par Pierre à Lydda, et ce miracle a pu leur faire croire que l’apôtre pourrait ressusciter Dorcas. Ou alors, ils ont pu se tourner vers l’apôtre simplement pour être consolés. — Actes 9:32-38.
À l’exemple de Jésus lorsqu’il rendit la vie à la fille de Jaïrus (Marc 5:38-41; Luc 8:51-55), Pierre fit sortit tout le monde de la chambre haute, pria et dit: “Tabitha, lève-toi!” Dorcas ouvrit les yeux, s’assit et prit la main de Pierre pour se lever. Cette résurrection opérée par un apôtre est la première du genre mentionnée dans les Écritures et elle fut à l’origine d’un grand nombre de conversions dans tout Joppé. — Actes 9:39-42.
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DothanAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOTHAN
Ville mentionnée dans deux récits bibliques. Dothan est aujourd’hui identifiée à Tell Dothan situé sur une colline qui domine la petite plaine en cuvette s’étendant entre les collines de Samarie et la chaîne du Carmel, à 16 kilomètres au nord-est de Samarie.
C’est à “Dothan” que le jeune Joseph trouva ses frères et leurs troupeaux. Ceux-ci devaient être, pense-t-on, au nord de la ville, dans les champs de pâturages que traverse la route reliant Galaad (à l’est du Jourdain) à la côte méditerranéenne et à l’Égypte. C’est peut-être cette route-là que suivit la “caravane d’Ismaélites” qui acheta Joseph. — Gen. 37:17-36.
Des siècles plus tard, le roi de Syrie envoya des forces militaires considérables à Dothan pour arrêter Élisée. Là, le serviteur du prophète fut saisi d’une grande frayeur et eut les yeux miraculeusement ouverts pour voir le flamboyant matériel de guerre de Jéhovah “dans la région montagneuse, (...) autour d’Élisée”, c’est-à-dire soit sur la colline même de Dothan ou sur les collines voisines à l’est, au sud ou à l’ouest de la ville (II Rois 6:11-17). Pour encercler la ville, les Syriens ont aussi pu se poster sur ces collines environnantes, d’où ‘ils seraient descendus’ quand Élisée sortit de la ville pou aller à leur rencontre. Quoi qu’il en soit, les ennemis furent rendus inoffensifs parce que miraculeusement frappés d’une sorte de cécité, Jéhovah ayant peut-être utilisé les forces angéliques pour accomplir cet exploit. — Vv. 6:18, 19; comparez avec Genèse 19:1, 10, 11.
D’aucuns sont d’avis que les ruines de Tell Dotha donnent une idée assez complète de la civilisation palestinienne jusqu’aux troisième ou quatrième siècles de notre ère. Elle était apparemment florissante dans les périodes bibliques précitées. Certaines citernes de forme rectangulaire découvertes en ce lieu (d’une profondeur d’environ trois mètres) sont, pense-t-on, similaires à celle où fut jeté Joseph.
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DouceurAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOUCEUR
Plusieurs mots grecs peuvent être traduits par “douceur” pour désigner une qualité morale proche de l’humilité, du caractère raisonnable. Voici ce qu’on lit dans un lexique grec-anglais (A New Testament Word Book de William Barclay) au sujet du nom prautês: “Dans le grec classique (...), à propos des choses, il signifie ‘doux’. Il est utilisé, par exemple, pour parler d’une brise ou d’une voix douce. En rapport avec une personne, il signifie ‘doux’ ou ‘aimable’.” Le même ouvrage dit au sujet de l’adjectif praus: “Dans praus il y a une idée de douceur, mais qui dissimule la force de l’acier, (...) ce n’est ni la douceur veule, ni l’indulgence sentimentale, ni le calme passif.” W. Vine (dans son Expository Dictionary of New Testament Words) note: “PRAUTÊS (...) ne qualifie pas une personne ‘dans son attitude extérieure seulement; ni dans ses relations avec ses semblables; ce n’est pas une question de disposition naturelle. C’est plutôt une qualité de l’âme; elle se manifeste d’abord et surtout par rapport à Dieu. Grâce à cette disposition d’esprit, nous acceptons ses manières d’agir envers nous, les jugeant bonnes, sans les contester ni leur résister; ce mot est très proche de tapeinophrosunê [humilité]’.”
La douceur est également le contraire de la rudesse ou de la brutalité. Un homme doux n’élève pas la voix; il n’est ni bruyant ni extravagant. Dans le texte grec de Westcott et Hort, le mot nepioi (pluriel de nepios) apparaît en I Thessaloniciens 2:7 où il est traduit par “doux”. (MN.) Ailleurs il est rendu par “tout-petits”, comme en Matthieu 21:16. Dans d’autres textes grecs, c’est le mot epioi qui figure en I Thessaloniciens 2:7. Ce terme, synonyme de nepioi, emporte l’idée de douceur, d’amabilité. Il est également traduit par “doux”. (II Tim. 2:24.) Vine dit que ce mot “était fréquemment utilisé par les auteurs grecs pour parler de l’attitude d’une nourrice envers des enfants difficiles, d’un professeur envers des élèves indisciplinés, ou de parents envers leurs enfants.”
LA DOUCEUR N’EST PAS DE LA FAIBLESSE
La douceur de caractère n’est pas la marque des faibles. Jésus Christ déclara: “Je suis doux de caractère et humble de cœur.” (Mat. 11:29; II Cor. 10:1). Cependant, il bénéficiait de la force que lui donnait le soutien de son Père; il était fermement attaché au bien, et il parlait et agissait avec une grande franchise lorsque cela était nécessaire. — Mat. 23:13-39; comparez avec 21:5.
Un homme est doux de caractère grâce à sa foi et à la force dont il dispose. Il ne perd pas facilement son équilibre ou son bon sens. Si quelqu’un manque de douceur, c’est à cause d’un sentiment d’u-insécurité ou de frustration, parce qu’il n’a ni foi ni espérance, ou encore par désespoir. Voici comment le livre des Proverbes décrit un tel homme: “Comme une ville forcée, sans muraille, tel est l’homme qui ne contient pas son esprit.” (Prov. 25:28). Il est ouvert ou vulnérable à toutes sortes de mauvaises pensées qui peuvent l’inciter à faire le mal.
C’est son amour paternel qui incita David, pourtant un homme de guerre, à ordonner à Joab de traiter avec douceur Absalom, son fils rebelle (II Sam. 18:5; on trouve là le mot hébreu ʼat qui signifie “aller lentement ou doucement”). Pour parler de ses compagnons et de lui-même dans l’exercice de leur ministère en faveur des nouveaux convertis de Thessalonique, l’apôtre Paul emploie le mot nepioi, “tout-petits”, disant: “Nous sommes devenus doux au milieu de vous, comme lorsqu’une mère entoure de soins les enfants qu’elle nourrit.” C’était parce qu’ils éprouvaient pour eux une affection sincère et qu’ils avaient à cœur de ne pas nuire à leur croissance spirituelle (I Thess. 2:7, 8). Paul n’était pas faible; il était capable d’user de paroles très puissantes, comme dans les deux lettres canoniques qu’il écrivit aux chrétiens de la congrégation de Corinthe. Il montra également que la douceur est une qualité requise d’un serviteur de Dieu, notamment quand il assume la responsabilité de surveillant. — II Tim. 2:24.
UN FRUIT DE L’ESPRIT
La douceur est un fruit de l’esprit de Dieu, sa force active (Gal. 5:22, 23). Jéhovah est donc la Source de la douceur; il faut lui demander son esprit et cultiver ce fruit pour devenir vraiment doux de caractère. Il ne suffit pas de faire preuve de volonté pour acquérir la douceur; encore faut-il entretenir des relations étroites avec Dieu.
Celui qui parle et agit avec douceur est agréable et favorise la paix. Il est abordable et non revêche, et son attitude contribue à l’édification spirituelle des autres. Un homme dur, brutal, tapageur et vulgaire créé des divisions et repousse les autres. La douceur, par contre, attire et unit (Éph. 4:1-3). L’Écriture décrit Jéhovah comme un Berger qui rassemble ses agneaux et les porte dans son sein (allusion aux plis très amples de la partie supérieure de leur vêtement dans lequel les berger portaient parfois les agneaux). — És. 40:11.
Dans la Bible, le mot “douceur” est fréquemment associé au mot “esprit”, comme, par exemple, dans “esprit de douceur” ou “esprit doux”. La véritable douceur est donc plus qu’une qualité tout extérieure qui se manifeste épisodiquement; elle fait partie de la personnalité, du caractère de l’individu. — I Pierre 3:3, 4.
L’apôtre Pierre écrit: “Revêtez-vous donc (...) de douceur.” Lu superficiellement, ce texte semblerait vouloir dire qu’il s’agit d’un simple vernis pour se donner une certaine apparence. Mais, dans ce même passage, Paul nous exhorte en ces termes: “Revêtez la personnalité nouvelle qui, par la connaissance exacte, se renouvelle à l’image de Celui qui l’a créée.” (Col. 3:10, 12; Éph. 4:22-24). Ainsi, la douceur est bien un trait de la personnalité, que l’on n’hérite pas naturellement au départ; c’est une qualité qui s’acquiert, comme les autres fruits de l’esprit, grâce à la connaissance exacte et à la mise en pratique de celle-ci.
INDISPENSABLE POUR LES SURVEILLANTS
Dans la lettre qu’il adressa au jeune Timothée pour lui montrer comment bien prendre soin de la congrégation, Paul lui donna des instructions sur la façon de régler certaines questions difficiles; il lui dit: “Un esclave du Seigneur ne doit pas entrer en lutte, mais il doit être doux envers tous, capable d’enseigner, se dominant sous le mal, instruisant avec douceur ceux qui ne sont pas animés de bonnes dispositions: il se peut que Dieu leur donne la repentance.” (II Tim. 2:24, 25). Nous notons ici une certaine similitude entre la douceur et la longanimité: le surveillant comprend pourquoi il doit régler la difficulté, que Dieu l’a permise et que lui, en tant que surveillant, doit la résoudre au mieux des intérêts de la ou des personnes concernées. Il doit supporter la situation difficile jusqu’à ce qu’elle soit réglée, et cela sans s’énerver. — Voir aussi Tite 3:1-7.
Paul s’adresse encore aux chrétiens spirituellement mûrs de la congrégation en précisant leur responsabilité; il dit: “Même si un homme fait un faux pas avant qu’il s’en soit aperçu, vous qui avez les qualités spirituelles requises, essayez de redresser un tel homme dans un esprit de douceur, tout en te surveillant toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté.” (Gal. 6:1). Ils ne doivent pas oublier la façon dont Dieu a agi envers eux. Ce faisant, ils ne réprimanderont pas durement celui qui s’égare, mais ils s’efforceront de le rétablir dans un esprit de douceur. Pareille attitude se révélera beaucoup plus efficace et bénéfique pour tous.
LA DOUCEUR APAISE LA COLÈRE
La douceur a d’heureux effets face à une situation difficile ou à une personne en colère; elle met fin aux difficultés, alors que la dureté les aggraverait. Le livre des Proverbes déclare: “Une réponse, quand elle est douce, détourne la fureur, mais une parole qui cause la douleur fait monter la colère.” (Prov. 15:1). La douceur peut avoir une grande force. “Par la patience on persuade un commandant, et la langue douce peut briser un os.” — Prov. 25:15.
INDISPENSABLE EN CAS DE DISCIPLINE
Salomon énonça un autre principe excellent en rapport avec la douceur ou le calme. Il concerne une tendance qui se manifeste parfois lorsque quelqu’un, qui en a le droit, nous corrige. Nous pouvons nous rebeller et nous indigner au point de ne pas rester à notre place, de ne pas nous soumettre. Salomon nous donne donc cet avertissement: “Si l’esprit d’un chef s’élève contre toi, ne quitte pas ton lieu, car le calme apaise de grands péchés.” (Eccl. 10:4; comparez avec Tite 3:2). Non seulement cette bonne attitude, calme et douce, nous évitera de devoir subir d’autres accès de colère de la part d’une autorité, mais elle nous permettra d’améliorer notre personnalité parce que nous maîtriserons notre caractère, nous garderons notre place et nous mettrons en pratique la discipline.
Cela est particulièrement vrai quand l’autorité en question est Jéhovah Dieu et que la discipline nous est donnée par des hommes à qui il confère une certaine autorité (Héb. 12:7-11; 13:17). Il en va de même dans nos relations avec les autorités gouvernementales du monde que Dieu tolère (Rom. 13:1-7). Même quand l’une d’elles demande durement à un chrétien la raison de son espérance, celui-ci devrait tout en accordant fermement la première place à l’obéissance à Dieu, répondre “avec douceur et un profond respect”. — I Pierre 3:15.
LA DOUCEUR HYPOCRITE
Le ton de la voix ou des manières douces ne sont pas toujours un gage de douceur sincère. Celle-ci doit venir du cœur, comme chez les tout-petits (ainsi qu’est généralement traduit le mot nepioi). Alors que Job, serviteur de Dieu de l’Antiquité dont l’intégrité était mise à l’épreuve, endurait de grandes souffrances de la part de Satan, il subit en plus les attaques verbales de trois compagnons. Ceux-ci l’accusèrent d’avoir commis en secret des péchés et d’avoir agi avec méchanceté et obstination. Ils laissaient entendre que Job était un apostat et que ses fils avaient été mis à mort par Dieu à cause de leur méchanceté. Cependant, un des trois, Éliphaz, dit à Job: “Les consolations de Dieu ne te suffisent-elles pas, ou une parole qu’on t’adresse avec douceur?” (Job 15:11). Ces hommes ont peut-être prononcé quelques-unes de leurs paroles au moins avec douceur, mais leur contenu était dur. Leur douceur était hypocrite.
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Douceur, IIAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOUCEUR, II
{Voir DOUCEUR (entrées “Gentleness” et “Mildness” regroupées).}
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DouleurAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOULEUR
En raison du travail épuisant qu’exigeait la culture d’un sol maudit (Gen. 3:17-19; 5:29), à cause de paroles blessantes (Prov. 15:1), de l’insensibilité d’autrui au bien (Rom. 9:2), de la maladie et d’autres malheurs (Job 2:13; 16:6), les humains ont ressenti la douleur physique, mentale et affective. Des hommes qui se sont trouvés dans des situations effrayantes ou terrifiantes, en réalités ou en vision, ont également connu la douleur. — Ps. 55:3, 4; És. 21:1-3; Jér 4:19, 20; Ézéch. 30:4, 9; voir DOULEURS DE L’ENFANTEMENT.
‘PLUS DE DOULEUR’
Bien que désagréable, la douleur physique a son unité: elle nous avertit que nous subissons un dommage corporel et nous permet ainsi d’agir de façon à éviter une blessure plus grave. La promesse divine selon laquelle la ‘douleur ne sera plus’ (Rév. 21:4) ne signifie donc pas que les humains deviendront insensibles, qu’ils seront incapables de ressentir aucune douleur. Ce sont plutôt les douleurs physiques, mentales et affectives résultant du péché et de l’imperfection (Rom. 8:21, 22) qui “ne seront plus”, parce que leurs causes (telles la maladie et la mort) seront elles-mêmes supprimées. Bien que parfait, l’homme Jésus a éprouvé la douleur physique et affective à cause de sa mort et de l’indifférence de ceux en faveur de qui il exerça son ministère, ce qui atteste que la perfection physique ne signifie pas nécessairement une insensibilité totale à la douleur (Mat. 26:37; Luc 19:41). Jésus avait même été décrit prophétiquement comme “un homme fait pour les douleurs”. (És. 53:3.) En guérissant ceux qui était “oppressés de maladies et de tourments divers” (Mat. 4:24), il porta les douleurs des hommes.— És. 53:4.
AU SENS FIGURÉ
Les Écritures parlent souvent de la douleur dans un sens figuré. En fonction du contexte, elle peut présenter un dur travail (Prov. 5:10), ou bien une crainte salutaire et un respect mêlé d’effroi envers Jéhovah Dieu (I Chron. 16:30; Ps. 96:9; 114:7). L’état d’agitation des eaux, des montagnes et de la terre est décrit comme une douleur (Ps. 77:16; 97:4; Jér. 51:29; Hab. 3:10). Aux yeux de Jéhovah, la nation infidèle de Juda était atteinte d’une douleur incurable qui la menaçait de mort. — Jér. 30:15.
Les douleurs ou les affres peuvent aussi représenter une sorte d’entrave. Voici ce que déclara l’apôtre Pierre à propos de Jésus Christ: “Dieu l’a ressuscité en dénouant les affres de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’elle le tienne ferme.” (Actes 2:24). Des cordes qui enlacent et serrent les membres peuvent provoquer des douleurs aiguës ou des affres. De même Jésus, alors qu’il était mort, se trouvait retenu comme par les cordes ou les affres symboliques de la mort. — Comparez avec Psaumes 18:4, 5; 116:3.
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Douleurs de l’enfantementAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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DOULEURS DE L’ENFANTEMENT
Peu après le péché, Dieu exposa à Ève, la première femme, les conséquences que sa faute entraînerait dans le domaine de l’enfantement. Si elle était restée obéissante, Jéhovah aurait continué de la bénir, et l’enfantement aurait été pour elle une source de joie sans mélange. En effet, “la bénédiction de Jéhovah — voilà ce qui enrichit, et il n’ajoute aucune douleur avec elle”. (Prov. 10:22.) Mais désormais, en règle générale, à cause du fonctionnement imparfait de son corps, la femme connaîtrait la douleur. C’est pourquoi Dieu dit (en exprimant, comme c’est souvent le cas, les choses qu’il permet comme s’il les faisait lui-même): “J’augmenterai beaucoup la douleur de ta grossesse; c’est dans les douleurs que tu mettras au monde des enfants.” — Gen. 3:16.
Dans le texte hébreu littéral, on trouve l’expression “ta douleur et ta grossesse”. Certaines traductions la rendent pas “ tes souffrances et tes grossesses”. (Dh; voir aussi AC; Da; Os; ZK.) Cependant, l’hébreu emploi ici une forme grammaticale appelée “hendyadis”
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