Coup d’œil sur le monde
Les droits des malades
Un rapport présenté au Conseil de l’Europe s’est efforcé de définir Les droits des malades et des mourants. Ce rapport considère que “le droit à la liberté est un droit essentiel, y compris le droit d’être admis et de sortie, c’est-à-dire d’être admis sans difficulté à l’hôpital et le droit d’en sortir librement à tout moment. La charte française des droits et devoirs du malade du 14 janvier 1974 stipule que le droit de sortir librement de l’hôpital est accordé au malade s’il estime ne pas devoir accepter les soins qui lui sont proposés et quel que soit son état de santé, pourvu qu’il ait acquitté ses dettes éventuelles et signé une décharge si le médecin n’a pas donné son accord”. De plus, “le malade a le droit de savoir qui le soigne et comment on le soigne. Le malade a, en outre, le droit essentiel d’accepter ou de refuser les traitements ou les soins qui lui sont proposés. Et trop souvent, il l’ignore. Ce droit de refuser un traitement implique évidemment pour le malade le droit de recevoir des médecins et du personnel qualifié des informations adéquates sur son propre état; le droit de faire donner à sa famille les informations nécessaires; le droit de faire donner à ses médecins traitants par le corps médical hospitalier, dans les plus brefs délais, tout au long de l’hospitalisation aussi bien qu’après, communication du dossier médical. (...) En outre, son consentement libre et éclairé est nécessaire. Il est donc nécessaire pour le médecin d’informer son malade des possibilités thérapeutiques de la maladie”. Ce passionnant rapport présenté par Mme Hubinek et M. Woogd est paru dans la Revue française des affaires sociales, dans le numéro de juillet-septembre 1977, disponible à la Documentation française.
Les maladies vénériennes et les mœurs
Contrairement à ce qu’on laisse souvent entendre, les maladies vénériennes sont propagées par bien d’autres vecteurs que la prostitution. Par exemple, selon le docteur Marie-Louise Bargues, du service de vénéréologie de l’hôpital Saint-Louis, on a compté, en 1976, 240 cas de syphilitiques qui avaient été contaminés par des prostituées, contre 2 572, soit 10 fois plus, qui avaient été contaminés par des rapports libres. Quoi qu’il en soit, la Bible a raison de dire que les gens qui adoptent de tels mœurs “reçoivent en eux-mêmes le salaire que mérite leur égarement”. — Rom. 1:27, Segond révisée.
“Transfusion à la carte”
Sous ce titre est paru dans le “Concours Médical” un article qui faisait remarquer que les 55 millions de Français consomment annuellement 3,7 millions de flacons de sang, tandis que les 70 millions d’habitants de la République fédérale d’Allemagne n’en consomment que 2 millions. L’article ajoutait: “Il existe en France une véritable mystique du sang qui est trop souvent considéré comme un fortifiant miracle qu’on donne, par exemple, au malade opéré, sans qu’il en ait réellement besoin.” Cette opinion fut exprimée par le docteur Viars devant les 800 participants venus d’Europe et des États-Unis pour la VIIIe Réunion internationale d’Anesthésiologie et de Réanimation qui avait pour thème: “Le sang en anesthésie et réanimation.” Ce praticien ajouta que “la transfusion d’un seul flacon de sang n’a 99 fois sur 100 aucun intérêt. Ce n’est pas le volume qui compte, mais les nombreuses fonctions que possèdent les différents éléments du sang”. “Il existe incontestablement, rappela lors du même congrès le docteur Fournel, un abus de consommation du secteur privé d’hospitalisation.” D’ailleurs, dans la Médecine Praticienne de mars 1968, on lisait déjà ce qui suit. “Un calcul très simple nous apprend qu’on a ainsi prélevé 670 000 litres de sang en 1966, soit près de 3 000 tonneaux de 220 litres... Mais où passe donc tout ce sang?”
Chirurgie sans transfusion
Aux États-Unis, le professeur Denton Cooley plaide pour les interventions cardio-vasculaires sans aucune transfusion prophylactique. Ses résultats sont excellents, et, vers 1971, il avait déjà opéré à cœur ouvert soixante-quatre Témoins de Jéhovah ainsi que cent cinquante autres patients, et cela sans aucune transfusion ni avant ni pendant ni après ces opérations majeures. Rappelant ces faits dans La Vie Claire, le docteur Couzigou conclut: “On devrait rejeter de telles méthodes thérapeutiques et respecter davantage le principe fondamental de la médecine: Primum non nocere; d’abord ne pas nuire, en utilisant d’autres traitements efficaces et sans nocivité.” En France, le professeur Dor et le docteur Mermet, élèves du professeur Shumway, pratiquent des interventions sans transfusion. “Monsieur Dor est extraordinairement économe de sang”, déclara le docteur Donat à Nice-Matin. Le journal ajoutait: “Si économe que lui et son équipe de chirurgie cardiaque ont pour clients les membres de la secte des Témoins de Jéhovah. Ils affluent de l’Europe entière pour venir se faire opérer à ‘cœur ouvert’ (...). Le professeur Dor est le seul [à la connaissance de Nice-Matin] sur notre continent à pouvoir pratiquer couramment de telles interventions sans le secours d’un apport de sang extérieur.” De fait, lors d’un procès intenté par un jeune homme victime de l’inoculation du paludisme à la suite d’une transfusion, les dangers de cette technique sont apparus clairement. Le Centre de transfusion sanguine d’où provenait le flacon se défendit en justice en faisant valoir que le tribunal ne pouvait “retenir à la charge une faute d’imprudence consistant en la non-exécution d’un sérodiagnostic alors que la réglementation en vigueur n’imposait pas un tel examen” et que “tout traitement comporte un risque accepté par le bénéficiaire”. Le jeune homme gagna néanmoins son procès et reçut 30 000 FF de dommages-intérêts.
En France, 36 000 disparitions chaque année
Le Figaro révèle que “1 536 disparitions ont été signalées à la brigade de protection des mineurs à Paris en 1978. (...) Si l’âge moyen des amateurs de ‘belle’ se situe entre 15 et 17 ans, les services de recherches sont parfois mis en échec durant de longues semaines par de très jeunes enfants. (...) Les fugueurs sont essentiellement originaires de milieux défavorisés. Et la première cause de départ est la mésentente familiale. Viennent ensuite les problèmes scolaires, le besoin d’aventure, et en dernière position les raisons sentimentales. (...) Les jeunes ne sont pas seuls amateurs de fugues: 19 500 personnes majeures (10 500 hommes, 9 000 femmes) ont été signalées disparues en 1977 et la première raison invoquée est la mésentente conjugale”. Le nombre des demandes de recherches dans l’intérêt des familles qui viennent aboutir sur la Côte d’Azur n’a cessé de progresser: 3 200 en 1971, 3 400 en 1973, 3 750 en 1975, 4 200 en 1977. Selon Nice-Matin, “sur 39 342 personnes qui ont été signalées disparues en 1976, 16 743 étaient âgées de moins de 18 ans”. Là encore, la conclusion de l’article est que si certains mineurs font des fugues pour “voir du pays”, “les motivations essentielles sont à rechercher dans le conflit et la rupture avec le milieu familial ou l’environnement social. La grande majorité des jeunes fugitifs qui sont retrouvés sur la Côte d’Azur et présentés au juge des enfants, proviennent de familles perturbées, désunies, laxistes, ou n’ont pas de famille du tout”.
Libéralisation religieuse en Chine
La Constitution chinoise stipule que “les citoyens ont la liberté de pratiquer une religion, la liberté de ne pas pratiquer de religion et de propager l’athéisme”. Elle contient aussi un article selon lequel, “en République populaire de Chine, l’idéologie directrice est le marxisme, le léninisme, la pensée Maotsetoung”. Or, dernièrement, la municipalité de Shanghaï a décidé “d’appliquer les dispositions de la Constitution envers les religions”, dispositions qui les autorisent à avoir des “activités normales”. Selon Le Monde, “plus de huit cent personnalités patriotiques” se sont réunies à ce sujet, représentant les milieux catholiques, protestants, bouddhistes et musulmans. Les participants ont accusé la “bande des quatre” d’avoir “ordonné l’abolition de toutes les institutions religieuses et d’organisations patriotiques religieuses dans la municipalité..., détruit les églises et les temples, brûlé livres et archives en grandes quantités”. La radio de Shanghaï a réaffirmé la politique du parti en matière de religion et annoncé l’annulation de toutes “les fausses accusations et calomnies formulées contre des personnages patriotiques et les cercles religieux. (...) Le comité révolutionnaire de la municipalité a déjà décidé de rétablir un département des affaires religieuses, d’appliquer les dispositions de la Constitution et la politique envers les religions, de guider et d’aider les organisations patriotiques religieuses pour qu’elles développent des activités normales et d’unir la masse des croyants et des personnalités religieuses pour qu’elles apportent leur contribution”. “Reste à savoir, conclut Le Monde, ce qui est entendu par ‘le développement d’activités normales’ de la part des ‘organisations patriotiques religieuses’.”
La “bombe” A, comme Alcoolisme
Un homme de science polonais a déclaré que la consommation d’alcool a pris des proportions telles dans le monde qu’elle est devenue plus dangereuse pour l’humanité que le péril atomique. Mikolaï Tolkan expliqua lors d’un congrès international sur l’alcoolisme que le mécanisme de “cette bombe à retardement s’est déjà mis en route et que personne ne l’a remarqué”. Il déclara que la consommation d’alcool en Pologne a augmenté de 35 pour cent en cinq ans et que sur 35 millions de Polonais, trois millions boivent à l’excès. Le record d’accroissement de l’alcoolisme appartient aux Pays-Bas, avec une augmentation de 60 pour cent en cinq ans. De son côté, La Presse de Montréal note que les Canadiens consomment de plus en plus d’alcool et ajoute ce commentaire laconique: “Nous buvons de plus en plus.”
Natation pour futures mamans
Le docteur Hajime Murooka, obstétricien japonais, est d’avis que la natation permet aux femmes d’accoucher plus facilement et avec moins de fatigue. L’idée lui en est venue après qu’il eut constaté la facilité avec laquelle les plongeuses accouchaient. Il choisit donc 50 futures mamans qui reçurent trois fois par semaine des cours de natation d’une durée de 45 minutes. Lorsque leur grossesse arriva à terme, la plupart des femmes accouchèrent presque sans aucune douleur.