Chapitre 2
Le développement de la théorie évolutionniste
CERTAINS philosophes de l’Antiquité émirent des idées que l’on pourrait qualifier d’évolutionnistes, mais aucune de leurs théories ne fut généralement admise. Au Moyen Âge, il y eut des écrits zoologiques contenant des recettes pour fabriquer, entre autres, des mouches, des abeilles et même des souris à partir de la matière inerte. La théorie de l’évolution organique dut, cependant, attendre les deux derniers siècles pour vraiment se faire jour.
Parmi les premières théories à être admises, citons celle du naturaliste anglais Erasmus Darwin (grand-père de Charles Darwin), et celle du comte de Buffon, savant français qui vécut au dix-huitième siècle. Ces hommes soutenaient que lorsqu’une plante ou un animal, sous l’action du milieu, acquiert un caractère nouveau, celui-ci se transmet aux descendants, produisant ainsi des changements, facteurs de l’évolution. Ils prétendaient, par exemple, que la carapace de certains animaux s’est développée parce que ces derniers avaient reçu des coups répétés. D’après eux, ce caractère fut transmis aux descendants, qui vinrent au monde avec une peau plus épaisse.
Au début du dix-neuvième siècle, le naturaliste français Jean-Baptiste de Monet, chevalier de Lamarck, publia un livre en faveur de la théorie de l’hérédité des caractères acquis, mais qui proposait les besoins de l’organisme comme le moteur de l’évolution. Selon sa théorie, la girafe obtint sa haute stature parce qu’elle n’avait plus de plantes à brouter à terre et se trouvait obligée d’allonger le cou pour atteindre le feuillage des arbres. Chaque génération de girafes aurait transmis à ses descendants un cou légèrement plus long.
À cette époque-là, la croyance à l’hérédité des caractères acquis était-elle très répandue ? Dans son livre Charles Darwin (angl.), l’évolutionniste De Beer répond à cette question en ces termes : “Nul n’aurait songé à émettre des doutes à ce sujet avant la fin du dix-neuvième siècle. (...) Jusqu’au dix-neuvième siècle, le nombre d’hommes qui rejetaient l’idée de l’hérédité des caractères acquis pouvait être compté sur les doigts d’une main26.”
Mais vers la fin du dix-neuvième siècle, le biologiste allemand August Weismann essaya d’élever une race de souris sans queue simplement en leur coupant la queue avant de leur permettre de s’accoupler. Le livre Mémento de biologie (angl.), manuel édité en 1966, relate comme suit le résultat de cette expérience :
“Il répéta ce procédé pendant 20 générations successives. Les individus de la dernière génération avaient des queues aussi longues que celles de leurs ancêtres. Ce fut là la première preuve expérimentale que les caractères acquis, tels que l’absence de queue provoquée artificiellement, ne sont pas héréditaires. (...)
“Les caractères acquis ne sont pas héréditaires parce que l’action du milieu (qui n’a aucun effet sur les gènes des cellules sexuelles) ne peut exercer une influence sur la génération suivante27.”
Le généticien H. J. Muller, lauréat du prix Nobel, déclare de son côté :
“Malgré la puissante influence que le milieu peut exercer, modifiant l’ensemble du corps et même le protoplasme de ses cellules, les gènes dans les cellules germinales conservent leur structure primitive et ne subissent aucun changement spécifique par suite de la modification du corps. Si bien que lorsque l’individu modifié se reproduit, il transmet à ses descendants des gènes inchangés par les ‘caractères acquis’28.”
Bien que les données certaines de la science aient complètement réfuté la théorie évolutionniste de l’hérédité des caractères acquis, cette théorie ne disparut pas totalement. L’ouvrage Le mécanisme de l’évolution (angl.), de W. H. Dowdeswell, publié en 1960, dit à ce propos : “Le dernier renouveau du lamarckisme eut lieu en Russie en 1948, sous la direction de Lyssenko, mais les théories de son école sont à présent désavouées et semblent avoir été motivées dans une large mesure par des raisons idéologiques plutôt que par des considérations scientifiques29.” Plus tard, la revue Time du 12 février 1965 relata que Lyssenko avait été relevé de ses fonctions et que ses théories avaient été rejetées même par les communistes, parce que l’hérédité “est déterminée par les gènes dans les cellules reproductrices et demeure inchangée pendant toute la vie de l’individu30”.
L’évolutionnisme reçut sa plus grande impulsion des écrits de Charles Darwin, surtout en 1859, année où celui-ci publia son livre L’origine des espèces. Selon la théorie de Darwin, il y a une concurrence vitale entre les membres des différentes espèces, et dans cette lutte, toute variation avantageuse permet à l’individu chez qui elle se produit de s’imposer. Les individus les mieux adaptés survivent, les autres meurent. Les survivants transmettent à leurs descendants les variations avantageuses, ce qui expliquerait l’apparition de formes de vie nouvelles. Darwin baptisa ce processus “la sélection naturelle”.
Pour illustrer la doctrine de Darwin, prenons le cas de la girafe. D’après cette théorie, pour une raison inexpliquée, certaines girafes vinrent au monde avec des cous légèrement plus longs que ceux des autres. Les individus au cou plus long l’emportèrent dans la lutte pour se nourrir, ce qui leur permit de survivre (par une “sélection naturelle”) et de transmettre à leurs descendants un cou légèrement plus long. Ce processus se répéta pendant de nombreuses générations, et cela expliquerait le cou allongé de la girafe que nous connaissons !
Mais au bout d’un certain temps, la théorie de Darwin se heurta à des objections. Le manuel La biologie d’aujourd’hui (angl., 1964), de Clark et Mould, déclare à ce sujet :
“Des hommes de science ont soulevé de nombreuses objections les empêchant d’accepter complètement la théorie de Darwin. (...) 1. La théorie n’explique pas tous les faits avérés de l’hérédité. Par exemple, elle n’explique pas clairement pourquoi certaines variations sont héréditaires alors que d’autres ne le sont pas. Beaucoup de variations sont tellement insignifiantes qu’il est inconcevable qu’elles puissent aider un organisme dans sa lutte pour l’existence. 2. La théorie n’explique pas comment l’accumulation progressive de variations insignifiantes peut déterminer l’apparition des structures complexes que l’on trouve dans les organismes supérieurs31.”
Dans son ouvrage L’histoire de la vie (angl.), le transformiste H. Mellersh fait l’observation suivante :
“À propos de la théorie de Darwin, le sceptique serait en droit de faire remarquer qu’il faut qu’une variation soit immédiatement utile à l’individu pour lui donner plus de chances de survivre que ses congénères. De quelle valeur, au point de vue de la ‘survivance’, serait la première ébauche grossière de l’œil ou un membre antérieur nu se mettant à battre faiblement l’air, en attendant de se transformer en aile ? (...) La Sélection naturelle est si dépourvue d’intelligence et de finalité32 !”
Ainsi, la théorie de Darwin, telle qu’il la présenta, se révéla erronée et fut rejetée sous de nombreux aspects. L’étape importante suivante dans le développement de l’évolutionnisme fut franchie en 1901. Hugo de Vries, botaniste hollandais, avait fait des expériences avec une plante appelée l’œnothère. Il avait remarqué qu’apparaissaient de temps à autre de jeunes plantes ayant une structure inhabituelle, et il avait constaté qu’elles transmettaient ces caractères nouveaux à la génération suivante. Il appela ces plantes des mutants. De Vries croyait que les mutations favorables de grande amplitude expliquaient l’évolution. Par exemple, chez la girafe, des mutants ayant le cou particulièrement long seraient apparus et auraient survécu mieux que les girafes au cou plus court. Ces mutants auraient produit des descendants ayant des cous allongés, ce qui expliquerait l’évolution de cette espèce.
Cette nouvelle théorie ne tarda pas à susciter des critiques. Des difficultés commencèrent à apparaître. Au sujet des profonds changements brusques qui, d’après De Vries, étaient responsables de l’évolution, De Beer a fait l’observation suivante :
“Beaucoup d’entre elles [les mutations] étaient létales et entraînaient la mort des organismes qui les portaient (...). Bien loin de déterminer des adaptations avantageuses, les mutations semblaient être pathologiques et ne fournissaient aucune explication de la cause des adaptations ou de leur perfectionnement. Il en est résulté (...) que pendant les vingt premières années du vingtième siècle, les études et les théories évolutionnistes se trouvaient dans un état de chaos et de confusion33.”
Résumant les principales théories évolutionnistes mentionnées ci-dessus, le manuel Mémento de biologie (angl., 1966), de Hall et Lesser, déclare :
“Puisque la théorie de Lamarck [l’hérédité des caractères acquis] a été réfutée, elle n’est mentionnée que pour mémoire. La théorie de Darwin [la sélection naturelle] ne fournit pas une explication satisfaisante de l’origine et de l’hérédité des variations. (...) La théorie de De Vries [les mutations de grande amplitude] s’est avérée faible parce qu’il n’y a jamais eu une mutation unique assez grande ou une série de mutations assez nombreuses pour produire une espèce nouvelle en une seule génération de descendants34.”
À l’heure actuelle, a-t-on mis de l’ordre dans ce chaos de théories ? Quelle est la théorie acceptée couramment par la plupart des évolutionnistes ? S’est-elle avérée plus vraisemblable, plus scientifique que les précédentes ?
LA THÉORIE MODERNE
Au cours des dernières années on a échafaudé une théorie nouvelle qui a été adoptée par de nombreux transformistes. Cette théorie moderne englobe certaines des opinions de Darwin et de celles de De Vries. C. P. Martin, professeur à l’Université McGill, écrivant dans l’American Scientist, explique cette nouvelle doctrine en ces termes : “L’immense majorité [des biologistes] croit que l’évolution s’effectue grâce aux mutations et à la sélection naturelle35.”
D’après cette théorie moderne, une petite mutation avantageuse se serait produite dans un organisme quelconque. Grâce à cette mutation, l’organisme en question aurait été plus apte à survivre que ses concurrents. La petite mutation utile aurait été transmise par hérédité à de nombreuses générations successives. Au cours d’une période de plusieurs millions d’années, d’autres mutations favorables se seraient produites dans la même lignée, si bien que l’organisme aurait fini par se transformer en un organisme différent. Résumant cette nouvelle théorie, l’Oklahoma City Times du 10 août 1966 a écrit ce qui suit : “Des modifications fortuites dans le mécanisme de son hérédité ont amené l’homme lentement, — par tâtonnements, — à être mieux adapté à son milieu que ses rivaux. C’est là l’opinion scientifique généralement admise de nos jours, et les hommes de science appellent ce processus long et souvent maladroit l’évolution36.” Étant donné que cette théorie moderne comprend une partie de la croyance darwinienne de la “sélection naturelle”, elle est souvent qualifiée de “néo-darwinisme”.
Pour illustrer cette nouvelle doctrine, nous pouvons reprendre le cas de la girafe. Au cours des âges passés les ancêtres de la girafe actuelle auraient eu un cou plus court. Dans la lutte pour l’existence, ces mammifères durent se faire concurrence, paraît-il, pour brouter le feuillage des arbres. Certaines girafes, des mutants, au cou légèrement plus long que leurs congénères, auraient survécu en plus grand nombre que les autres, puisqu’elles pouvaient atteindre des feuilles situées plus haut sur les arbres. Les girafes au cou plus court auraient fini par disparaître, alors que celles au cou allongé auraient survécu en se reproduisant. Ce processus est censé avoir continué jusqu’à ce que le cou de la girafe ait atteint sa longueur actuelle.
Nombre d’évolutionnistes prétendent qu’on a là enfin une théorie qui fournit une explication satisfaisante de l’évolution. À ce sujet, Jean Rostand, biologiste et évolutionniste connu dans le monde entier, a fait les remarques suivantes : “Pour eux, le problème de l’évolution est donc pleinement, intégralement et définitivement résolu ; avec les mutations et la sélection naturelle, nous disposons d’une explication parfaite37.”
Arrivés à ce stade, cependant, nous nous trouvons devant le dilemme inquiétant déjà mentionné, car le néo-darwinisme n’a pas résolu tous les problèmes. La controverse a repris de plus belle ! Cela ressort d’articles tels que le suivant, intitulé “Devrions-nous brûler Darwin ?”, publié dans Science Digest de janvier 1961, où nous pouvions lire :
“Probablement le fait le plus significatif dans le développement des pensées scientifiques en France au cours de l’année écoulée est celui-ci : l’explication orthodoxe de l’évolution a été sérieusement ébranlée. Souvent critiquée dans le passé, elle fait l’objet aujourd’hui d’attaques tellement vives que la voie semble s’ouvrir, tout au moins en France, à une théorie nouvelle de l’origine des espèces. (...)
“Voici quelques-unes des questions embarrassantes posées actuellement par les rebelles français : Si la girafe au cou long de plus de deux mètres est le produit de la sélection naturelle et qu’elle soit un exemple de la survivance du mieux adapté, que dire des moutons dont le cou ne mesure que quelques centimètres ? Dans le règne animal, la girafe et le mouton ne sont-ils pas des cousins, presque des frères (...) ? Est-il possible que deux cousins vivent côte à côte, chacun étant plus apte que l’autre, l’un parce que son cou est plus allongé, l’autre parce que son cou est plus court ?
“À propos de moutons, que dire de leurs cornes ? D’après l’école classique, elles se mirent à pousser fortuitement et, à mesure qu’elles s’avérèrent avantageuses dans la lutte pour la vie, la nature choisit les individus cornus et élimina ceux qui n’avaient pas de cornes. Mais est-ce vrai ? Il existe au moins autant de moutons sans cornes que de variétés cornues. Laquelle de ces races est la plus apte à survivre ? (...)
“Des 120 000 œufs fécondés de la grenouille verte, deux individus seulement survivent. Devons-nous en conclure que parmi les 120 000, la nature a choisi ces deux grenouilles parce qu’elles étaient les mieux adaptées ? Ou faut-il plutôt en déduire (...) que la sélection naturelle n’est autre que la mortalité aveugle qui ne choisit rien du tout38 ?”
Voici un autre exemple des attaques livrées contre la théorie du néo-darwinisme. Dans son livre L’évolution (1960), l’éminent biologiste Jean Rostand écrit :
“Est-il bien sûr qu’ainsi que le veulent les néo-darwiniens, le problème de l’évolution soit dès maintenant résolu (...) ?
“Pour ma part, je ne le pense pas, et je ne puis m’empêcher, avec un bon nombre d’autres, de persister à faire à la doctrine néo-darwinienne des objections d’ordre banal (...).
“Les mutations que nous connaissons, et qu’on veut rendre responsables de l’édification du monde vivant, sont, en général, des privations organiques, des déficiences (perte de pigment, perte d’un appendice), ou des redoublements d’organes préexistants. En tout cas, elles n’apportent jamais rien de vraiment neuf, d’original, au plan organique, rien dont on puisse penser qu’il sera l’assise d’un nouvel organe ou l’amorce d’une nouvelle fonction. (...)
“Non, décidément, je ne puis me résoudre à penser que ces ‘lapsus’ de l’hérédité ont pu, même avec le concours de la sélection naturelle, même à la faveur des immenses durées dont disposa l’évolution de la vie, bâtir tout le monde vivant, avec ses richesses et ses délicatesses structurales, ses ‘adaptations’ étonnantes. (...) Je ne puis me résoudre à penser que l’œil, l’oreille, le cerveau humains se soient formés de la sorte (...) ; je ne discerne rien qui m’habilite à concevoir les profonds remaniements, les fantastiques métamorphoses que nous sommes tenus d’imaginer dans l’histoire évolutive lorsque nous évoquons le passage des Invertébrés aux Vertébrés, des Poissons aux Batraciens, des Batraciens aux Reptiles, des Reptiles aux Mammifères39.”
Après avoir rejeté ou mis en doute toutes les principales théories évolutionnistes, Rostand pose cette question : “L’avenir nous fera-t-il la surprise d’une grande idée neuve touchant le mécanisme de l’évolution ?
“On ne saurait assurément exclure cette espérance, mais on a peine à se défendre d’un certain scepticisme (...).” Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter : “De cette conclusion un peu désabusée, il ne faudrait pas qu’on tirât prétexte pour mettre en doute le fait même de l’évolution40.”
Mais l’investigateur honnête ne pourra s’empêcher d’avoir des doutes. Après plusieurs siècles de théories, d’arguments et d’assertions contradictoires, l’homme non prévenu qui cherche à comprendre ne peut manquer de s’apercevoir que, bien loin d’être un fait, l’évolution n’est qu’une simple théorie, et que pour parvenir à la vérité il faut précisément la remettre en question.
EST-ELLE VRAIMENT SCIENTIFIQUE ?
Il est également nécessaire de tenir compte d’un autre aspect de l’affaire. Dans un article en faveur de l’évolution, la revue Saturday Evening Post du 3 décembre 1966 déclarait :
“Parmi ceux [les évolutionnistes] qui sont en tête des recherches, (...) de vives divergences d’opinion se produisent souvent quand il s’agit d’interpréter les témoignages. Les critiques sont parfois considérées, peut-être avec raison, comme une grave insulte personnelle.
“Il n’y a pas très longtemps, un professeur rédigea un article dans lequel il posait des questions, en des termes très anodins, sur l’authenticité d’une découverte d’un ancien collègue, et il n’en fallut pas plus pour mettre fin à une amitié vieille de 30 ans. Une autre fois, un anthropologiste éminent se leva pour prendre la parole à une réunion organisée en son honneur et commença par rappeler les premiers temps de sa carrière, époque où l’on avait refusé de reconnaître ses idées sur l’évolution humaine. Il réussit à prononcer quelques phrases de son allocution puis, ému par le souvenir de ces années de frustration, il baissa la tête et éclata en sanglots. Certains chercheurs sont sortis en colère de réunions, d’autres ont proféré des invectives, se sont disputés au sujet de priorités ou ont accusé leurs collègues d’avoir volé leurs idées.
“Un tel comportement (...) a été souvent remarqué chez les préhistoriens. Les raisons de cette maladie professionnelle sont obscures ; il se peut qu’elles aient un rapport avec la pénurie de preuves convaincantes. (...) Parfois, moins il y a de preuves, et moins les fouilleurs sont disposés à démordre de leurs opinions41.”
Tentant une explication de ce comportement étrange, voire enfantin, de la part des savants évolutionnistes, l’article ajoute : “Un anthropologiste qui a été mêlé à pas mal de disputes a déclaré : ‘Je n’arrive pas à me l’expliquer, mais il y a quelque chose qui se passe en vous lorsque vous explorez le passé. Il semble que dès qu’un homme trouve un os humain, il perd la raison.’”
Ce sont là autant de preuves évidentes qu’on n’a pas appliqué et que l’on continue à ne pas appliquer les méthodes vraiment scientifiques pour bâtir les théories de l’évolution. Les faits n’ont pas imposé les conclusions, mais des conclusions préconçues dans l’esprit des transformistes ont forcé les faits.
La méthode qui mérite d’être qualifiée de scientifique est celle qui consiste à analyser d’abord tous les faits disponibles, puis à en tirer les conclusions. L’investigateur non prévenu a la possibilité d’agir de la sorte, car il dispose de nombreuses données certaines de la science. Ces faits lui permettent de porter un jugement sur la base des seules preuves solides et d’en tirer des conclusions honnêtes, des déductions qui ne sont pas fondées sur l’égocentrisme, les arguties, la recherche de la gloire et de l’avancement, ou sur des notions préconçues. En se fondant sur ces faits avérés, quelle conclusion peut-on tirer au sujet de l’origine de la vie ?
[Illustration, page 14]
Les caractères acquis pendant la vie d’un individu, tels que des lèvres distendues artificiellement, ne sont pas transmis aux descendants.
[Illustration, page 18]
Certains savants français ont posé cette question : “Est-il possible que deux cousins vivent côte à côte, chacun étant plus apte que l’autre, l’un parce que son cou est plus allongé, l’autre parce que son cou est plus court ?”
[Illustrations, page 19]
Race shropshire
Race dorset
Si certaines races de moutons se sont pourvues de cornes par évolution pour s’aider à survivre, comment se fait-il qu’il y ait de nombreuses races d’ovins qui survivent très bien sans cornes ?