BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • w83 15/9 p. 27-30
  • J’ai pris plaisir à faire la volonté de Dieu

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • J’ai pris plaisir à faire la volonté de Dieu
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1983
  • Intertitres
  • Document similaire
  • Nous apprenons à faire la volonté de Jéhovah
  • Un nouveau but dans ma vie
  • Notre service durant les premières années de guerre
  • Une formation pour un service futur
  • Je poursuis mon activité dans de nouveaux territoires
  • Je continue joyeusement à accomplir la volonté de Dieu
  • J’ai trouvé le bonheur en donnant
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (français facile) 2016
  • J’ai trouvé le bonheur en donnant
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (étude) 2016
  • Les Témoins de Jéhovah dans le monde: Porto Rico
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1995
  • Annuaire des Témoins de Jéhovah 1986
    Annuaire 1986 des Témoins de Jéhovah
Plus…
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1983
w83 15/9 p. 27-30

J’ai pris plaisir à faire la volonté de Dieu

Raconté par Emil Van Daalen

LA TERRE tout entière s’est ressentie des contrecoups de la Première Guerre mondiale. Le krach financier de 1929 accula beaucoup de gens au suicide en raison de la perte de leurs économies. On connut ensuite une sécheresse générale, des tourbillons de poussière aveuglants, des invasions de sauterelles, de faibles récoltes, un effondrement sans précédent des prix du bétail et des céréales, et la montée en flèche du chômage. Pour couronner le tout, on vit pointer à l’horizon la menace d’une nouvelle guerre. Oui, comme l’annonçait la Bible, ‘les hommes défaillaient de peur et à cause de l’attente des choses venant sur la terre habitée’. — Luc 21:26.

À cette époque, notre famille — c’est-à-dire mes parents, leurs sept garçons et leur fille — habitait une ferme dans le Dakota du Sud. Père et mère avaient déjà fait l’expérience de la Première Guerre mondiale; ils avaient subi la perte de leur ferme et essayaient de refaire leur prospérité dans une autre. Étant donné qu’ils avaient de nombreux garçons, la sombre perspective d’une nouvelle guerre les affligeait profondément.

Nous apprenons à faire la volonté de Jéhovah

J’étais loin de me douter alors qu’une certaine déclaration du psalmiste biblique gouvernerait complètement la plus grande partie de ma vie. Il s’agit de ces paroles inspirées de David: “J’ai pris plaisir, ô mon Dieu, à faire ta volonté.” (Psaume 40:8). Tout commença en 1932.

Cette année-​là, Edward Larson, un voyageur de commerce, vint proposer ses épices, ses savons et autres articles du même genre. Mais il avait mieux encore: un message. Il nous expliqua que les Églises n’enseignaient pas la vérité, que Jésus Christ exerçait son autorité en tant que Roi céleste, que la bonne nouvelle du Royaume devait être prêchée, et qu’après la guerre de Dieu à Har-Maguédon les justes hériteraient de la vie éternelle. — Révélation 16:14, 16; 21:1-4.

Cela fit forte impression sur ma mère en particulier. Une famille du voisinage s’intéressa également à ce message. Très vite donc, trois familles, dont les Larson, “reçurent la parole avec le plus grand empressement, scrutant les Écritures”. — Actes 17:11.

À peu près à la même époque, Ralph Vittum, un pionnier (ou prédicateur à plein temps du Royaume) qui voyageait dans une vieille Ford Modèle T, se présenta à notre porte. Mes parents l’invitèrent à demeurer chez nous pendant tout le temps où il donnerait le témoignage aux gens de la région. Nous ne nous couchions pas avant minuit ou une heure du matin, tandis qu’il nous expliquait la vérité à propos du Royaume et dévoilait les enseignements des Églises sur l’enfer, la Trinité, l’immortalité de l’âme et autres fausses doctrines. Bien que ne bénéficiant pas d’une étude biblique à proprement parler, nous commencions à comprendre quel était le dessein du Créateur à l’égard de l’humanité et comment il nous était possible d’accomplir la volonté de Dieu. Quel soulagement, quelle joie nous en retirions tous, et plus particulièrement mes parents! Avec le temps, nous avons fait la connaissance de davantage de Témoins. C’est ainsi que nous nous sommes intégrés à la congrégation des serviteurs de Jéhovah.

Un nouveau but dans ma vie

Tout cela avait commencé alors que j’allais encore au lycée. Ma première participation au ministère date de 1934, et j’ai été baptisé deux années plus tard. Durant cette difficile période de sécheresse et de tourbillons de poussière, j’ai consacré deux semaines à donner le témoignage dans un territoire isolé. Nous préparions nous-​mêmes nos repas et dormions à même le sol ou dans la voiture, quel que fût l’endroit où nous nous trouvions à la fin de la journée. Mais nous étions heureux, sachant bien que nous accomplissions la volonté de Jéhovah.

Au cours de ce voyage particulier, nous avons rencontré une dame qui possédait la brochure Le Classement des Humains. En la lisant, elle avait compris que le message qu’elle renfermait était la vérité; elle commanda une bonne quantité de ces brochures à la Société Watch Tower et elle en fit la distribution autour d’elle à ses voisins et à ses amis. Elle devint un Témoin de Jéhovah très zélé.

Mon frère Arthur et moi avons débuté dans le service de pionnier en octobre 1938. Nous avons surtout prêché dans le territoire rural que constitue l’est du Dakota du Sud et dans la partie ouest du Minnesota. Un peu plus tard, un autre de nos frères charnels, Homer, et frère Carrol Tompkins vinrent se joindre à nous. Nous disposions alors d’une caravane et de deux voitures. Nous prêchions dans un territoire qui comprenait le Missouri, la Louisiane, et l’Iowa. Nous nous trouvions à Sioux City, en 1941, lorsque nous avons reçu notre attribution de territoire comme pionniers spéciaux à Watertown, dans le Dakota du Sud.

Notre service durant les premières années de guerre

La Seconde Guerre mondiale s’intensifiait, et les jeunes hommes avaient été appelés pour faire leur service militaire. Mais, en raison de notre statut de ministres religieux, prédicateurs à plein temps du Royaume, aucun d’entre nous n’avait dû partir. Les fermiers des alentours de Watertown étaient outrés de voir quatre jeunes gens en âge de partir à l’armée ‘gaspiller leur temps à aller de maison en maison avec des publications bibliques’ pendant que leurs fils participaient à la guerre. Un samedi soir, nous étions dans la rue en train de proposer nos périodiques, quand des agents surgirent et nous conduisirent au poste de police. Ils nous signifièrent que nous devions quitter la ville dans les deux semaines, faute de quoi nous serions arrêtés. Naturellement, nous considérions que c’était Jéhovah qui nous avait envoyés dans cette ville, aussi partagions-​nous le sentiment des apôtres auxquels on avait donné l’ordre de cesser de prêcher, à savoir: “On doit obéir à Dieu, comme à un chef, plutôt qu’aux hommes.” — Actes 5:29.

Quinze jours plus tard, nous nous apprêtions à sortir de chez nous pour participer au ministère du champ quand la police arriva, nous arrêta et nous mit en prison. Cette nuit-​là, le procureur de la ville — le principal instigateur de ce qui nous arrivait — nous questionna un par un, et l’interrogatoire se poursuivit jusqu’aux premières heures du matin. Nous sommes restés quatre jours en prison. On porta de nombreuses accusations contre nous, mais celle qui fut retenue et nous valut de comparaître finalement devant la Cour suprême de l’État soutenait que nous aurions dû prélever une taxe de un cent par 25 cents de périodiques vendus, et payer cet impôt au gouvernement. La Cour suprême statua que vu la nature de notre activité une telle taxe aurait été illégale. Jéhovah nous a donc bénis en nous accordant la victoire, et il y a aujourd’hui dans la ville de Watertown une congrégation florissante de Témoins de Jéhovah.

Une formation pour un service futur

Nous étions maintenant en 1942. La guerre faisait rage, mais il paraissait clair qu’un grand travail restait encore à accomplir conformément aux paroles suivantes de Jésus: “Allez donc et faites des disciples des gens de toutes les nations, les baptisant (...), [les] enseignant.” — Matthieu 28:19, 20.

Mes deux frères et moi avons été invités à poser nos candidatures pour faire partie de la première classe de l’école biblique de la Société Watchtower, l’École de Galaad. Imaginez quelles furent notre surprise et notre joie! Qui étions-​nous pour recevoir une telle bénédiction, un si grand privilège? On nous informa que nous risquions de ne pas pouvoir retourner chez nous avant Har-Maguédon. Nous devions prendre une décision. Mais il n’y avait pour nous qu’une seule réponse: Nous trouvions notre plaisir à faire la volonté de Jéhovah (Psaume 40:8). De plus, notre coupe finit par être bien remplie et débordante quand nous avons appris que notre frère charnel, Leo, et sa femme Eunice seraient dans la même classe que nous. Nous allions donc être six membres de la même famille dans cette première classe.

Après avoir passé des mois de cours merveilleux, j’ai eu le privilège de recevoir une formation spéciale au Béthel de Brooklyn, en compagnie de deux de mes frères. Plus tard, nous avons été envoyés dans le service de la circonscription. J’ai été très heureux de pouvoir visiter la plupart des congrégations des États de l’Iowa et du Nebraska. Finalement, j’ai reçu mon attribution de territoire en tant que missionnaire. Il s’agissait de Porto Rico, où devaient m’accompagner mon frère Leo, sa femme Eunice et mon cousin Donald. Quelle bénédiction! La bonté de cœur de Jéhovah nous apparaissait d’une manière tout à fait évidente.

Je poursuis mon activité dans de nouveaux territoires

Nous sommes arrivés à Porto Rico le 13 mars 1944. Les choses sérieuses commençaient alors. Nous nous sentions petits et bien seuls au milieu de quelque 2 000 000 de Portoricains. Nous étions si peu capables de comprendre et de parler l’espagnol! Tiendrions-​nous bon? Notre foi avait-​elle des fondements suffisamment solides? Étions-​nous pleinement convaincus que c’était la volonté de Jéhovah que nous soyons là? Le temps allait le dire.

Le jour qui suivit notre arrivée, nous nous sommes risqués à donner le témoignage à nos voisins dans un espagnol hésitant. Nous nous sommes bien vite débarrassés de notre timidité devant des gens qui nous témoignaient une grande gentillesse et beaucoup de patience. Nous avons fait la connaissance des deux sœurs pionniers qui nous avaient précédés dans ce territoire et des quelques frères et sœurs spirituels de Santurce et Arecibo. Ils étaient remplis de joie à l’idée que nous venions les aider. Nous placions une quantité phénoménale de publications. Nous rencontrions un tel intérêt qu’il était impossible d’étudier avec tous ceux qui désiraient apprendre la vérité. Peu après notre arrivée, je demandais dans une lettre à la Société Watch Tower d’envoyer davantage de missionnaires, et mes frères charnels Arthur et Homer n’ont pas tardé à venir nous rejoindre. Par la suite, beaucoup d’autres missionnaires ont été envoyés dans cette région.

On m’a demandé d’aller dans différentes villes, ce qui m’a donné l’occasion d’aider bien des personnes à connaître la vérité et à se vouer à Jéhovah. Un fait de prédication dont je me souviens très bien concerne Susana Mangual, qui était alors âgée d’une soixantaine d’années. Elle habitait une maison construite à environ 2,50 mètres au-dessus du sol. Par un escalier, on accédait à la véranda. Fumant énormément, Susana était déjà sujette à une mauvaise toux, et elle n’était plus descendue de sa véranda depuis bien longtemps. Lorsque je me suis présenté à sa porte, elle s’est très vite intéressée au message et nous avons bientôt commencé une étude biblique. Elle a rapidement progressé dans la vérité. Alors qu’elle se rendait à une assemblée chrétienne de l’autre côté de l’île, elle a pris la décision d’arrêter de fumer et de se faire baptiser. Après son retour, Susana a cessé de s’enfermer chez elle et s’est mise à participer au service du champ avec les frères. Quelque temps plus tard, elle a entrepris le service de pionnier permanent.

L’œuvre continua de s’étendre à Porto Rico, et la nécessité d’un surveillant de circonscription à plein temps se fit alors sentir. La volonté de Jéhovah était, semble-​t-​il, que j’assume ce privilège, et je visitais bientôt les congrégations, les maisons de missionnaires et les groupes isolés à travers Porto Rico et les îles Vierges. Mais, en raison de la progression de l’œuvre, un autre changement devait avoir lieu.

En novembre 1951, j’ai reçu une lettre de la Société m’invitant à devenir surveillant de sa filiale à Cuba. Comment pourrais-​je diriger l’œuvre dans une filiale qui s’occupait de près de 10 000 proclamateurs du Royaume? Bien que ne me sentant pas du tout capable d’assumer cette responsabilité, je me rendais compte que c’était la volonté de Jéhovah et j’étais donc disposé à essayer.

Non seulement j’ai bénéficié de l’aide de Jéhovah, mais les quatre frères du bureau ont travaillé patiemment à mes côtés. J’ai passé là deux années merveilleuses et fait la connaissance de centaines de frères et sœurs spirituels. Beaucoup d’entre eux me sont devenus chers, et mes pensées vont souvent vers eux.

Pourtant, un autre changement devait encore se produire. Pour des raisons bibliques, j’ai demandé à retourner à Porto Rico, et la Société a accédé à ma requête. À mon retour, elle m’a chargé de m’occuper de l’œuvre dans ce pays, ce qui allait me valoir de longues heures de travail. Mais là encore, puisque telle était la volonté de Jéhovah, j’avais des raisons suffisantes pour accepter. J’appréciais beaucoup de me retrouver à nouveau avec les missionnaires et les frères et sœurs portoricains. Avant longtemps, une des sœurs missionnaires et moi avons décidé que nous pouvions servir Jéhovah en tant que mari et femme. Ainsi donc, en mars 1959, Bettyjane Rapp devint Bettyjane Van Daalen. Nous connaissons depuis une vie de couple heureuse.

L’œuvre de prédication et d’enseignement progressait et il était manifeste que Jéhovah la bénissait. Cependant, un autre changement s’amorçait.

Je continue joyeusement à accomplir la volonté de Dieu

Au début de l’année 1963, j’ai été invité à suivre un cours de l’École de Galaad, cours de 10 mois destiné aux surveillants de filiale et à tous leurs adjoints. Ronald Parkin, qui avait fait partie de la classe précédente, s’occuperait de la filiale en mon absence. Au terme de ce cours, Jéhovah avait une autre responsabilité pour moi, celle de diriger l’œuvre de prédication de la bonne nouvelle aux îles Bahamas.

Servir aux Bahamas s’est révélé être une expérience extraordinaire. Ma femme et moi avons trouvé là des gens amicaux, religieux et tolérants. Ils sont disposés à consacrer du temps à parler de la Bible. Des faits de prédication relatifs au livre Recueil d’histoires bibliques en apportent la preuve.

Quand les Témoins de Jéhovah ont proposé ce manuel dans leur activité de maison en maison, une sœur de 76 ans, qui était pionnier auxiliaire, en a placé plus de 100 exemplaires. Une autre sœur, qui se trouve isolée sur une île un peu à l’écart, avait reçu 60 livres et les a placés avant même la fin du mois. Oui, les habitants des Bahamas tiennent la Bible en haute estime.

Au cours des 18 années que ma femme et moi avons passées aux Bahamas, l’œuvre de prédication de la bonne nouvelle a beaucoup progressé grâce à la bénédiction de notre Père céleste. On connaît bien les Témoins de Jéhovah dans ces îles, et nombre de frères et sœurs zélés se dépensent à la recherche des personnes au cœur de brebis, pendant que c’est encore chose possible.

Aujourd’hui, tandis que nous servons en Floride dans le ministère à plein temps, nous pouvons nous remémorer les nombreuses années heureuses que nous avons consacrées à louer Jéhovah dans les îles des Caraïbes. Nous avons constaté qu’on reçoit toujours de grandes bénédictions lorsqu’on accepte la direction de l’esprit de Dieu. En vérité, on goûte au plus grand des bonheurs — à une joie profonde — quand on fait la volonté de Jéhovah.

[Carte, page 29]

(Voir la publication)

Floride

OCÉAN ATLANTIQUE

Archipel des Bahamas

Porto Rico

Îles Vierges

MER DES CARAÏBES

Cuba

[Photo d’Emil et Bettyjane Van Daalen, page 27]

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager